Gardez-vous des idoles

Qu’est-ce qu’une idole?

Tout le monde ne comprend pas l’idolâtrie de la même manière. Selon le Petit Larousse, une idole est une «image ou représentation d’une divinité qui est l’objet d’un culte d’adoration». D’autres dictionnaires parlent également de «figure, statue, objet matériel qu’on suppose habités par la divinité qu’ils représentent et qui sont adorés comme la divinité elle-même». En d’autres termes, certains considèrent l’idole comme une simple représentation de quelque chose qu’ils adorent; d’autres considèrent l’idole comme étant habitée ou animée d’un être ou  puissance spirituels et donc un objet d’adoration en elle-même.

Bizarrement, on peut avoir une idole dans sa vie sans s’en rendre compte. Selon Éphésiens 5.5, ceux qui sont cupides, c’est-à-dire amoureux de l’argent, ont une idole: «Car, sachez-le bien, aucun… cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu». Jésus parle de la même vérité en Matthieu 6.24: «Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon [la richesse]». Le Seigneur nous enseigne donc que l’argent peut devenir une sorte d’idole, un faux dieu que nous servons, même si nous ne dirions jamais en nous-mêmes que l’argent est notre dieu.

Quelle est l’attitude de Dieu à l’égard de l’idolâtrie?

Que ce soit une statue devant laquelle on se prosterne ou quelque chose que nous avons trop exalté dans notre cœur et que nous «servons» même inconsciemment, l’attitude de Dieu envers les idoles a toujours été très nette: «Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face» (Exode 20.3).

Mais considérons en particulier son attitude à l’égard des idoles dans le premier sens du mot, celui des images, statues ou objets dont on se sert dans la religion, devant lesquels on se prosterne, fait des prières ou offre divers genres de sacrifices. Le deuxième des dix commandements est catégorique: «Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux» (Exode 20.4,5).

Malgré ces commandements si clairs, Israël tomba maintes fois dans le péché de l’idolâtrie, et les prophètes de Dieu appelaient constamment le peuple à se repentir et à servir l’Éternel seul. Voici, par exemple, les propos du prophète Habacuc: «À quoi sert une image taillée, pour qu’un ouvrier la taille? À quoi sert une image en fonte et qui enseigne le mensonge, pour que l’ouvrier qui l’a faite place en elle sa confiance, tandis qu’il fabrique des idoles muettes? Malheur à celui qui dit au bois :  Lève-toi! À une pierre muette :  Réveille-toi! Donnera-t-elle instruction ? Voici, elle est garnie d’or et d’argent, mais il n’y a point en elle un esprit qui l’anime. L’Éternel est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui !» (Habacuc 2.18-20).

L’attitude de Dieu envers les idoles n’a pas changé dans le Nouveau Testament. Après avoir parlé du péché commis par les Israélites, l’apôtre Paul dit aux Corinthiens :  «Ne devenez pas idolâtres, comme quelques-uns d’eux» (1 Cor. 10.7). Il écrit aux Galates :  «Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie… Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu» (Gal. 5.19-21). L’Apocalypse de Jean contient plusieurs références à l’idolâtrie, et elles sont toutes négatives: «Les autres hommes… ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher… Mais pour les… idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort… Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge !» (Apocalypse 9.20; 21.8; 22.15).

Pourquoi Dieu déteste-t-il tellement l’idolâtrie?

Comme nous l’avons vu en Exode 20.5, Dieu lui-même dit qu’il est un Dieu jaloux. Il ne tolère pas de rivaux. Quand on demanda à Jésus-Christ quel était le premier de tous les commandements,  «Jésus répondit :  Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force» (Marc 12.29,30).  Dieu ne veut pas d’un cœur partagé. Il est vrai que la jalousie est, dans beaucoup de situations, un trait négatif; il y a, par contre, des relations où elle est très importante, car son absence signifie un manque d’amour. Un homme marié qui ne ressent rien quand il apprend que sa femme commet l’adultère avec un autre homme n’aime tout simplement pas son épouse. Si sa femme est amoureuse d’un autre, et que cela lui est égal, il y a un problème très grave. Dieu est jaloux pour nous parce qu’il nous a créés et qu’il nous aime. Jacques s’adresse en termes très forts à certains qui ne comprennent pas cette réalité: «Adultères que vous êtes !  Ne savez-vous pas l’amour du monde est inimitié contre Dieu ?  Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l’Écriture parle en vain ?   C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous» (Jacques 4.4,5).

