Jésus, plus qu’un prophète?

Jésus de Nazareth est, bien sûr, au cœur du Nouveau Testament. Il occupe une place importante dans le Coran également. Les deux livres lui accordent le titre de prophète. Issa, la version coranique du nom Jésus, paraît 25 fois dans le Coran, sans parler des passages qui emploient d’autres termes pour le désigner. On ne peut nier l’importance de Jésus, ni pour les chrétiens ni pour les musulmans. Mais aurait-on raison d’élever Jésus en importance au-dessus des autres prophètes de Dieu? Pourquoi recevrait- il plus d’attention que tous les autres?

La venue de Jésus fut prophétisée
Une première chose qui nous frappe au sujet de Jésus est que sa venue avait été prédite par les autres prophètes de Dieu, non pas une seule fois ou d’une manière obscure et contestée, mais clairement et dans différents écrits. Le peuple juif ne comprenait pas bien le caractère du Messie et de l’oeuvre que Dieu lui donnerait à faire, mais certaines choses étaient claires pour eux comme nous le voyons en Matthieu 2.1-7: 
«Jésus naquit à Bethléem, localité du pays de Judée, à l’époque
 où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent de l’Est et arrivèrent à Jérusalem. Ils demandèrent:
– Où est l’enfant qui vient de naître et qui sera le roi des Juifs? Nous avons vu son étoile apparaître à l’Est et nous sommes venus pour l’adorer. 
Quand le roi Hérode apprit cela, il fut très inquiet, ainsi que
 tous les habitants de Jérusalem. Il assembla tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi de son peuple, et leurdemanda où devait naître le Messie. Ils lui répondirent: 
– A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit:
 “Et toi, Bethléem, du pays de Judée, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Judée; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël.”»
Le passage auquel les prêtres et les maîtres de la loi se sont référés se trouve dans le livre du prophète Michée et fut écrit sept cents ans avant la naissance de Jésus!
L’aspect miraculeux de la naissance de Jésus avait également été prédit. C’est le prophète Ésaïe qui avait annoncé qu’une vierge se trouverait enceinte et accoucherait d’un fils qu’on appellerait Emmanuel, l’un des noms qui ont toujours été employés pour Jésus. Cette prophétie date du huitième siècle avant Christ (És. 7.14).
Jésus était réputé pour les miracles extraordinaires qu’il faisait. Les prophètes en avaient parlé bien auparavant. En Ésaïe 35.4b-6 nous lisons: «Il viendra lui-même et vous sauvera. Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, s’ouvriront les oreilles des sourds; alors le boiteux sautera comme un cerf, et la langue du muet éclatera de joie». Après avoir été mis en prison par Hérode, Jean-Baptiste se demandait s’il s’était trompé concernant Jésus. Si le Messie était là, comment Jean pourrait-il subir une si grande injustice pour avoir prêché la vérité? Il envoya donc des messagers pour demander à Jésus s’il était bien celui qu’ils attendaient. «Jésus leur répondit:
-Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui n’abandonnera pas la foi en moi!» (Matt. 11.4-6). Jean avait demandé à Jésus s’il était bien celui dont on savait qu’il devait venir. Jésus fait remarquer les miracles qu’il faisait et qui étaient l’accomplissement d’une prophétie concernant celui qui devait venir.
Quand il s’agit de sa mort, les prophéties concernant le Christ se multiplient. Il fut annoncé d’avance qu’il entrerait dans Jérusalem assis sur un âne, qu’il serait trahi par un ami et abandonné par les autres, que ses mains et ses pieds seraient percés, qu’on tirerait au sort pour se partager ses vêtements, qu’il aurait soif et on lui donnerait du vinaigre à boire, que ses os ne seraient pas brisés, et qu’on lui percerait le côté. Les prophètes avaient même prédit les mots exacts que les moqueurs emploieraient pour l’humilier: «Il a remis son sort au Seigneur, eh bien, que le Seigneur le tire d’affaire! Le Seigneur l’aime, eh bien, qu’il le sauve» (Psaume 22.9; Matt. 27.43). Le prophète Zacharie écrivit ceci environ quatre cents ans avant la mort de Jésus: «Ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. L’Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Éternel, pour le potier» (Zacharie 11.12,13). Ceux qui connaissent déjà l’histoire savent que Judas, celui qui a trahi Jésus, avait reçu exactement trente pièces d’argent pour avoir donné aux ennemis du Seigneur les renseignements qu’ils voulaient pour pouvoir arrêter Jésus loin des foules. Mais quand il a vu comment les choses se sont déroulées par la suite, Judas a été pris de remords. La Bible dit que Judas rapporta les trente pièces d’argent et les jeta dans le temple avant d’aller se pendre. Les chefs des prêtres ramassèrent l’argent et achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y établir un cimetière d’étrangers (Matt. 27.3-7).
Dans le chapitre 53 du livre du prophète Ésaïe, nous trouvons que le Messie serait méprisé des hommes, habitué à la souffrance et rejeté par son propre peuple, mais aussi qu’il serait châtié pour les péchés des autres, qu’il intercéderait pour les coupables, qu’il serait mis au nombre des criminels, que son tombeau serait avec le riche, et qu’il ressusciterait d’entre les morts.

Le ministère de Jean-Baptiste
En plus de toutes ces prophéties, Dieu envoya un messager spécial juste pour annoncer l’arrivée de Jésus. Le Coran reconnaît cet individu comme un prophète, un homme intègre, un homme qui disait la vérité au peuple. Ce messager, que la Bible appelle Jean et que les Musulmans connaissent sous le nom de Yahya, s’identifiait simplement comme une voix, la voix de quelqu’un qui criait: «Préparez un chemin bien droit pour le Seigneur» (Jean 1.23). Disons en passant que même cet aspect de la vie de Jésus avait été prophétisé. Malachie, le dernier livre de l’Ancien Testament, contient l’annonce que Dieu enverrait son messager afin d’ouvrir le chemin en appelant le peuple à la repentance (Mal. 3.1). Quand un chef d’état se rend quelque part, il est de coutume d’y envoyer des gens bien à l’avance afin qu’il soit accueilli d’une manière qui convienne à sa dignité. Voilà ce que Jean faisait pour Jésus, le roi qui venait pour apporter une bénédiction aux uns et un jugement sur les autres. L’Évangile de Luc 3.15- 17 dit: «Le peuple attendait, plein d’espoir: chacun pensait que Jean était peut-être le Messie. Jean leur dit alors à tous: 
– Moi, je vous baptise avec de l’eau; mais quelqu’un de
 plus puissant que moi va venir: je ne suis pas même assez bon pour délier la courroie de ses sandales. Il vous baptisera avec le Saint-Esprit et avec du feu. Il tient en sa main la pelle à vanner pour séparer le grain de la paille. Il amassera le grain dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint jamais.»
Quand Jésus est venu se faire baptiser, Jean dit à la foule: «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C’est de lui que j’ai parlé en disant: “Un homme vient après moi, mais il est plus grand que moi”» (Jean 1.29,30). La mission de Jean était de préparer le peuple à recevoir dignement cet autre prophète, Jésus.
Juste la préparation pour la venue de Jésus doit nous impressionner profondément. Sa vie et ses oeuvres le feront davantage.

Une vie sans péché
Plusieurs passages de la Bible soulignent l’idée que Jésus n’a pas péché. En 2 Corinthiens 5.21 l’apôtre Paul écrit: «Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé denotre péché». L’apôtre Pierre, aussi, affirme la même vérité: «Il n’a pas commis de péché; on n’a jamais entendu de mensonge sortir de sa bouche» (1 Pierre 2.22). Pierre cite ici une parole du prophète Ésaïe concernant le Christ: «On a mis son sépulchre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point eu de fraude dans sa bouche» (Ésaïe 53.9). Mais ce n’est pas simplement les autres qui ont prétendu que Jésus n’avait pas de péché. Jésus lui-même a lancé ce défi à ses adversaires: «Qui parmi vous peut prouver que j’ai péché? Et si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?» (Jean 8.46).
Muhammad n’a pas essayé de prouver que Jésus avait commis du péché. Au contraire, nous voyons dans la sourate 19.19 du Coran que l’ange dit à Marie: «Je suis en fait un messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur». L’un des commentateurs musulmans, du nom d’Er- Razi, dit que le titre de Messie fut donné à Jésus parce qu’il était libre de la souillure du péché. Étrangement, cet état de pureté n’est attribué à aucun autre prophète dans le Coran. Dans la Bible nous voyons les faiblesses et parfois même les péchés des autres prophètes. Adam a mangé le fruit défendu; Noé s’est enivré, Abraham a menti, Jacob a trompé son père, David a commis l’adultère, Salomon a adoré les idoles de ses femmes. Même Muhammad reconnaît avoir du péché dans sa vie. Plus d’un verset du Coran l’exhorte à implorer le pardon de son péché. La 48ième sourate commence par ces mots qu’Allah adresse à Muhammad: «En vérité Nous t’avons accordé une vic toire éclatante afin qu’Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu’il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite.» En plus, Muhammad lui-même avoue qu’il ne connaît pas son sort éternel: «Dis: Je ne suis pas une innovation (une merveille ou quelqu’un de spécial) parmi les messagers; et je ne sais pas ce qu’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé» (46.9).
L’apôtre Jean dit: «Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous» (1 Jean 1.8). Mais ce même Jean dit au sujet de Jésus: «il n’y a point de péché en lui» (1 Jean 3.5). Certainement, Jésus se distingue nettement de tous les autres que les hommes ont reconnus comme prophètes.

