Les « dénominations » – Qu’y a-t-il de mal en cela ?

Dans le monde de nos jours il existe une multitude de confessions religieuses qui se réclament de Jésus-Christ. Elles se distinguent les unes des autres sur plusieurs plans : elles ont des organisations distinctes, elles ont parfois différentes façons d’adorer Dieu, il y a des différences au niveau doctrinal, et elles se distinguent généralement les unes des autres par des noms. C’est ainsi que nous appelons parfois ces confessions des « dénominations ». Le mot évoque un groupe qui se distingue des autres par un nom.

Plus inquiétant que le fait de se distinguer les unes des autres, ces dénominations, par leurs messages concernant le salut ou les conditions du salut, par leur formes de gouvernement, par leur culte, ou par des doctrines non-bibliques, se distinguent de l’Église dont nous lisons dans la Bible, celle que Jésus a promis de bâtir (Matt. 16.18). (Notons qu’il est bien possible qu’un groupe religieux porte un nom biblique, comme Église de Christ ou Église de Dieu, mais qu’il soit quand même une dénomination à cause d’autres éloignements de la doctrine du Nouveau Testament. Malgré le nom qu’elle se donne, elle ne serait pas l’Église du Seigneur.)

Parler de « l’Église du Christ et des autres dénominations » révèle une fausse conception. Si une assemblée se conforme strictement au modèle de l’Église dans la Bible, elle n’est pas une dénomination, mais une assemblée locale de l’Église que Jésus a bâtie. Elle n’est ni catholique ni protestante, ni évangélique, mais tout simplement chrétienne.

Alors, quelle doit être notre attitude à l’égard des dénominations ? Supposons que je cherche à être un chrétien sans étiquette, un simple chrétien comme l’étaient les apôtres et tous les membres de l’Église au premier siècle ? J’ai obéi à l’évangile tel qu’il est présenté dans la Bible, et je sais que le Christ m’a ajouté à son Église. Est-il maintenant question de choisir une dénomination ? Puis-je participer au culte de n’importe quelle confession religieuse ou même devenir membre d’une Église quelconque, surtout si elle insiste beaucoup sur la Bible ? Les gens choisissent des Églises pour beaucoup de raisons : la proximité (ou la beauté) du lieu de culte, la présence des amis ou des parents, les programmes intéressants pour les enfants, le goût personnel, etc. Après tout, dit-on, nous adorons tous le même Dieu. Mais est-ce que tous les cultes sont égaux aux yeux de Dieu, qui ne s’intéresserait qu’au cœur des adorateurs ? Est-ce que pour Dieu le choix d’une confession religieuse n’a pas d’importance, pourvu qu’on y soit fidèle, actif et sincère ?

En fait, l’existence d’une multitude de confessions qui se disent toutes « chrétiennes » présente des dangers réels. Si l’on ne fait pas attention, on risque d’adorer Dieu inutilement, se laisser égarer loin de la vérité et se rendre coupable de cautionner des faux docteurs.

Le problème de l’adoration non-biblique

Qu’on le veuille ou pas, la Bible enseigne clairement que ce ne sont pas tous les cultes qui sont acceptables à Dieu. Nous devons montrer « notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable » (Héb. 12.28). C’est Dieu, et non pas les hommes, qui doit apprécier le culte. Déjà dans le livre de Genèse, nous voyons par l’histoire de Caïn et Abel que ces deux frères ont offert un culte à Dieu, mais l’Éternel « ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande » (Gen. 4.5). Les paroles de Christ confirment que Dieu ne veut pas de certains cultes qu’on pourrait lui vouer : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4.23,24). Adorer Dieu en esprit, c’est l’adorer en sincérité, du cœur, dans l’homme intérieur ; adorer Dieu en vérité, c’est l’adorer conformément à sa parole, car sa parole est la vérité (Jean 17.17). Adorer Dieu en suivant les commandements des hommes, c’est l’adorer en vain (Matt. 15.9) ; c’est donc une perte de temps.