Certains insistent sur l’idée qu’ils n’adorent pas le bout de bois ou le bloc de pierre qu’est l’idole – ils n’adorent que Dieu, celui que l’image représente pour eux.  Peu importe. Le commandement de Dieu est clair, et il ne comporte pas d’exception pour celui qui pense à l’image d’une certaine manière: «Tu ne te feras point d’image taillée… Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras pas» (Exode 20.4,5). Et si l’on veut bien voir, la première fois que les Israélites désobéirent à ce commandement en faisant la statue d’un veau d’or, il était clair que l’image était pour eux une simple représentation du Dieu qui les avait délivrés de l’esclavage en Égypte. «Et tous ôtèrent les anneaux d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, jeta l’or dans un moule, et fit un veau en fonte. Et ils dirent :  Israël !  Voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte. Lorsqu’Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s’écria :  Demain, il y aura fête en l’honneur de l’Éternel !» (Exode 32.3-5). Ils traitaient cette statue comme un simple objet visible pour faciliter leur adoration du Dieu invisible. Cela n’empêche pas qu’ils avaient désobéi à l’ordre exprès de Dieu, qui se mit colère face à cette infidélité. Il dit à Moïse, qui se trouvait sur le mont Sinaï: «Va, descends ;  car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte, s’est corrompu. Ils se sont promptement écartés de la voie que je leur avais prescrite» (Exode 32.7,8).

Représenter le Dieu incomparable par l’image d’une créature ne lui fait pas honneur. Au contraire.  Le prophète Ésaïe demanda :  «À qui voulez-vous comparer Dieu? Et quelle représentation dresserez-vous de lui ?» (Ésaïe 40.18). L’apôtre Paul dit que les hommes «ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles» (Romains 1.23, Version Colombe).  Il avait prêché aux hommes d’Athènes: «nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, sculptés par l’art et l’industrie de l’homme» (Actes 17.28). Toute image que l’on ferait pour représenter Dieu constitue, en réalité, une insulte à sa gloire.

Mais ce n’est pas tout. Même si des hommes ont fabriqué des images avec des sentiments pieux dans le but de faciliter l’adoration du Dieu invisible, force est de reconnaître que beaucoup de gens, surtout les moins instruits, se mettent à adorer les images elles-mêmes plutôt que ce qu’elles sont censées représenter. Leur confiance est placée dans les idoles. Les prophètes de Dieu rappelaient donc sans cesse que ces objets, fabriqués par les mains d’homme, étaient impuissants. «Ils reculeront, ils seront confus, ceux qui se confient aux idoles taillées, ceux qui disent aux idoles de fonte :  Vous êtes nos dieux!» (Ésaïe 42.17).   

Jérémie dit que les idoles ne sont que mensonge, une œuvre de tromperie.  Ce sont les démons qui s’en servent pour tromper les hommes. Oui, qu’on le reconnaisse ou pas, de mauvais esprits se cachent derrière les idoles et sont à l’œuvre par ce moyen pour détourner les hommes de la volonté de Dieu. L’image taillée n’a pas de pouvoir; si une puissance se manifeste aux adorateurs des idoles, nous savons d’où elle vient: «Que dis-je donc? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu’une idole est quelque chose ?  Nullement. Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu ;  or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons» (1 Corinthiens 10.19,20).

Quelle attitude la Bible recommande-t-elle au chrétien ?