Sa pré-existence
Personne ne trouvait de quoi condamner dans les actions de Jésus. Il est le seul Juif qui ait jamais gardé parfaitement la loi que Dieu leur avait donnée. Les paroles de Jésus étaient, par contre, souvent très surprenantes, pour ne pas dire choquantes. Un jour en parlant avec les Juifs, Jésus leur dit: «Celui qui obéira à mes paroles ne mourra jamais. Les Juifs lui dirent:
– Maintenant nous sommes sûrs que tu es possédé d’un esprit mauvais! Abraham est mort, les prophètes sont morts, et toi, tu dis: “Celui qui obéit à ce que je dis ne mourra jamais.” Abraham, notre père, est mort: pensestu être plus grand que lui? Les prophètes aussi sontmorts. Pour qui te prends-tu? 
Jésus répondit:
 
– Si je me glorifiais moi-même, ma gloire ne vaudrait rien.
 Celui qui me glorifie, c’est… lui dont vous dites: “Il est notre Dieu”, mais que vous ne connaissez pas. Moi je le connais… Abraham votre père s’est réjoui en pensant qu’il devait voir mon jour; il l’a vu et en a été heureux.
Les Juifs lui dirent: 
– Tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham?
 (Le patriarche Abraham avait vécu presque deux mille ans avant le temps de Jésus.) 
Jésus leur répondit:
 
– Je vous le déclare, c’est la vérité: avant qu’Abraham soit
 né, “je suis”» (Jean 8.51-58).
Cette parole de Jésus rejoint le témoignage que Jean-Baptiste avait rendu. Rappelez-vous que l’ange Gabriel avait annoncé à Zacharie, le père de Jean, que sa femme Élisabeth aurait un fils. Rappelez-vous aussi qu’elle était déjà dans son sixième mois de grossesse quand ce même ange de Dieu s’est rendu auprès de Marie pour lui dire qu’elle serait la mère du Christ. Jean était donc de six mois plus âgé que Jésus. Mais qu’est-ce que Jean dit dans l’Évangile de Jean 1.30? Quand il vit Jésus, Jean-Baptiste dit: «C’est de lui que j’ai parlé en disant: “Un homme vient après moi, mais il est plus grand que moi, car il existait déjà avant moi.”»
En parlant avec Nicodème, un chef des Juifs, Jésus était encore un peu plus précis. Il dit: «Personne n’est monté au ciel, excepté le Fils de l’homme qui est descendu du ciel» (Jean 3.13). «Fils de l’homme» était l’expression que Jésus utilisait le plus pour parler de lui-même.
Le prophète Jérémie dit que Dieu le connaissait quand il était encore dans le ventre de sa mère (Jér.1.5). Mais Jésus prétend avoir été au ciel avant sa naissance et d’avoir parlé avec Abraham.

Sa prétention de pardonner les péchés
Le prophète Jésus a fait d’autres prétentions qui choquaient les auditeurs de son époque et qui continuent de choquer certains qui les lisent aujourd’hui. Un exemple clair se trouve dans l’Évangile de Marc 2.1-12:
«Jésus revint à Capernaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Une si grande foule s’assembla qu’il ne restait plus de place, pas même dehors devant la porte. Jésus leur donnait son enseignement. Quelques hommes arrivèrent, lui amenant un paralysé porté par quatre d’entre eux. Mais ils ne pouvaient pas le présenter à Jésus, à cause de la foule. Ils ouvrirent alors le toit au-dessus de l’endroit où était Jésus; par le trou qu’ils avaient fait, ils descendirent le paralysé étendu sur sa natte. Quand Jésus vit la foi de ces hommes, il dit au paralysé:
– Mon fils, tes péchés sont pardonnés. Quelques maîtres de la loi, qui étaient assis là, pensaient en eux-mêmes:
Comment cet homme ose-t-il ainsi parler contre Dieu? Qui peut pardonner les péchés? Dieu seul le peut!” Jésus sut aussitôt ce qu’ils pensaient et leur dit: 
– Pourquoi avez-vous de telles pensées? Est-il plus facile
 de dire au paralysé: “Tes péchés sont pardonnés », ou de dire: « Lève-toi, prends ta natte et marche »? Mais je veux que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés.
Il adressa alors ces mots au paralysé:
-Je te le dis, lève-toi, prends ta natte, et rentre chez toi.
Aussitôt, tandis que tout le monde le regardait, l’homme se leva, prit sa natte et partit. Ils furent tous frappés d’étonnement; ils louaient Dieu et disaient:
– Nous n’avons jamais rien vu de pareil!»

Ses miracles
Mais que dire de ces miracles opérés par Jésus? Y a-t-il une différence entre ce qu’il a fait et ce que les autres ont pu faire? Les Évangiles sont remplis des récits de miracles opérés par Jésus. Le Coran, aussi, lui attribue des miracles. Dans la Sourate 5, ayat 110, Allah lui dit: «Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit…. tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves.» Les différentes œuvres miraculeuses de Jésus manifestaient non seulement son pouvoir sur les forces de la nature, sur les démons, sur la maladie et la mort; non seulement elles démontraient sa connaissance même des pensées secrètes des hommes; non seulement elles constituaient très souvent des preuves de sa grande compassion devant la souffrance; mais elles témoignaient aussi de son identité. Et Jésus n’hésitait pas de tirer l’attention des hommes sur ce que signifiaient ses miracles. Dans l’Évangile de Jean nous lisons: «Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent: Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. Jésus leur répondit: Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi» (Jean 10.24,25). Les ennemis de Jésus reconnaissaient la réalité des miracles de Jésus, mais ils n’étaient pas prêts à croire, malgré les preuves. Jean 11.47,48 dit: «Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui».
D’autres prophètes avaient fait des miracles avant Jésus, mais comme nous l’avons suggéré, un de ses miracles dépasse tous les autres. Dans l’Évangile de Jean 2.18- 22 nous lisons:
«Alors les chefs juifs lui demandèrent: 
-Quel miracle peux-tu faire pour nous prouver que tu as
 le droit d’agir ainsi? 
Jésus leur répondit:
 
-Détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai.

– On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, tu vas le rebâtir en trois jours? lui dirent-ils.
Mais le temple dont parlait Jésus était son corps. Quand Jésus revint de la mort à la vie, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela; et ils crurent à l’Écriture et aux paroles que Jésus avait dites.»
Ces disciples «crurent aux Écritures» parce qu’ils ont compris que la résurrection de Jésus faisait partie des choses qui avaient été annoncées d’avance à son égard. L’apôtre Pierre a prêché au peuple de Jérusalem quelques semaines après la mort et la résurrection de Jésus. Il dit: «Dieu l’a ramené à la vie, il l’a délivré des douleurs de la mort, car il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir. En effet, David a dit à son sujet: …tu ne m’abandonneras pas dans le monde des morts, tu ne permettras pas que moi, ton fidèle, je pourrisse dans la tombe… Frères, il m’est permis de vous parler très clairement au sujet du patriarche David: il est mort, il a été enterré et sa tombe se trouve encore aujourd’hui parmi nous. Il était prophète et il savait que Dieu lui avait promis avec serment d’accorder à l’un de ses descendants la position de roi qui était la sienne. David a vu d’avance ce qui allait arriver et il a donc parlé de la résurrection du Messie…. Dieu a ramené à la vie ce Jésus dont je parle, et nous en sommes tous témoins» (Actes 2.24,25,27,29-32).
L’apôtre Paul, aussi, insistait particulièrement sur ce miracle. Quand il prêchait dans la ville d’Athènes, en Grèce, il dit: «Dieu ne tient plus compte des temps où les hommes étaient ignorants, mais il appelle maintenant tous les hommes, en tous lieux, à changer de comportement. Il a en effet fixé un jour où il jugera le monde entier avec justice, par un homme qu’il a désigné. Il en a donné la preuve à tous en ramenant cet homme de la mort à la vie!» (Actes 17.31,31).
Quel autre prophète annonça d’avance qu’il serait mis à mort et ressusciterait le troisième jour? Ce qui est plus important, quel autre prophète a pu réaliser une telle promesse?