La plupart des dénominations s’éloignent de l’enseignement du Nouveau Testament, d’une manière ou d’une autre, en ce qui concerne l’adoration en assemblée. Certaines négligent de célébrer le repas du Seigneur (la fraction du pain), alors que les premiers chrétiens l’observaient chaque dimanche (Actes 2.42 ; 20.7 ; 1 Cor. 11.23-26 ; etc.) ; d’autres déforment ce repas sacré en utilisant du pain contenant du levain (Luc 22.1, 14-20 ; 1 Cor. 5.6-8), ou bien en refusant la coupe aux « simples fidèles » (Matt. 26.27). Certaines dénominations font la prière dans le désordre, en invitant toute l’assistance à parler à haute voix en même temps, contrairement aux instructions apostoliques (1 Cor. 14.16,17,26-33,40) ; d’autres adressent des prières et des chants à Marie, aux anges ou aux « saints » plutôt qu’à Dieu seul (Actes 10.25,26 ; Col. 3.17 ; Apoc. 19.10 ; 22.8,9). La plupart des dénominations se permettent d’ajouter au culte chrétien des éléments du culte de l’ancienne alliance. Bien qu’elles n’optent pas pour les sacrifices d’animaux et l’encens, elles incorporent à leur adoration l’emploi des instruments de musique, le battement des mains, ou même la danse. Malgré l’interdiction formelle de donner la parole aux femmes quand toute l’Église est réunie pour le culte (1 Cor. 14.33-37 ; 1 Tim. 2.11-15), on trouve des femmes qui conduisent les assemblées en prière ou dans la lecture biblique, ou qui montent à la chaire pour prêcher.

Certaines personnes ont du mal à reconnaître qu’il est possible de pécher par le fait d’offrir à Dieu un culte qui n’est pas conforme à ses commandements. Elles ont besoin de réfléchir à l’exemple de Nadab et Abihu en Lévitique 10.1-3. Dieu les a punis de mort pour n’avoir pas suivi sa parole en ce qui concerne un acte d’adoration. « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! » (1 Cor. 10.11,12).

Nous ne pouvons pas, en principe, adorer Dieu en bonne conscience quand nous sommes conscients de faire ce qu’il n’a pas autorisé, ce qu’il a peut-être même défendu. Nous savons que l’obéissance à Dieu signifie que l’on n’ajoute pas à ce qu’il autorise et qu’on ne néglige pas ce qu’il ordonne. « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien ; mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris » (Deut. 4.2). Nous pouvons avec un esprit tranquille suivre ce que la Bible enseigne. Si, par contre, nous dévions de ce chemin sûr, nous n’avons aucune assurance de la faveur de Dieu. Les Écritures sont la seule source légitime de notre foi (Rom. 10.17). « Tout acte qui n’est pas fondé sur la foi est péché » (Rom. 14.23, FC). Des actes d’adoration qui ne sont pas autorisés par la Bible ne peuvent pas être « fondés sur la foi » ; ils sont plutôt fondés sur des désirs personnels ou des raisonnements humains.

Ce qu’on fait au départ malgré soi, on finit le plus souvent par l’accepter même sans soutien biblique. J’ai une fois entendu un chrétien qui encourageait ses frères à accepter les instruments de musique dans le culte. Il leur a dit : « Moi aussi, j’étais gêné au départ quand je me suis mis à participer à des cultes avec des instruments. Mais après, je m’y suis habitué, et ça ne me gêne plus. » Un tel argument devrait nous faire peur au lieu de nous convaincre. Cet homme n’avait pas été persuadé par un argument biblique. Il avait plutôt violé sa conscience tant de fois qu’elle ne l’accusait plus sur ce point. Il ressemblait, sûrement sans le savoir, aux faux docteurs « dont la conscience est morte, comme si on l’avait brûlée au fer rouge » (1 Timothée 4.2, FC).

L’influence des faux enseignements

S’il existe de nombreuses divisions parmi ceux qui croient en Jésus, cela est dû en grande partie aux faux enseignements. Non seulement ceux-ci créent la division, ils mettent en péril les âmes des personnes qui acceptent ces erreurs. En effet, si nous voulons être sauvés, nous devons rester dans la bonne doctrine. (Doctrine signifie enseignement.) « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ, n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils » (2 Jean 9). « Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent » (1 Tim. 4.16).