L’enseignement des apôtres à l’égard des idoles était très simple et très clair: les païens devaient rompre totalement avec l’idolâtrie dans toutes ses formes. Ils recommandèrent «qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles» (Actes 15.20). Paul dit aux Corinthiens :  «C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie» (1 Cor. 10.14).   «Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant…C’est pourquoi, ‘Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai’» (2 Cor. 6.16,17).  Quant aux chrétiens de Thessalonique, Paul leur écrit: «On raconte à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai» (1 Thess. 1.9). Le Nouveau Testament ne recommande jamais que les païens soient sevrés petit à petit de leurs habitudes en ce qui concerne les pratiques idolâtres et l’emploi des images. Non. Il faut une rupture totale au moment de la conversion. Comme les Éphésiens qui ont brûlé leurs livres de magie (Actes 19.19), un païen qui vient à Christ devrait brûler ses fétiches au nom de Jésus et renoncer à tout ce qui est associé aux faux dieux.  Il ne faut pas se référer aux manières d’adorer ces anciens dieux pour que la transition à l’adoration du vrai Dieu soit plus facile. Considérez ce que Dieu ordonna aux Israélites quand ils s’installaient dans le pays de Canaan :  «Lorsque l’Éternel, ton Dieu, aura exterminé les nations que tu vas chasser devant toi… garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant… Garde-toi de t’informer de leur dieux et de dire :  Comment ces nations servaient-elles leurs dieux? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu » (Deutéronome 12.29-30).

Soyons clairs :  celui qui vient à Christ, mais qui s’attache encore aux idoles, n’est pas encore venu à Christ. Jésus le dit lui-même: «Nul ne peut servir deux maîtres».

Que penser des statues de Jésus, de Marie et des «saints» ? 

Contrairement à tout ce que nous venons de lire, l’Église Catholique recommande l’emploi des images dans l’adoration. «De plus, on doit avoir et garder, surtout dans les églises, les images du Christ, de la Vierge Marie Mère de Dieu et des autres saints, et leur rendre l’honneur et la vénération qui leur sont dus… à travers les images que nous baisons, devant lesquelles nous nous découvrons et nous prosternons, c’est le Christ que nous adorons et les saints, dont elles portent la ressemblance, que nous vénérons. C’est ce qui a été défini par les décrets des conciles.» (Session 25 du Concile de Trente, article 1823). L’Église Orthodoxe, pour sa part, rejette les statues, mais «vénère» avec beaucoup de zèle les tableaux, ou icônes, qui représentent les mêmes personnages.

L’Église Catholique avance cet argument: «Dieu est Esprit et on ne peut pas le représenter… mais un jour, le Fils de Dieu s’est abaissé jusqu’à se faire homme comme nous :  c’est Jésus-Christ (Phil. 2.6-8) – alors nous pouvons le représenter soit par un dessin soit par une statue. C’est la conséquence de l’Incarnation, le mystère du Fils de Dieu, fait homme.» (70  Questions – Réponses, écrit par le prêtre Gilles Babinet, et autorisé par Noël KOKORA TEKRY, Évêque de Gagnoa, Côte d’Ivoire).

Quand on nous dit, «C’est différent maintenant», nous voulons demander, «Selon qui?». Est-ce que Dieu dans sa Sainte Parole nous dit quelque part qu’il est désormais permis de faire des images et de se prosterner devant elles? Les apôtres ont-ils jamais fabriqué une statue du Seigneur pour que les premiers chrétiens s’en servent dans leur adoration? Il n’y a dans la Bible ni commandement ni enseignement ni exemple apostolique pour soutenir cette pratique.  Or, la Bible dit: «Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu» (2 Jean 9).

Pour ce qui est des images de Marie, la mère de Jésus, et des «saints», on ne peut pas les justifier en parlant de l’incarnation de Jésus. En tant que Fils de Dieu, Jésus est digne d’être adoré, même si on ne doit pas le faire au moyen des statues. Mais Marie et les «Saints» ne sont pas divins. Ils sont des créatures, et non pas Dieu. On n’a aucun droit de leur vouer un culte quelconque ?

Adoration ou vénération?