Le titre de Messie
Le mot prophète désigne quelqu’un qui reçoit un message directement de la part de Dieu, un message inspiré qu’il est censé transmettre aux hommes. Bien sûr, il y a toujours eu des hommes qui prétendent parler pour Dieu mais qui, en fait, trompent leur auditeurs. Le Coran traite Jésus de vrai prophète, mais en même temps il insiste sur l’idée que Jésus n’était pas plus qu’un prophète, qu’il n’était qu’un simple messager. Mais il faut dire aussi que le Coran parle de «al-Masih» (3.28) ou «le Messie, Jésus, le fils de Marie» (4.171). Alors, si Muhammad reconnaissait en Jésus le Messie, cela vaut la peine d’examiner le sens de ce titre.
Dans l’Évangile selon Jean, nous voyons aux premiers chapitres deux futurs apôtres de Jésus, André et son frère Simon Pierre. Jean-Baptiste venait de rendre témoignage à Jésus de Nazareth, et André, qui était déjà un disciple de Jean-Baptiste, l’entendit. Jean 1.41 dit: «Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ)». Dans ce verset nous avons un mot hébreu et un mot grec qui ont tous les deux été francisés. Le mot hébreu, mashiac, et le mot grec, krystos, ont le même sens; ils signifient «oint», ou «celui qui a été oint». Mais quel est le sens de ce terme curieux?
Dans la Bible on trouve trois catégories de personnes qui recevaient une onction d’huile, c’est-à-dire qu’on leur versait de l’huile sur la tête quand ils entraient dans leurs fonctions. Ces trois catégories étaient les prêtres, chargés de présenter à Dieu les sacrifices de son peuple, les prophètes, chargés de transmettre au peuple des messages de la part de Dieu, et les rois, chargés de gouverner et conduire le peuple au nom de Dieu, le véritable roi des rois. Mais le terme, le Messie, est encore plus spécial. Il était l’objet de diverses prophéties dans l’Ancien Testament. Le Messie serait à la fois prophète, prêtre et roi. Celui-ci serait oint, non pas de la main d’un homme, mais de Dieu lui-même. Dans les Psaumes (connu comme le Zabour par les Musulmans), David a écrit à l’égard des ennemis de Dieu: «Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d’eux. Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur: C’est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte» (Psaume 2.4-6). Tout le peuple juif du temps de Jésus attendait ardemment la venue de cet individu oint par Dieu. Même parmi le peuple samaritain, peuple métisse dont les ancêtres païens s’étaient mariés avec des Juifs, on était au courant de Celui qui devait venir. En Jean 4.25,26 une femme samaritaine qui s’entretenait avec Jésus affirma: «Je sais que le Messie doit venir (celui qu’on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera touteschoses. Jésus lui dit: “Je le suis, moi qui te parle”».

L’importance de ce qu’on croit de Jésus
Ayant vu tous ces faits, nous devons souligner la nécessité absolue de tirer la conclusion correcte concernant l’identité de Jésus. C’est Jésus lui-même qui a insisté dessus. Dans l’Évangile de Jean 8.23,24 il dit: «Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi,  je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés». En fait, tout au long de l’Évangile de Jean, Jésus dit clairement que si l’on veut avoir la vie, il faut venir à lui (Jean 5.40). Il emploie plusieurs images pour communiquer cette réalité. En Jean 6.47-51 il dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie… Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai pour la vie du monde, c’est ma chair.» Au chapitre 7.37,38 Jésus s’écria: «Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture»En Jean 14.6 Jésus répond à une question de son apôtre, Thomas. Il lui dit: «Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi».
Jésus parla, bien sûr, de la foi en Dieu, mais aucun autre prophète n’a insisté comme lui sur sa propre personne et la nécessité de croire en lui. Jésus osait dire que la destinée éternelle de chacun de nous dépend de la conclusion que nous tirons en ce qui concerne son identité et de notre foi en lui. Ne serait-il pas bien plus qu’un prophète? Peut-être que le plus grand danger pour nous, que nous soyons des lecteurs de la Bible ou du Coran ou simplement des personnes ayant grandi dans une société dite «chrétienne», serait d’adopter l’attitude des habitants de Nazareth. Quand Jésus, après avoir commencé son ministère, se rendit dans la ville où il avait grandi, les gens étaient étonnés. Ils disaient: «D’où a-t-il cette sagesse? Comment peut-il accomplir ces miracles? N’est-ce pas le fils du charpentier? Marie n’est-elle pas sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères? Et ses sœurs ne vivent-elles pas toutes parmi nous? D’où a-t-il donc ce pouvoir? Et cela les empêchait de croire en lui…. Jésus n’accomplit là que peu de miracles à cause de leur manque de foi» (Matthieu 13.54-58). Ces gens pensaient connaître déjà qui était Jésus. Mais leur conception de lui était bien trop limitée. Ils n’ont pas découvert sa vraie identité, parce qu’ils avaient trop d’idées préconçues à son égard. Leurs préjugés les ont empêchés de profiter de ce que Jésus aurait fait pour eux.
Selon la sourate 3 (Al-Imram), «Allah dit: “O Jésus, je te ferai subir la mort, je t’élèverai à moi, je te délivre des infidèles et ceux qui te suivront seront au-dessus de ceux qui ne te croient pas jusqu’au jour de la résurrection» (ayat 55). Si vous ne l’avez pas déjà fait, procurez-vous une copie l’Évangile et découvrez en profondeur ce Jésus.
B.B.

(dans Vol. 10, No. 6)

Le baptême à quel nom?

Le baptême à quel nom ?
au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ou au nom de Jésus seul ?

Quels mots faut-il prononcer lorsqu’on baptise quelqu’un ? En Matthieu 28.19 Jésus dit aux apôtres de baptiser «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,» mais dans le livre des Actes des Apôtres, chaque fois qu’un nom est mentionné en rapport avec le baptême, c’est le nom de Jésus. Actes 2.38 dit : «Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus- Christ, pour le pardon de vos péchés». Actes 8.16 : «Car il (le Saint-Esprit) n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus.» Actes 10.48: «Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur.» Actes 19.5: «Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus». Nulle part dans les Actes on ne parle du baptême «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.»Comment peut-on concilier l’ordre de Jésus et l’action des apôtres ?
La plupart du monde dit «chrétien» a toujours considéré que l’on est baptisé «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit», et ces paroles sont formellement prononcées lors de la plupart des baptêmes. Il y a, par contre, des groupes religieux qui s’opposent avec énergie à cette pratique. Pour eux, le seul baptême valable est fait uniquement « au nom de Jésus», et ils pensent que ceux qui ont été baptisés « au nom du Père, Fils et Saint-Esprit» ont besoin d’être baptisés de nouveau.

Pourquoi s’y opposent-ils si fort ?
Cette question peut sembler être un simple détail, une question de liturgie ou de cérémonie rituelle. Une doctrine fondamentale de la foi chrétienne est pourtant en jeu. Généralement, ceux qui sont contre le baptême «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit» le sont parce qu’ils ont une conception erronée de la nature de Dieu. Ils nient le fait que Dieu est un seul Dieu qui existe éternellement en trois personnes. Ils enseignent plutôt qu’il y a une seule personne divine, dont le nom personnel est Jésus, mais qui joue des rôles différents ou à qui sont attribués plusieurs titres. Pour eux, Jésus est lui-même le Père; il est aussi le Fils et le Saint-Esprit. En ce qui concerne le baptême, ils raisonnent que si Jésus est «le nom» de Dieu, et que Père, Fils et Saint-Esprit ne sont que des titres qu’il porte, il est absolument nécessaire, pour obéir à Matthieu 28.19, de dire le nom, «Jésus», quand on baptise quelqu’un.
D’autres personnes acceptent comme biblique l’idée qu’il y a trois personnes en Dieu: Père, Fils, et Saint-Esprit, mais en comparant Matthieu 28.19 aux récits dans les Actes, ils ont des doutes concernant les mots à prononcer lors d’un baptême.