Il y a une tendance à minimiser la gravité des erreurs doctrinales. Certes, nous devons aborder ceux qui sont dans l’erreur doctrinale avec amour et humilité, comme nous le ferions quand nous cherchons à aider des personnes qui se trouvent dans toute autre sorte de péché. « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté » (Gal. 6.1). Mais l’amour et la tolérance ne doivent pas nous amener à traiter à la légère le problème des faux enseignements. Parfois nous nous permettons de déclarer que telle ou telle erreur ne peut pas mettre en danger le salut de quelqu’un. Si nous traitons d’un sujet sur lequel Dieu lui-même a parlé dans sa parole, nous devons faire très attention de ne pas le déclarer de faible importance. Ne soyons pas prétentieux. Même si Jésus a dit qu’il y a des choses « plus importantes » comme « la justice, la miséricorde et la fidélité », il dit bien qu’il ne faut pas « négliger les autres choses » (Matt. 23.23). Il dit au diable que l’homme « vivra de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matt. 4.4), et Paul précise que « toute Écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Tim. 3.16,17).

Considérez quelques erreurs que les apôtres ont eu à condamner ou à combattre au premier siècle :

– Certains croyants enseignaient des erreurs concernant la résurrection d’entre les morts (1 Cor. 15.12 ; 2 Tim. 2.18).

– D’autres faisaient de la grâce une justification pour le péché (Jude 3,4 ; 2 Pierre 2.1,2,18,19).

– D’autres disaient de s’abstenir du mariage ou imposaient des lois sur le régime alimentaire du chrétien (1 Tim. 4.1-5).

– D’autres enseignaient que les chrétiens vivent encore sous la loi de Moïse (Col. 2.8-10,16-18 ; Gal. 1:6-8 ; 5.1-4).

– D’autres encourageaient les chrétiens à se permettre de manger des viandes sacrifiées aux idoles (Apoc. 2.14-16).

– D’autres encore répandaient des erreurs concernant le retour de Jésus-Christ (2 Thess. 2:1,2 ; 2 Pierre 3.10,17).

– D’autres niaient que Jésus était venu en chair (2 Jn. 7).

– D’autres déformaient le repas du Seigneur (1 Cor. 11.17-34).

Cette liste n’est pas exhaustive, et les hommes y ont ajouté beaucoup d’autres fausses doctrines depuis le temps des apôtres. Ce qu’il faut remarquer à l’égard de toutes ces erreurs, c’est que la Bible dit qu’elles sont bien capables de faire perdre ceux qui y croient. Les apôtres n’hésitaient pas à qualifier de « faux docteurs » ceux qui les répandaient. La fausse doctrine n’est pas un problème à minimiser. Les anciens de l’Église ont un devoir de réfuter les faux docteurs et les empêcher ainsi d’égarer les brebis (Tite 1.9-11 ; Actes 20.28-31). Jésus a condamné les Églises de Pergame et de Thyatire pour avoir permis à de faux enseignants d’enseigner et de séduire ses serviteurs (Apoc. 2.14-16,20).

Des gens enseignent de fausses doctrines pour différentes raisons : certains sont motivés par des intérêts matériels, par l’amour de l’argent (2 Pierre 2.3) ; d’autres sont simplement ignorants de la vérité ou ils ont eux-mêmes été égarés (Gal. 3.1 ; 5.7-9 ; 2 Tim. 2.25,26). Il n’est pas forcément utile ou nécessaire de dénoncer publiquement quelqu’un comme faux docteur. Parfois il y a lieu de faire comme Aquilas et Priscille ont discrètement fait à l’égard d’Apollos : ils « le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu » (Actes 18.26).

Mais qu’une personne enseigne la fausse doctrine sciemment ou pas, de bonne ou de mauvaise foi, nous voulons insister plus sur le besoin de tout chrétien de se protéger de son influence. « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde… Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense » (2 Jean 7,8). « Quant à vous, mes chers amis, vous êtes maintenant avertis. Prenez donc garde, ne vous laissez pas égarer par les erreurs de gens sans scrupules et n’allez pas perdre la position solide qui est la vôtre » (2 Pierre 3.17, FC). Si l’on s’expose régulièrement à de faux enseignements en fréquentant une dénomination, on peut facilement finir par accepter ce qu’il ne faut pas. Après tout, « la foi vient de ce qu’on entend » (Rom. 10.17), y compris la foi aux faussetés. À force d’écouter ce qui est contraire à l’enseignement du Nouveau Testament, à force de ne pas entendre certaines vérités, il arrive aux gens de croire à ce qu’ils reconnaissaient comme étant faux et d’oublier des vérités qu’ils avaient comprises.