L’Église Catholique essaie de créer une distinction entre «adorer» et «vénérer». On adore Dieu, mais on ne fait que vénérer les images, Marie, les «saints» et les anges. Pour être honnête, il faut dire qu’il s’agit d’un jeu de mots, car on parle des mêmes actes: que ce soit pour Jésus, Marie ou les saints, on se prosterne devant leurs images, on leur adresse des prières et des louanges, on les chante, on allume des cierges (bougies) pour eux, etc.  Considérez les propos de cette célèbre prière qu’on recommande de faire à la Vierge Marie et demandez-vous sincèrement en quoi elle ne constitue pas de l’adoration:

  «Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que, sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme. « Qui est comme Dieu ? »

  «Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.

  «Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.»

À la lumière des passages que nous avons vus au début de cette étude, la colère du Dieu jaloux, qui exige d’être le seul objet de l’adoration, ne serait-elle pas provoquée par le fait que de telles paroles s’adressent à de simples créatures ? Quel que soit le mot qu’on emploie pour en parler, il est clair qu’il s’agit de l’adoration de ce qui n’est pas Dieu. C’est un cas d’idolâtrie.

Marie s’est décrite simplement comme «la servante du Seigneur» (Luc 1.38). Comment «Saint» Pierre a-t-il réagi quand Corneille tomba à ses pieds et se prosterna ?  «Pierre le releva, en disant :  Lève-toi, moi aussi, je suis un homme» (Actes 10.26). Comment l’ange puissant de l’Apocalypse réagit-il quand Jean tomba à ses pieds? «Il me dit :  Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu» (Apoc. 19.10). Marie, Pierre et l’ange ne se réjouiraient pas de voir la «vénération» qui leur est offerte aujourd’hui.

Conclusion

Il n’y a qu’un seul Être suprême et incomparable, Créateur et Maître de toutes choses, majestueux et glorieux. «Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles !» (1 Tim. 1.17).  Lui seul est digne de l’adoration de tout ce qui vit. De plein droit il s’attend à ce que ses créatures l’honorent de manière exclusive. Qu’on serve un autre être à la place de Dieu ou en plus de Dieu, on commet le péché de l’idolâtrie. Les vrais serviteurs de Dieu n’accepteraient jamais l’adoration, car tout leur souhait est que Dieu lui-même reçoive honneur et louange.

Dieu a toujours défendu catégoriquement qu’on se serve des statues et des images dans l’adoration. Soit elles rabaissent Dieu, soit elles détournent la dévotion des hommes de celui qu’il faut adorer. Là aussi, c’est de l’idolâtrie. Ne vous laissez pas séduire par les arguments humains. La volonté de Dieu est claire: «Tu ne te feras pas d’image taillée… tu ne te prosterneras pas devant elles».

«Petits enfants, gardez-vous des idoles» (1 Jean 5.21).

B.B.

(dans Vol. 13 No. 3)

Peut-on prier les «Saints» tant qu’on n’a pas recours aux images?

Même si l’on s’abstenait de se prosterner devant leurs images et de leur prodiguer des louanges que Dieu seul a le droit de recevoir, on n’aurait pas raison d’adresser aux «Saints» nos requêtes. Dieu dit dans l’Ancien Testament: «Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple» (Lévitique 20.6). «Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ?» (Ésaïe 8.19). Les «Saints» ne sont-ils pas morts ?  (En fait, le mot «saints» dans le Nouveau Testament se réfère tout simplement aux chrétiens. La Bible ne connaît pas de «saints» dans le sens de personnes mortes désignées par l’Église comme ayant mérité par leur justice un rang supérieur et la capacité de dispenser des grâces aux autres hommes.)

Il a été dit que la «vénération» d’un «Saint» est l’acte de dévotion envers un juste que l’on croit plus saint que nous et qui bénéficie de «l’oreille attentive» de Dieu. Nous avons déjà un tel juste, et il s’appelle Jésus. «Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !» (Rom. 8.34). «Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses…; Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (Héb. 4.15,16). Croyez-vous que Jésus, qui nous a tant aimés qu’il accepta de mourir dans l’agonie sur la croix pour nous, serait insensible à nos besoins? L’oreille de Dieu ne serait-elle pas attentive à Jésus lui-même? En vérité, que ce soit avec ou sans images, il n’y a aucun besoin de nous adresser à ceux qu’on appelle les «Saints», car déjà «nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste» (1 Jean 2.1).

B.B.

(Dans Vol. 13 No. 3)