Dans ce numéro de Chemin de Vérité, nous voulons donc apporter de la lumière sur la nature de Dieu et aussi sur la manière de pratiquer le baptême. L’étude aura trois volets, et une suggestion pratique pour la mise en application. 
1. Le sens de «Père, Fils et Saint-Esprit»

Il n’est pas possible de lire la Bible objectivement et d’en tirer la conclusion que Jésus et le Père sont la même personne, qu’il n’y a aucune distinction entre les deux. Oui, il est bien vrai que Jésus est Dieu (Col. 2.9; Phil. 2.5-7; Rom 9.5; 1 Jean 5.20; Jean 1.1-3, 14; 5.17-19; 8.53-58; 20.27,28; etc.). Mais Jésus n’est pas le Père. Considérons ses propres paroles: «Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, vous le recevez.» (Jean 5.43). «Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi. Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai; je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi. » (Jean 8.16-18). «Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu,» (Jean 8.54). «Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.» (Jean 17.24). Évidemment, aucun de ces passages n’aurait le moindre sens si Jésus et le Père céleste étaient la même personne. Pareillement, le Saint-Esprit est divin, mais il n’est ni le Père ni le Fils. En (Jean 14.16,17,26). Jésus dit : «Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité… Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.»  L’Esprit n’est pas le Père – il est envoyé par le Père. Il n’est pas Jésus, mais il est un autre consolateur et il rappelle ce que Jésus a dit. Il n’est pas question ici d’une seule personne qui joue trois rôles différents; il s’agit de trois personnes distinctes mais égales qui forment un seul Dieu: Yahweh, ou l’Eternel.
Cette conception de Dieu peut bien nous sembler difficile à saisir; elle est néanmoins fidèle aux données bibliques. C’est la seule explication qui soit en harmonie avec tout ce que la Bible nous dit au sujet de la nature de Dieu. 
2. Le sens de «nom» dans la Bible.

Dans sa prière en Jean 17 Jésus dit à son Père céleste : «J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde…» (Jean 17.6). Qu’est ce que Jésus veut dire par «faire connaître le nom de Dieu» à ses apôtres ? N’étaient-ils pas des Juifs ? Les Juifs ne connaissaient-ils pas depuis des siècles le nom de Dieu ? Dieu avait dit à Moïse qu’il s’appelait «Je suis», ou «Yahvé» en hébreu. En français, ce nom a été transformé par certains en «Jéhovah». Les Témoins de Jéhovah pensent que Jésus dit avoir enseigné à ses disciples que le nom de Dieu est Jéhovah. Les Pentecôtistes Unis et d’autres groupes pensent que le Seigneur avait fait comprendre aux disciples que le nom de Dieu est Jésus. En réalité, l’expression «le nom de Dieu» dans cette phrase n’a rien à voir avec l’appellation qu’on emploie pour parler de Dieu. Dans la pensée juive «le nom» ne signifiait pas tellement le nom par lequel on appelait la personne, mais plutôt ses attributs, son caractère ou sa nature dans la mesure où elle était révélée et connue. Par exemple, en Psaumes 9.11 l’auteur dit: «Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi.» Évidemment cela ne signifie pas que ceux qui savent que Dieu s’appelle Jéhovah se confieront en lui – les voisins païens des Israélites savaient comment s’appelait le Dieu des Israélites (1 Samuel 6.2; 2 Rois 18.22); cela veut dire que ceux qui connaissent le caractère et la nature de Dieu, qui savent comment il est, seront prêts à lui faire confiance. Le Psaume 20.8 dit, selon la Version Darby, «ceux-ci font gloire de leurs chars, et ceux-là de leurs chevaux, mais nous, du nom de l’Eternel notre Dieu ». Cela ne veut pas dire que nous nous vanterons de ce que Dieu s’appelle Jéhovah. L’auteur veut dire que certains se confient à des aides humaines, mais nous nous confierons en Dieu parce que nous savons comment il est. En Esaïe 52.6, après avoir promis délivrer Israël de ses oppresseurs, Dieu dit: «C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom.» Son peuple connaissait depuis fort longtemps les mots à utiliser pour parler de Dieu, mais quand Dieu le délivrerait de leurs ennemis, ils comprendraient encore plus clairement la grande puissance et la fidélité de Dieu.
Quand donc Jésus dit qu’il a fait connaître aux apôtres « le nom de Dieu», il veut dire qu’il leur a fait voir comment Dieu est. En fait, c’était une autre manière de dire ce que Jésus avait dit à Philippe en Jean 14.7: «Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.» A travers Jésus et son caractère, les hommes peuvent connaître le caractère de Dieu le Père.
Il est tout à fait normal de dire le nom de Jésus lors d’un baptême. Mais ce serait une erreur que d’insister plus dans notre pensée sur le mot «Jésus» que sur la personne et l’autorité de Jésus, comme si les syllabes «Jé-sus» avaient une puissance «magique» en elles-mêmes pour rendre le baptême efficace.
3. Le sens de baptiser «au nom de» quelqu’un
Il y a trois expressions grecques qui sont toutes traduites par les mots français «au nom de». Ce sont eis to onoma, en to anomati, et epi to onoma. Certains experts de la langue grecque trouvent une nuance entre elles. Baptiser «eis» le nom de quelqu’un serait mettre le baptisé «en» ou «dans» la personne nommée; ce serait mettre le baptisé dans la présence de ou dans une relation personnelle avec la personne. Baptiser «epi» le nom de quelqu’un serait agir par l’autorité de la personne nommée. Ces experts soulignent qu’en Matthieu 28.19 Jésus dit de baptiser «eis le nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit», mais qu’en Actes 2.38 Pierre dit aux gens de se faire baptiser «epi le nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit» Voilà de quelle manière le professeur Harvey Floyd, par exemple, explique Matthieu 28.19 «Au baptême sont établies des relations entre le croyant et Dieu le Père, et le Fils et le Saint-Esprit. On ne noue pas de relations avec Dieu en plusieurs phases différentes, premièrement avec le Père, puis avec le Fils, et puis avec l’Esprit Saint, mais plutôt avec tous en même temps. Au baptême, des relations sont établies avec Dieu le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit.»
David Lipscomb est un autre auteur qui soutenait cette interprétation de Matthieu 28.19. Il expliquait que dans l’évangile, Jésus, qui venait de dire, «Toute autorité m’a été donnéedans le ciel et sur la terre» (vs. 18), a autorisé les apôtres à baptiser les hommes pour qu’ils soient «en» Dieu, ou en relation avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit comme des rachetés. Dans les Actes, ces apôtres ont fait ce que Jésus les avait autorisés à faire – ils ont prêché et baptisé «en son nom» ou par « son autorité».
Evidemment ce point de vue sur la grammaire du verset permet de retenir l’idée que Dieu existe en trois personnes distinctes mais unies.
Un autre point de vue sur la grammaire maintient que les trois prépositions grecques, eis (Matthieu 28.19; Actes 8.16), en (Actes 10.48; Col. 3.17) et epi (Actes 2.38; 5.40) sont interchangeables quand elles s’emploient avec «nom», et quelle que soit la préposition, le sens est toujours proche de «par l’autorité de». Les trois expressions grecques seraient bien rendues par la seule locution française, «au nom de», qui signifie, «à la place de, par l’autorité de, ou en considération de».
Cette explication, aussi, permet de concilier facilement l’ordre en Matthieu 28.19 de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et la pratique dans le livre des Actes de baptiser au nom de Jésus. Comme la première explication, celle-ci ne contredit pas l’idée de trois personnes en un seul Dieu. Il suffit de prendre en considération l’unité et l’harmonie qui existent entre ces trois personnes. Considérez, par exemple, les versets suivants: «Tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement… Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.» (Jean 5.19,22). «Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef.» (Jean 7. 16-17). «Je ne fais rien de moi-même, mais… je parle selon ce que le Père m’a enseigné… je fais toujours ce qui lui est agréable.» (Jean 8.28,29). «Moi et le Père nous sommes un» (Jean 10.30). «Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité,… il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu,… Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera.» (Jean 16.13-15). En vue de cette unité profonde de caractère et de volonté, comment pourrait-il y avoir de conflit entre ce qui est autorisé par le Père et le Saint-Esprit, et ce qui est autorisé par Jésus, le Fils ? Les trois sont en parfaite harmonie; ce que Jésus ordonne, c’est bien ce que le Père a voulu et ce que l’Esprit révèle et confirme.
Ainsi, selon toutes les deux explications, les mots «au nom de» ne se réfèrent pas à ce qui est dit, mais plutôt à ce qui est fait. Il s’agit soit de baptiser des hommes pour les mettre «en Dieu» ou en relation avec lui, soit de les baptiser selon le commandement du Seigneur, par son autorité.