Le péché de soutenir l’erreur

Non seulement le fait de fréquenter une dénomination ou de s’y associer de certaines manières expose le chrétien fidèle au danger d’être induit en erreur, mais il peut se rendre coupable de contribuer à l’égarement d’autres personnes. L’apôtre Jean a écrit des paroles très fortes à ce sujet : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 9-11). L’apôtre Paul, pour sa part, souligne le même principe : « Ne participe pas au péché d’autrui » (1 Tim 5.22) « Heureux celui qui ne se condamne pas dans ce qu’il approuve » (Rom. 14.22). Si je reconnais qu’une doctrine est fausse et dangereuse, qu’une organisation n’est pas autorisée dans les Écritures, qu’une pratique dans l’adoration n’est pas biblique, ne suis-je pas capable de reconnaître aussi que ma présence régulière, mes dons financiers ou mon silence à l’égard de l’erreur pourraient constituer une « participation », une « approbation » ou un encouragement ?

Notre Seigneur nous enseigne l’amour pour nos ennemis : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Matt. 5.44). À plus forte raison aurons-nous de l’amour pour ceux qui partagent avec nous la foi en Dieu et en Jésus-Christ comme son Fils unique, l’amour pour la Bible, la moralité chrétienne, et qui font de bonnes œuvres qui glorifient le Seigneur. Cela est particulièrement vrai en des milieux où la majorité montre du mépris pour Jésus et sa parole. En même temps, nous devons reconnaître la triste réalité que la fausse doctrine et les innovations humaines qui éloignent les hommes de l’enseignement du Nouveau Testament constituent une barrière à la communion fraternelle dont nous voudrions jouir avec tous ceux qui invoquent le nom de Jésus. Quand les autres ne suivent pas l’enseignement que Jésus Christ et ses apôtres inspirés nous ont laissé, nous ne pouvons pas faire comme s’il n’y avait pas de problème. L’apôtre Paul dit : « Je vous le demande, frères, prenez garde à ceux qui suscitent des divisions et égarent les croyants en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux, car les gens de cette espèce ne servent pas le Christ notre Seigneur » (Rom. 16.17,18 FC). Même si certains d’entre eux se persuadent qu’il servent Christ, ils ne font pas la volonté du Père (Matt. 7.21-23). Nous les aimons, mais nous devons éviter de les encourager dans le mal, nous méfier de l’influence de leurs enseignements et nous garder d’adorer Dieu en vain en suivant des commandements d’hommes (Matt. 15.9).

B.B.

Ne jugez point?

L’un de ces passages bibliques qui sont les mieux connus et le moins compris (ou peut-être le plus souvent tordus) se trouve en Matthieu 7.1, où Jésus dit: « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matt. 7.1). Yann Opsitch, dans le petit livre Paroles du Christ sur la Montagne (Éditions CEB), dit qu’en lisant ce verset tout seul on risque de «conclure que nous pourrions, simplement, éviter le jugement divin en ne jugeant point nous-mêmes. Notre salut dépendrait de notre capacité de ne pas juger! … Mais il ne faut pas faire un dogme de ce qui est, en fait, une parole de sage.» Le frère Opsitch suggère que le sens de ces paroles de Jésus est: «La miséricorde dont Dieu fait preuve envers ses enfants doit, en retour, se manifester en eux. Pourquoi seraient-ils jugés avec miséricorde si eux-mêmes n’ont pas été miséricordieux?»

La Bible enseigne clairement qu’il y a des sortes de jugements qui ne sont pas interdites, et des situations ou nous avons même un devoir de «juger». Par exemple, dans le même chapitre où Jésus dit de ne pas juger pour ne pas être jugé, il dit: «Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont les loups ravisseurs…. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez» (Matt. 7.15,20). Une idée similaire est enseignée par l’apôtre Jean: «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» (1 Jean 4.1). Il faut exercer une sorte de jugement, n’est-ce pas, afin d’identifier les faux prophètes et ne pas se laisser tromper (Col. 2.4,8,18-23).