Que faut-il dire lors d’un baptême ?
Revenons maintenant à notre point de départ. Que faut-il donc dire lorsqu’on baptise quelqu’un : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ou bien « je te baptise au nom de Jésus-Christ ?»
En réalité, aucun passage du Nouveau Testament ne contient de formule officielle à prononcer lors d’un baptême. Aucun passage ne nous dit exactement ce que les apôtres disaient quand ils baptisaient les gens. (Ou même s’ils disaient quoi que ce soit avant de les baptiser !). Il n’y a pas de mal, lorsqu’on fait quelque chose, à dire ce qu’on est en train de faire. Mais l’efficacité du baptême n’est pas dans les paroles qui sont dites, elle est dans le sang de Jésus, la foi et la soumission de la personne qui reçoit le baptême, et la conformité de l’acte à l’enseignement de la Bible.
Colossiens 3.17 dit: «Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus». Si vous prenez le repas du Seigneur, si vous semez un champ de maïs, si vous aidez un pauvre, si vous embrassez votre enfant, vous pouvez le faire «au nom du Seigneur Jésus», c’est-à-dire en harmonie avec sa parole, en reconnaissant sa Seigneurie. Mais pour faire ces choses (et bien d’autres) «à son nom», il n’est pas nécessaire de dire formellement : «Je fais ceci au nom de Jésus».
Soit. Ce n’est pas nécessaire pour que le baptême soit valable, mais n’est-ce pas utile de dire quelque chose? Tout à fait. Il est bien de faire ou de dire ce qui produira une vive impression de la signification et l’importance solennelle du baptême sur l’esprit de la personne qui le reçoit. Il est bien aussi de faire savoir à l’assistance le sens de ce qui se passe. C’est une bonne occasion d’enseigner et de réaffirmer certaines vérités de notre foi.
Quels mots prononcer, alors ? Nous n’avons pas le droit d’imposer une formule précise là où la Bible ne l’a pas donnée. Je ne fais donc que vous proposer ce que j’ai l’habitude de dire: «Par l’autorité de Jésus-Christ et pour le pardon de tes péchés, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit».

Un dernier point
Pour que quelqu’un fasse quelque chose à mon nom, il faudrait bien que j’aie autorisé la personne à faire cette chose. Sinon, elle agit avec infidélité à mon égard et avec tromperie à l’égard de ceux auprès de qui elle l’emploie mon nom. Si je n’ai pas formellement autorisé Monsieur Dupont à faire des transactions commerciales à ma place, il n’a pas le droit de prendre un crédit, par exemple, à mon nom. Je refuserais d’honorer cet engagement qui n’est pas venu de ma part.
En ce qui concerne le baptême, on prononce le nom de Dieu sur bien de cérémonies que Dieu n’a pas autorisées. On baptise «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit» des personnes qui n’ont pas cru (des bébés). La parole de Dieu enseigne que le baptême est pour ceux qui croient déjà en Jésus (Marc 16.15-16; Actes 8.36- 38). On baptise «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit» en aspergeant la personne de quelques gouttes d’eau, mais la Bible enseigne que le baptême est un ensevelissement, une immersion (Romains 6.4,5; Colossiens 2.12; Actes 8.38-39). On baptise des personnes «au nom de Jésus» comme témoignage qu’elles ont déjà été sauvées, tandis que Jésus et ses apôtres ont enseigné qu’il faut être baptisé afin d’être sauvé et non pas parce qu’on le serait déjà (Jean 3.3-5; Marc 16.16; Actes 2.38; 22.16; 1 Pierre 3.21). Quel que soit le nom prononcé lors de ces cérémonies, ces personnes ne sont pas baptisées bibliquement.
Si telle est votre situation, faites-vous baptiser aujourd’hui pour le pardon de vos péchés selon ce que le Seigneur a autorisé.

B.B.

(dans Vol. 7, No. 3)

La belle confession

LA BELLE CONFESSION

Ayant peur des multitudes, les chefs religieux envoyèrent une foule armée pour arrêter Jésus pendant qu’il priait dans le jardin (Jean 18.1-3). Judas l’a identifié par un baiser d’amitié prétendue (Matthieu 26.48-49). Mais ce baiser n’était pas nécessaire. Jésus confessa son identité humaine: “Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit: Qui cherchez-vous? Ils lui répondirent: Jésus de Nazareth. Jésus leur dit: C’est moi…” (Jean 18.4,5). Il s’avança, et ceux qui venaient le prendre reculèrent et tombèrent par terre (Jean 18.6). Ce n’était pas un crime que de s’appeler “Jésus” ou d’être de Nazareth. Mais plus tard ce même jour, Jésus confesserait aussi son identité divine. C’est là “la belle confession” (I Timothée 6.13). 
Jésus fit la belle confession

Devant le sanhédrin Jésus confessa son identité divine en tant que Christ. Les chefs religieux des Juifs tentèrent de condamner Jésus en s’appuyant sur de faux témoins. Mais il les regardait calmement se contredire et faire échouer leur propre faux témoignage: “Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point; car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s’accordaient pas. Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, disant: Nous l’avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. Même sur ce point-là leur témoignage ne s’accordait pas” (Marc 14.55- 59).
Finalement, le souverain sacrificateur lui dit: “Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.”(Matt. 26.63). Il répondit ouvertement: “Tu l’as dit.” (Matt. 26.64). Cela suffisait pour le souverain sacrificateur. La cour ne chercha pas à écouter des arguments en faveur de la prétention de Jésus. Elle déclara d’un air triomphal: “Il mérite la mort.” (Matt. 26.66). Ils n’ont pas appuyé leur décision sur le témoignage des faux témoins. Ce fut plutôt sa confession courageuse de sa vraie identité comme le Christ, comme le Fils de Dieu, qui fit tomber sur lui leur colère sans bornes.
“Christ” (grec) et “Messie” (hébreu; Jean 1.41) signifient “l’oint”. On oignait des prophètes (I Rois 19.16), des prêtres (Exode 28.41) et des rois (I Samuel 15.1). Jésus est le Christ – “l’oint” – que le Père a oint comme prophète (Actes 3.22- 26), comme souverain sacrificateur (Hébreux 4.14-16) et comme roi (Apocalypse 17.14; Colossiens 1.13).
Devant Pilate Jésus confessa son identité divine en tant que Roi. L’empire romain ne permettait pas aux Juifs d’appliquer la peine de mort. Ainsi donc, leurs chefs conduisirent Jésus au gouverneur romain, Ponce Pilate, pour qu’il le condamne à mort. Jésus dit à Pilate: “Mon royaume n’est pas ce monde…Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.” (Jean 18.36-37)
Après que Jésus fut emmené pour être jugé, Judas confessa sa propre culpabilité et l’innocence du Seigneur: “J’ai péché, en livrant le sang innocent” (Matt. 27.4). Pilate dit qu’il ne trouva aucun crime en Jésus (Jean 18.38). Hérode examina Jésus et le renvoya sans le condamner, et Pilate le déclara de nouveau un homme innocent (Luc 23.6-16). La femme de Pilate le conseilla de ne pas s’engager dans l’affaire de “ce juste” (Matt. 27.19). Mais le caractère moral de Pilate n’était pas assez fort pour résister contre la pression de la foule intraitable. Pilate s’est déclaré innocent et déclara Jésus innocent aussi – puis il le livra pour être battu de verges avant de subir la crucifixion (Luc 23.22-23; Matt. 27.24).
Après l’avoir fait battre, Pilate déclara deux fois de plus que Jésus était innocent, essayant toujours d’arrêter son exécution (Jean 19.4,6). Il apprit que Jésus se disait le Fils de Dieu, ce qui augmenta sa frayeur; il parla encore avec Jésus (Jean 19.7-11). “Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient: Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César. Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors; et il s’assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé… Il dit aux Juifs: Voici votre roi. Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte- crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César.” (Jean 19.12-15). Les grands prêtres haïssaient Jésus plus qu’ils ne haïssaient César, l’empereur romain qui dominait sur eux. Pilate craignait César plus qu’il ne craignait Dieu. “Alors il le leur livra pour être crucifié.” (Jean 19.16).
En confessant son identité humaine comme Jésus,
Il fut livré par la foule;
En confessant son identité divine comme Christ,
Il fut livré par les chefs religieux;
En confessant son identité divine comme Roi,
Il fut livré par le gouverneur – à la croix.

Nous devons faire la belle confession
L’identité divine de Jésus-Christ fut révélée par Dieu le Père. Jésus dit à ses apôtres, “Qui dites-vous que je suis? Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.” (Matt. 16.15-17). Comment le Père l’avait-il révélé? Peut-être que Pierre avait entendu la voix qui “fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bienaimé, en qui j’ai mis toute mon affection” (Matt. 3.17; voir Actes 1.21-22). Jean avait dit, “Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu.” (Jean 1.34).
Avant le moment décrit en Matthieu 16, Pierre avait déjà témoigné beaucoup de la vie, des enseignements et des miracles de Jésus. Celui-ci avait changé de l’eau en vin, guéri des malades, chassé des démons, calmé une tempête, nourri les cinq mille et nourri les quatre mille. Pierre l’avait vu ressusciter la fille de Jaïrus (Luc 8.51). Il avait vu Jésus marcher sur la mer de Galilée pendant un orage, et Pierre avait marché brièvement sur l’eau avec Jésus, par Sa puissance. “Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant sus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.” (Matt. 14.32,33).
La belle confession est le cœur même de la prédication de l’Evangile. “Combats le bon combat de la foisaisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus- Christ qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement, et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ.” (I Timothée 6.12-14). Pierre a présenté la conclusion logique à tirer des preuves concernant Jésus: “Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.” (Actes 2.36). Saul de Tarse obéit à l’Evangile à Damas, et “aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu…et confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.” (Actes 9.20,22; voir Actes 17.2,3).
Simon le magicien se donnant pour un personnage important…provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie” (Actes 8.9). Mais le message d’un prédicateur de l’Evangile n’est pas “soi-même”. “Nous ne prêchons pas nous-mêmes; C’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus.” (II Corinthiens 4.5). “C’est lui que nous annonçons…” (Colossiens 1.28). Les vrais prédicateurs de l’Evangile “se cachent derrière la croix.” Ils partagent l’attitude de Jean: “Il faut qu’il croisse, et que je diminue.” (Jean 3.30).
La belle confession nous conduit à un enterrement et une nouvelle vie! Après avoir confessé son identité divine, Jésus fut crucifié et enterré, puis il est revenu à la vie. La belle confession nous conduit également à un ensevelissement dans l’eau du baptême, suivi d’une vie nouvelle en Christ.
La Bible ne nous enseigne pas à dire avant le baptême, “Je crois que Dieu, à cause de Christ, a pardonné mes péchés.” Cette confession n’est pas celle que le pécheur est appelé à faire. Christ est mort pour les péchés de tout le monde. Mais les péchés d’une personne n’ont pas encore été pardonnés avant le baptême.
Un pécheur qui entend l’Evangile, y croit et se repent doit faire la belle confession. “C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.” (Matt. 10.32,33). Le pécheur doit confesser “le Seigneur Jésus” (Romains 10.9). “Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut” (Romains 10.10).
Mais confesser ne suffit pas. Certains croient, mais refusent de confesser (voir Jean 12.42-43). D’autres confessent, mais refusent d’obéir. Jésus demande: “Pourquoi m’appelez-vous Seigneur! Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?” (Luc 6.46). “Ceux qui me disent: Seigneur! Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.” (Matt. 7.21).
Le pécheur qui a cru, qui s’est repenti et qui a confessé doit alors se faire baptiser. Paul rappela aux chrétiens de Rome, “Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.” (Romains 6.3-4; voir Colossiens 2.12)
Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l’eau. Et l’eunuque dit: Voici de l’eau; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé? Philippe dit: si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit: Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. Il fit arrêter le char; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque.” (Actes 8.35-38). Jésus dit: “Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.” (Marc 16.16) “Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus- Christ pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.” (Actes 2.38) “Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.” (Actes 22.16). Un pécheur est sauvé par la foi quand il est baptisé en Christ.
La belle confession est le fondement de l’Eglise. En Matthieu 16, Jésus continua sa réponse à la belle confession de Pierre: “Et moi, je te dis que tu es Pierre [Petros en grec: une pierre ou un caillou] et que sur cette pierre [petra en grec; un rocher] je bâtirai mon Eglise.” Jésus ne promettait pas de bâtir son Eglise sur l’homme Pierre. Jésus a confessé Pierre tout comme Pierre l’avait confessé (voir Matthieu 10.32). Puis Jésus a ramené la pensée des disciples d’une simple “pierre” dans l’édifice (l’apôtre Pierre) à la confession que Pierre avait faite concernant le Christ, qui est notre “rocher”. Jésus dit qu’il bâtirait son Eglise “sur cette pierre” – sur la vérité, plus solide qu’un rocher, que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. “Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.” (I Corinthiens 3.11). Pierre est une partie du fondement, avec tous les autres apôtres et prophètes: “Vous avez été édifié sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.” (Ephésiens 2.20). Pierre comprenait ceci et, comme Paul, s’est référé à Jésus comme “pierre angulaire” (I Pierre .4-6).
Aujourd’hui la belle confession est toujours le fondement de l’Eglise. Quand des hommes et des femmes confessent Christ et obéissent à l’Evangile dans une ville ou un village quelconque, ils deviennent une partie de l’Eglise du Christ (Actes 2.41,47; Romains 16.16; Ephésiens 4.4; 1.22-23). Ils deviennent comme des “pierres vivantes” édifiées sur Christ (I Pierre 2.5).
Avez-vous fait la belle confession? Avez-vous obéi à l’Evangile de Christ? Etes-vous devenu une partie de son Eglise? “C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père.” (Philippiens 2.9-11)

Royce Frederick

(dans Vol. 4, No. 1)

La doctrine de la Trinité

On entend beaucoup d’idées contradictoires sur la nature de Dieu. Les musulmans croient généralement que le christianisme enseigne l’existence de trois Dieux. Certains évangéliques disent qu’il n’y a qu’un seul Dieu, dont le nom personnel est Jésus. Pour eux cette seule personne joue trois rôles différents, ceux de Père, Fils et Saint-Esprit. Les Témoins de Jéhovah croient que le Père seul est Dieu depuis l’éternité. Ils enseignent que Jésus est l’archange Michel que Dieu a exalté. Ils croient que le Saint-Esprit, au lieu d’être une personne divine, n’est que la force impersonnelle que Dieu exerce dans le monde quand il agit. Et puis il y a une explication de Dieu qu’on appelle la doctrine de la Trinité.

En essayant de comprendre la nature de Dieu, il faut tenir compte de trois idées fondamentales contenues dans la Bible : l’unité de Dieu, la diversité en Dieu et la personnalité de l’Esprit. Dans cet article nous verrons les explications offertes par Harvey Floyd dans son livre Le Saint-Esprit est-il pour moi ? Que Dieu nous aide à comprendre ce qu’il a dit concernant sa propre nature. Ne soyons pas comme les trois amis de Job contre qui Dieu s’est fâché parce qu’ils n’ont pas dit la vérité à son sujet (Job 42.8).

-B.B.


(1) L’unité de Dieu

(Deutéronome 6.4)

« Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. » Voici ce que l’on appelle le Shéma. Shéma est un mot hébreu qui signifie « Écoute ». C’est le premier mot de ce passage en hébreu. Au culte dans les synagogues les juifs récitent régulièrement ce passage. Il est très important dans le judaïsme. Il est aussi très important dans le christianisme.

(2) La diversité en Dieu

(Matthieu 28.19, 2 Corinthiens 13.13, Jean 1.1, Jean 14.16, Jean 17.24, Matthieu 3.16,17)

Jésus confia à ses disciples la mission de baptiser des disciples au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28.19). Au baptême sont établies des relations entre le croyant et Dieu le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit. On ne noue pas de relations avec Dieu en plusieurs phases différentes, premièrement avec le Père, puis avec le Fils, et enfin avec l’Esprit Saint, mais plutôt avec tous en même temps. Au baptême, des relations sont établies avec Dieu le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit. Ce passage indique quelque chose de très important au sujet de la nature de Dieu. Il montre qu’il y a de la diversité dans l’unité de Dieu. Dieu est Dieu le père et Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Autrement, on arrive à une conclusion qui n’est pas convenable, c’est-à-dire, que nos relations sont décrites comme étant avec le Créateur et avec deux créatures, que les créatures sont associées au Créateur par un même nom (au singulier), et que l’on vient à tous les trois par une seule action. Car le Fils est ou bien Dieu le Fils ou bien une créature, et l’Esprit est ou bien Dieu l’Esprit ou bien une créature. Il n’y a pas d’état intermédiaire.