Il ne faut pas prendre la parole de Jésus en Matthieu 7.1 pour une interdiction à quiconque d’exercer le rôle de magistrat. Les magistrats doivent certainement faire leur travail avec intégrité, sans se laisser corrompre par l’argent ou influencer par le racisme ou le favoritisme. Mais ils ne sont pas condamnés par Dieu pour avoir « jugé » ceux qui sont au banc des accusés. Si le magistrat condamne, conformément à la loi du pays, les coupables parmi les accusés, il n’a pas péché. « Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal » (Rom. 12.4)

Une autre sorte de jugement qui est nécessaire concerne la correction spirituelle qu’exerce l’Église quand un membre qui vit dans le péché n’accepte pas de se repentir. L’apôtre Paul écrit à l’assemblée de Corinthe «de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous» (1 Cor. 5.11-13). L’Église est appelée parfois à «juger» un chrétien qui ne cherche pas à vivre selon les commandements de Dieu parce qu’elle veut éviter que d’autres membres se mettent à pratiquer les mêmes choses, parce qu’elle cherche à préserver la réputation de l’Église (qui porte le nom de son Sauveur), et parce qu’elle espère amener le fautif à la repentance. (Pour plus d’explications, voir Chemin de Vérité, Vol 7, No 5, «La correction spirituelle».)

Alors, qu-est-ce que Jésus voulait dire par «Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés»? Les versets suivants montrent qu’il visait ceux qui jugent sans miséricorde, sans humilité, et sans vouloir le bien de celui qui est tombé dans le péché. L’apôtre Paul dit en Galates 6.1: «Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.» Celui qui « juge » avec une telle attitude n’est pas en danger de violer l’enseignement de Jésus en Matthieu 7. 

B.B

L’apostasie

L’APOSTASIE

Parmi les premières épîtres du Nouveau Testament à être écrites sont les deux épîtres de Paul aux Thessaloniciens. Un problème dans l’Eglise de la ville de Thessalonique dont il est question dans ces épîtres est que de fausses doctrines se répandaient au sujet du retour de Jésus-Christ. Dans la première épître Paul rassure les disciples que leurs frères chrétiens qui étaient déjà décédés seraient ressuscités à la venue de Jésus et enlevés avec les sauvés pour être à jamais avec le Seigneur au ciel (I Thessaloniciens 4.13- 18). Dans sa deuxième lettre Paul dément la fausse idée que le jour du Seigneur était déjà venu sans que beaucoup d’hommes le sachent. En II Thessaloniciens 2, un chapitre qui contient quelque points difficiles à interpréter avec certitude, Paul dit à ces chrétiens du milieu du premier siècle que ce jour n’arriverait pas avant que ne se produise un événement appelé “l’apostasie” (I Thess. 2.1-3). 
Qu’est-ce que l’apostasie?

Très simplement, le mot “apostasie” signifie l’abandon d’une religion. Bibliquement, il s’agit, bien sûr, de se détourner de la vraie religion, celle qui est révélée dans les Ecritures. Un individu peut “apostasier” en faisant retour à une vie mondaine et pécheresse. Un individu, ou même une Eglise, peut apostasier également en se détournant de la vraie doctrine pour enseigner des faussetés et suivre des pratiques qui sont contraires à l’enseignement de la Bible. Il semble que l’apostasie dont Paul parle aux Thessaloniciens devait être à grande échelle. 
L’apostasie prédite