Paul termine la deuxième lettre aux Corinthiens par cette prière : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! » (2 Corinthiens 13.13). Là encore, on voit ou bien la diversité en Dieu ou bien l’union de créature et Créateur, ce qui ne convient pas. En d’autres termes, cette triade, cette trinité, peut-elle se composer d’un être créé, plus le Créateur, plus un autre être créé ?

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu » (Jean 1.1). Voilà une déclaration précise que la diversité est une différence de personnes ; et elle affirme que les deux personnes sont Dieu. « Et moi, je prierai le Père – dit Jésus – et il vous donnera un autre consolateur » (Jean 14.16). Pesez attentivement les mots « un autre ». Ils affirment une différence de personnes entre le Fils et l’Esprit. Le fait que Jésus adresse sa prière au Père (« je prierai le Père ») est significatif aussi. Cela veut dire que le Père et le Fils ne peuvent pas être une seule personne. Le fait que le Père aime le Fils prouve la même chose (Jean 17.24).

Au baptême de Jésus, trois personnes distinctes sont présentes, et il y a de la communication entre eux : le Père, qui le déclare être son Christ ; l’Esprit, qui vient vers lui symbolisé par une colombe ; et bien entendu, Jésus lui-même, qui est conscient de ce que dit le Père et de la venue de l’Esprit. « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3.16,17; parallèles en Marc 1.9-11, Luc 3.21-22, Jean 1.32-34).

(3) La personnalité de l’Esprit

(Éphésiens 4.30, 1 Corinthiens 2.10, et 1 Corinthiens 12.11)

« N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4.30). N’attristez pas le Saint-Esprit, ne lui causez pas de chagrin par une vie chrétienne indigne, y compris des choses telles que le mensonge, la colère non-maîtrisée, le vol, l’amertume ou la méchanceté (Éphésiens 4.25-31). Le fait que l’Esprit Saint éprouve de la tristesse établit clairement qu’il est conscient et personnel. Une personne est un être qui peut penser, vouloir, raisonner, sentir, connaître. Le Saint-Esprit a la connaissance parfaite, même des « profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2.10). Il est impossible, donc, qu’il soit un être fini, limité, ou tout simplement l’énergie impersonnelle de Dieu. L’Esprit n’est non plus simplement Dieu en action, car l’Esprit lui-même a une volonté (1 Corinthiens 12.11).

L’unité de Dieu

Passons maintenant à une discussion de l’unité de Dieu. Cette unité doit être le point de départ de toute discussion de la nature de Dieu. La déclaration fondamentale de l’unité de Dieu est Deutéronome 6.4 : « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. » Quelles que soient les conclusions que nous tirons à l’égard de la nature de Dieu, nous devons respecter ce passage – nos conclusions ne doivent pas le contredire. Il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a pas trois Dieux. Il n’y a pas une multiplicité de Dieux ; il y en a un seul. Cette vérité est primordiale dans le christianisme aussi bien que dans le judaïsme. Quand on a demandé à Jésus d’identifier le premier commandement de la loi, il a répondu (en citant Deutéronome 6.4,5) : « Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » (Marc 12.29,30). Il y a un seul Dieu, et l’homme doit l’aimer de tout son être. Ceci est le premier commandement : reconnaître que Dieu est unique et qu’il est le seul objet digne de notre dévotion absolue.

« Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien » (Jacques 2.19). Il est vrai, selon le livre de Jacques, qu’il y avait ceux qui se reposaient sur ce seul principe de base. Bien qu’il ne suffise pas de croire à ce principe seul, il est essentiel de reconnaître qu’il y a un seul Dieu. Un musulman m’a une fois demandé : « Est-il une croyance chrétienne que Dieu est un ? » Il pensait que les chrétiens ne croyaient pas en un seul Dieu mais en trois dieux. « Oui, bien sûr que c’est une croyance chrétienne – lui assurai-je – il y a un seul Dieu, il n’y en a pas trois. »

En Romains 3.30 Paul démontre qu’il y a un seul plan de salut pour tous. Et sur quoi repose cette conclusion ? Sur le fait qu’il y a un seul Dieu. Il n’y a pas un plan de salut pour les Juifs et un autre pour les gentils. Et pourquoi pas ? Parce que Dieu est un. Il justifiera le Juif par la foi, et il justifiera le gentil de la même façon, par la même foi. Le fait qu’il y a un seul Dieu est fondamental dans le christianisme, et l’unité de Dieu n’est pas enseignée seulement dans l’Ancien Testament, mais aussi dans le Nouveau Testament.

L’unité dans la diversité

Ayant établi l’importance de l’unité de Dieu, nous avons un deuxième point à examiner : quelle est la nature de l’unité de Dieu ? Est-elle l’unité d’un monolithe ? « Monolithe » est dérivé de deux mots grecs : monos et lithos. Monos veut dire « seul » et lithos veut dire « pierre ». Un monolithe est une grande pierre. Elle n’est pas différenciée ; elle est pareille partout, sans différence de part et d’autre. Ce qui a le caractère d’un monolithe n’a pas de diversité dans son unité ; il n’y a qu’une masse qui n’est pas différenciée. L’unité de Dieu, ressemble-t-elle à l’unité d’un monolithe ? Ou bien, est-elle une unité complexe ? L’unité de Dieu ressemble-t-elle à l’unité d’un organisme vivant, tel un corps de personnes unifiées ? Ou bien, ressemble-t-elle à l’unité simpliste d’un monolithe ?

La prière de Jésus que tous ses disciples soient « un » peut nous aider à comprendre une unité qui permet la diversité en elle-même (Jean 17.20-23). Quelle sera la nature de leur unité ? L’unité des disciples, sera-t-elle semblable à l’unité d’un monolithe ? Ce serait impossible : dans cette unité seront plusieurs éléments, plusieurs composants. Il y aura un en plusieurs dans cette sorte d’unité. « Afin que tous soient un – pria-t-il – comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi… pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Jésus dit que l’unité de Dieu et lui-même doit être le modèle de l’unité de ses disciples.

Et quelle est la nature de l’unité des disciples ? « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ » (1 Corinthiens 12.12). (Dans cette phrase le mot « Christ » est employé pour l’Église.) L’unité de l’Église est une unité complexe ; c’est une unité composée de plusieurs éléments. On se sert de ce passage tout simplement comme un exemple d’unité complexe. Certainement, l’unité de Dieu est plus profondément complexe que la nôtre, mais il s’agit bien d’unité. Son unité est comme celle d’un organisme vivant ou d’une grande œuvre d’art, de littérature ou de musique. Il n’y a qu’un seul Dieu, un seul Être Divin, mais il y a de la diversité dans son unité. Dieu est une triade ; il y a trois personnes. Ce langage nous cause de la difficulté. Quand nous pensons à trois personnes, nous avons une tendance à penser à trois êtres séparés, mais nous devons résister à cette tendance. L’idée de trois êtres séparés (ou dieux) n’est pas ce qu’on cherche à communiquer par ce langage, et ce qui est plus important, ce n’est pas la réalité que le langage est appelé à décrire.

La complexité de la nature de Dieu ne devrait pas nous étonner. Toute réalité, y compris notre propre nature, est extrêmement complexe. On devrait s’attendre à ce que la nature de Dieu, lui qui est réalité suprême, soit bien plus complexe que celle de sa création. Lorsque l’on apprend pour la première fois que Dieu n’est pas une personne mais plutôt trois – Père, Fils et Saint-Esprit – on n’apprend pas qu’il y a trois Dieux tandis que l’on avait cru qu’il y en avait un seul. On apprend seulement que Dieu est beaucoup plus grand que ce que l’on s’était imaginé. Ce fait concernant Dieu – qu’il est un et pourtant existe éternellement dans la triple relation personnelle de Père, Fils et Saint-Esprit – est ce que signifie la doctrine de la Trinité.