Plusieurs autres passages parlent d’une apostasie, sans employer le mot. En Actes 20.29,30 Paul avertit ainsi les anciens de l’Eglise d’Ephèse: “Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.” L’apôtre Pierre, également, prédit l’activité de faux docteurs parmi les chrétiens et la création de sectes pernicieuses (dangereuses ou nuisibles): “Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses” (II Pierre 2.1-3).
En I Timothéee 4.1-3 nous avons encore cette prophétie: “Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’il soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité.”
Les derniers temps?
L’expression “dans les derniers temps” qui paraît en I Timothée 4 et d’autres passages mène beaucoup de personnes à conclure que l’Esprit parle de quelque chose qui ne devait pas concerner le christianisme pendant la plupart de son histoire, mais seulement pour les dernières quelques années avant la fin du monde. En voyant la multiplicité de dénominations modernes elles s’exclament: “Jésus va sûrement revenir très bientôt, puisque la Bible a dit qu’il y aurait beaucoup d’Eglises à la fin du monde.”
Je ne soutiens pas ici que Jésus NE revient PAS bientôt – Dieu seul sait combien de temps reste jusqu’à la fin de toutes choses. Mais l’avertissement contre l’apostasie et les sectes ne concerne pas uniquement la période juste avant l’avènement du Seigneur pour le jugement. On ne peut pas supposer que toute Eglise sur la scène religieuse depuis un certain nombre d’années est admissible, et que c’est uniquement de celles qui sont créées de nos jours qu’il faut se méfier.
En effet, l’expression “les derniers jours” (ou “les derniers temps”) est employée dans la Bible pour parler de toute l’ère chrétienne. Par exemple, le jour de la Pentecôte l’apôtre Pierre voulait expliquer le phénomène du parler en langues comme une manifestation du Saint-Esprit qui avait été promis. Il cite une prophétie du livre de Joël qui dit: “Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront…” Et en parlant de ce que les hommes voyaient ce jour de la Pentecôte, Pierre dit: “C’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël.” (Actes 2.16,17). Selon ce passage, Pierre et ses auditeurs se trouvaient déjà, il y a 2.000 ans, aux derniers jours!
Hébreux 1.1,2 dit: “Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières,parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils…” La version Segond Révisée (dite Colombe) le rend encore plus clair: “Dans ces temps qui sont les derniers”. D’autres passages qui identifient le premier siècle comme faisant déjà partie des derniers jours ou derniers temps sont: Jacques 5.3; I Pierre 1.20; I Jean 2.18; Jude 17-19. Depuis le premier jour de la Pentecôte après la mort du Christ, donc, jour où l’Evangile fut prêché pour la première fois, nous sommes aux derniers temps, la dernière ère qui existera avant la fin du monde. Les avertissements au sujet d’une apostasie dans les derniers temps ne se référaient donc pas spécialement au vingtième ou vingt-et-unième siècle. 
L’apostasie combattue au temp des
 apôtres
C’est ainsi que nous voyons déjà au premier siècle une lutte menée par les apôtres et d’autres hommes fidèles contre la tendance de se détourner de la vérité ou de déformer l’Eglise. Paul écrivit aux chrétiens galates pour les ramener dans la voie dont ils s’égaraient déjà: “Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Dieu pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qu’il veulent renverser l’Evangile de Christ.”(Galates 1.6,7). Aux Corinthiens il dit: “Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il y a point de résurrection des morts? S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.” (I Corinthiens 15.12-14). A Timothée Paul écrivit ceci: “Je te rappelle l’exhortation que je te fis, à mon départ pour la Macédoine, lorsque je t’engageai à rester à Ephèse, afin derecommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines.” (I Timothée 1.3). En fait, le Nouveau Testament est rempli de traces d’une lutte contre l’apostasie en forme de diverses fausses doctrines, lutte qui avait déjà commencé. 
La nature progressive de l’apostasie

L’abandon de la vérité se produit rarement d’un seul coup. Le plus souvent l’éloignement de la vérité biblique se fait petit à petit, parfois si graduellement que l’on ne s’en aperçoit pas.
Prenons deux exemples d’éloignement de la simplicité et la pureté de l’Eglise et de son enseignement tels qu’ils sont présentés dans la Bible.
L’organisation de l’Eglise.
Dans le Nouveau Testament nous trouvons que chaque assemblée locale était dirigée par son propre groupe d’anciens ou évêques, établis selon des critères enseignés par les apôtres. (I Timothée 3.1-7; Tite 1.5-9; Actes 14.23; 20.17,28; I Pierre 5.1-4; Philippiens 1.1). Aucune distinction n’était faite entre l’autorité d’un ancien et d’un autre. Les mots “ancien” et “évêque” étaient employés interchangeablement.
Selon l’histoire, une évolution en ce qui concerne l’organisation de l’Eglise a commencé graduellement au deuxième siècle. Au lieu d’avoir des anciens qui étaient tous égaux, des Eglises élevaient un de leurs anciens au-dessus des autres et lui réservaient le titre d’évêque. Par la suite l’autorité de ces “évêques” qui se trouvaient dans les grandes villes s’étendirent petit à petit sur les assemblées dans les petites villes et les villages aux alentours. Vers la fin du quatrième siècle on distinguait les évêques de cinq villes importantes (Jérusalem, Antioche, Alexandrie, Constantinople, et Rome) comme “Patriarches” établis sur les différentes régions du monde. Mais il a fallu encore plus de deux cents ans jusqu’à ce que l’évêque de Rome parvienne, au début du septième siècle, à se faire reconnaître dans une grande partie du monde comme “évêque universel”, ou “Pape”, chef sur toute l’Eglise. Les hommes ont ainsi abandonné l’autonomie des Eglises locales sous la conduite de leurs propres anciens pour créer une hiérarchie mondiale d’origine humaine. L’égarement ne s’est pas arrêté là, pourtant. Les honneurs et les droits attribués au Pape se sont accumulés au cours du temps jusqu’à ce qu’en 1870 la doctrine de l’infaillibilité fut adoptée comme dogme, c’est à dire, une croyance officielle de l’Eglise Catholique. Selon cette doctrine, il est impossible que le Pape soit en erreur en matière de doctrine quand il parle officiellement pour l’Eglise. Il ne peut pas se tromper!
Le rôle de Marie, la mère de Jésus.
Une grande transformation a eu lieu également en ce qui concerne les attitudes envers Marie. Dans le Nouveau Testament elle est représentée comme la femme pieuse que Dieu choisit pour mettre au monde Jésus le Sauveur. Elle avait sûrement sa place parmi les hommes et femmes de foi qui servaient d’exemple à suivre pour les chrétiens. Elle est mentionnée par nom pour la dernière fois dans la Bible, pourtant, en Actes 1.14 où il est simplement dit qu’elle était parmi les disciples à Jérusalem entre l’ascension de Jésus et le Jour de la Pentecôte. Rien dans le Nouveau Testament ne lui attribue un rôle quelconque dans la vie quotidienne du chrétien. Aucun passage dans les épîtres ne l’honore ni ne recommande de lui adresser des prières.
Mais à cet égard aussi on constate un éloignement de plus en plus prononcé par rapport à ce que la Parole de Dieu enseigne. A la fin du deuxième siècle on rencontre pour la première fois l’idée que Marie est restée vierge même après la naissance de Jésus, bien que cette idée soit vivement contestée au départ. Au début du cinquième siècle certains ont avancé l’idée que Marie n’avait jamais commis du péché. En 431 un concile tenu à Ephèse lui donna le titre “Mère de Dieu”. Aussi pendant le cinquième siècle commença-t-on à l’invoquer comme un intercesseur, une médiatrice. L’exaltation de Marie continua, et continue jusqu’à ce jour. En 1854 l’Eglise Catholique accepta officiellement la doctrine de la conception immaculée, qui enseigne que Marie fut née exempte de la souillure du péché originel. (On pourrait dire, en passant, que même l’idée d’une souillure du péché originel héritée de nos premiers parents fait partie des fausses doctrines de l’apostasie.) En 1950 l’Eglise Catholique affirma solennellement que Marie fut enlevée miraculeusement au ciel sans passer par la mort (l’assomption).
De nombreuses doctrines non-bibliques, acceptées non seulement par les Catholiques mais aussi par beaucoup de Protestants, pourraient illustrer ce principe: L’apostasie est un processus qui se déroule au fil du temps quand les hommes ne s’attachent pas à la vraie parole, telle qu’elle est conservée dans la Bible.
De nombreuses doctrines non-bibliques, acceptées non seulement par les Catholiques mais aussi par beaucoup de Protestants, pourraient illustrer ce principe: L’apostasie est un processus qui se déroule au fil du temps quand les hommes ne s’attachent pas à la vraie parole, telle qu’elle est conservée dans la Bible. 
Les fruits de l’apostasie

Les effets de l’abandon de la vérité sont très graves. Un verset que nous avons cité, II Pierre 2.1, attribue aux faux docteurs l’introduction des “sectes”, ou divisions. Ceux qui ne se conforment pas à l’enseignement de la Bible, et non ceux qui refusent de se soumettre aveuglement aux dirigeants humains d’une Eglise établie, sont à l’origine des sectes. Un groupe n’est pas une secte parce qu’elle est minoritaire, mais parce qu’elle ne suit pas la voie qui nous est indiquée dans la Parole de Dieu.
Un deuxième effet de l’apostasie est la condamnation éternelle. Paul dit aux Galates: “Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème (maudit)” (Galates 1.8). Aux Corinthiens Paul rappela l’Evangile “par lequel vous êtes sauvés SI vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain.” (I Corinthiens 15.2). Pierre parle de ceux qui tordent le sens des Ecritures pour leur propre ruine, et il nous exhorte: “Vous donc, bien-aimés, mettez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté.” (II Pierre 3.16,17).
La solution au problème
L’apostasie a donc été prédite, et ces prédictions se sont réalisées il y a bien longtemps – et elles continuent de se réaliser tant que les hommes s’attachent à des doctrines qui sont étrangères à la Bible. Ces apostasies sèment la division parmi ceux qui croient en Jésus. En plus, elles apportent la condamnation à ceux qui séduisent et à ceux qui sont séduits (Matthieu 15.13,14). Quelle est donc la solution à ce grand mal?
Le prophète Jérémie donna la réponse six cents ans avant Jésus: “Ainsi parle l’Eternel:Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelleest la bonne voie; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes”(Jérémie 6.16)Il suffit de faire un retour en arrière, à l’aide de la parole de Dieu. Un tel retour à la bonne voie n’est pas aussi difficile qu’on ne le pense.
Ce serait une erreur, d’ailleurs, d’affirmer que l’apostasie a jamais été universelle, au point de faire disparaître de la face de la terre l’Eglise que le Seigneur a fondée. En prophétisant au sujet de l’Eglise, ou royaume, Daniel dit:“le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit” et qui “subsistera éternellement” (Daniel 2.44). Bien que souvent persécutés par les autorités ou ignorés par la majorité des hommes, des groupes de fidèles qui cherchaient à être tout simplement des chrétiens et à suivre l’enseignement de la Bible seule ont existé dans plusieurs pays au cours des âges, depuis le premier siècle et jusqu’à nos jours. De tels mouvements, dont plusieurs étaient en existence même pendant le Moyen Age et bien avant le commencement de la Réforme Protestante, ont laissé des traces dans l’histoire ou continuent de prêcher la simple vérité en Albanie, Allemagne, Amérique, Angleterre, Arménie, Belgique (Flandre), Espagne, Finlande, France, Grèce, Inde, Serbie, Suisse, Tchécoslovakie, Ukraine, Yougoslavie et ailleurs. Leur but n’était pas de “réformer” des dénominations d’origine humaine, mais de tout simplement pratiquer le christianisme révélé dans la Bible. Le fait que les livres d’histoire ne parlent pas souvent de ces groupes du passé, ou que les journaux ne mentionnent pas ceux qui sont actifs aujourd’hui, ne réfute pas leur existence. “Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent.” (II Timothée 2.19).
La possibilité de restaurer ou de redécouvrir l’Eglise dont la Bible nous parle est confirmée non seulement par l’exemple de ces groupes dont nous venons de parler. Le principe biblique que la parole de Dieu est comme une semence nous assure que cette possibilité existera toujours. “La semence, c’est la parole de Dieu.” (Luc 8.11). “Vous avez été régénérés,non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu…la parole de Dieu demeure éternellement.” (I Pierre 1.23,25). Une semence produit toujours la même espèce de plante, quel que soit le lieu ou l’année où on la sème. Les doctrines des hommes produisent des dénominations, mais la saine doctrine de la parole de Dieu produira toujours ce qu’elle a produit au premier siècle: de simples chrétiens et des Eglises de Christ.
B.B.

(dans Vol. 5, No. 1)