Questions et réponses

1. Le Saint-Esprit, comment est-il venu en existence ? Jésus est né ; Dieu a toujours existé ; d’où est venu le Saint-Esprit ?

La naissance de Jésus ne marque pas le début de son existence ; elle ne marque que son entrée dans le monde (Jean 1.14). Il est éternel (Jean 1.1). De même, l’Esprit n’est pas venu en existence ; il a toujours été Dieu l’Esprit et a toujours été avec Dieu le Père et le Fils. Si l’Esprit est venu en existence, il est une créature ou une force impersonnelle – un point de vue qui ne peut pas s’harmoniser avec les évidences bibliques.

2. Comment la traduction littérale de Jean 1.1 « la parole était un dieu », changerait-elle notre compréhension du verset ? J’aurais compris que son sens littéral est « la parole était un dieu ».

Selon les Témoins de Jéhovah, il faut traduire Jean 1.1 « la parole était un dieu », parce que dans le texte grec, « Dieu » (theos) manque d’article dans cette instance. (La langue grecque n’a que l’article défini, le/la/les. Puisque l’article défini n’est pas employé ici, les Témoins de Jéhovah supposent qu’ils peuvent traduire « un dieu ».) Cette traduction ne peut pas se concilier au monothéisme. Il est impossible que le Christ soit « un dieu ». Selon les Écritures il y a un seul Dieu. Tous les autres n’existent que dans l’esprit des hommes. Le Christ est soit Dieu soit un faux dieu. Il y a donc des difficultés doctrinales dans la traduction « un dieu ». Et la grammaire ? Dans les premiers dix-huit versets de Jean « Dieu » (theos) apparaît au moins quatre fois de plus sans l’article (1.6,12,13,18). Devrait-on traduire le verset 6 « Il y eut un homme envoyé d’un dieu » ? Le verset 12 : « enfants d’un dieu » ? Le verset 13 : « nés…d’un dieu » ? le verset 18 : « Personne n’a jamais vu un dieu » ? De telles déclarations seraient à propos dans un milieu païen, mais pas dans la bouche d’un chrétien. Afin d’être fidèles à leurs propres règles, les Témoins doivent traduire theos dans tous ces versets « un dieu ». Il ne le font pas.

Sans article, l’accent est mis sur la qualité et le caractère du mot « Dieu ». Il n’est pas indéfini. La présence de l’article aurait rendu le mot précis, elle l’aurait marqué comme spécifique. Le sens de la déclaration de Jean est : « La parole était divine » ; le Christ possédait pleinement la nature et les qualités de Dieu.

3. Si le Christ est éternel, dans quel sens a-t-il été « engendré » (Hébreux 1.5, Psaumes 2.7) ?

Le mot « engendré » signifie-t-il que le Christ a commencé à exister, qu’il n’est pas éternel, et qu’il est inférieur au Père, comme certains le prétendent ? Regardez le contexte qui entoure la déclaration (« je t’ai engendré aujourd’hui » ) dans l’épître aux Hébreux. Au verset 3 il est déclaré que le Christ est la représentation exacte de la nature de Dieu (« l’empreinte de sa personne » ). Comment peut-il représenter exactement la nature de Dieu s’il n’est qu’une créature et qu’il est inférieur dans sa nature ? Hébreux 1.6 dit : « Que tous les anges de Dieu l’adorent. » Jésus affirma que Dieu seul est le vrai objet d’adoration (Matthieu 4.10, citation de Deutéronome 6.13). Pierre refusa l’adoration de Corneille (Actes 10.25,26). L’ange corrigea Jean quand celui-ci se prosterna devant lui pour l’adorer (Apocalypse 19.10; 22.9). Et pourtant, Jésus se permit d’être adoré (Matthieu 28.9,10). Il ne corrigea pas Thomas quand l’apôtre l’appela « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20.28). De plus, selon Hébreux, le Christ est appelé Dieu par le Père (1.8), il est le Créateur (1.10), et il est éternel et immuable (il ne change pas), un attribut incontestable de Dieu (Psaume 90.2). En Actes 13.33 Paul interprète l’expression « engendrer » quand elle concerne le Christ comme se référant, non pas à un commencement dans le temps, mais à la résurrection. Le Christ fut engendré quand Dieu l’a officiellement déclaré être le Messie et l’a installé comme Messie par sa résurrection d’entre les morts. (Voir aussi Romains 1.4)

4. Au vu de la doctrine de la Trinité, pourquoi Jésus a-t-il dit : « Le Père est plus grand que moi » ?

Jésus devint entièrement humain. Puisque nous sommes des créatures de chair et de sang, « il y a également participé lui-même » (Hébreux 2.14), et a été « rendu semblable en toutes choses à » nous (Hébreux 2.17). Dans sa pleine identification avec nous il « croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2.52), s’étonnait (Marc 6.6), devenait fatigué (Jean 4.6), éprouvait le besoin de prier (Hébreux 5.7), était tenté (Matthieu 4.1), avait faim (Matthieu 4.2) et soif (Jean 19.28), ne savait pas l’heure de son deuxième avènement (Matthieu 24.36), souffrait et mourut (Hébreux 5.8 et 2.14). Toutes ces expériences de Jésus se réfèrent à son état d’humiliation, un état qui n’était pas le sien éternellement, mais dont il se chargea pour nous. Avant de s’humilier pour nous ressembler, il « existait en forme de Dieu » et possédait « l’égalité avec Dieu » (Philippiens 2.6-8). Les passages qui parlent de l’infériorité de Jésus par rapport au Père, tel que Jean 14.28, se réfèrent à son état temporaire d’humiliation.

Harvey FLOYD

Le Dieu inconnu

“LE DIEU INCONNU” 

Personne ne peut nier que le monde existe. Mais d’où est-il venu ? «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1). La question à poser ensuite pourraît être: «Quel Dieu ?» Un seul Dieu créa-t-il le monde ou bien le monde fut-il créé par une multitude d’êtres divins ?
En Actes 17 se trouve un passage merveilleux traitant du Dieu qui créa l’univers. Paul s’adressait à un groupe de philosophes païens à Athènes, l’une des villes les plus idolâtres dans l’histoire du monde. C’était une ville « pleine d’idoles » (Actes 17.16). Les hommes d’Athènes «ne passaient leur temps qu’à dire ou à écouter des nouvelles » (Actes 17.21) Les citoyens d’Athènes s’efforçaient de rester suffisament bien informés des actualités pour pouvoir en parler avec quiconque. Un Romain de l’antiquité dit qu’il était plus facile de trouver un dieu à Athenes que de trouver un homme. En parcourant les rues de cette ville historique il serait difficile de ne pas remarquer les diverses idoles érigées en honneur des différents dieux. Il y avaient à Athènes un dieu pour chaque chose. Ses citoyens, pourtant, se rendaient compte qu’ils auraient pu oublier un dieu. Ils érigèrent donc un autel en mémoire de celui qu’ils auraient oublié.
En traversant la ville Paul vit l’autel érigé en mémoire du «Dieu inconnu.» C’était ce Dieu oublié que Paul voulait leur exposer. Le vrai Dieu vivant ne demeure ni sur un piédestal ni dans un temple fait de main d’homme. Dieu créa toutes choses et il vit partout. « Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira» (Psaume 139.7-10).
Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Dieu créa le monde et les hommes tels qu’il les a faits? Il le fit afin «qu’il cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être» (Actes 17.27,28). Nous sommes là pour servir le seul vrai Dieu. Dieu se met en colère quand nous adorons d’autres dieux, car ils n’ont rien fait pour nous. Esaïe déclare que les idoles sont sans force car elles sont faites par l’homme au lieu d’avoir fait les hommes (Esaïe 44.12-17; 46.3-7). Même les Athéniens reconnaissaient que les hommes sont des enfants de Dieu (Actes 17.28). Ceci étant, que serions-nous si nous adorions un dieu fait d’or, de pierre ou des bois ? En diminuant Dieu nous nous diminuons nousmêmes.
Nous devons élever Dieu dans nos vies à la place qui lui convient. Il est l’Etre Suprême. Il n’y a pas un autre Dieu et il n’y a pas d’excuse pour ceux qui ne croient pas en lui. «En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables» (Romains 1.20) Mais si je crois réellement en Dieu, alors je dois agir en conséquence. Comment une personne peut-elle croire réellement que Dieu existe et qu’il créa toutes choses, et refuser de chercher à lui plaire? Il est étonnant de considérer la peine que nous nous donnons pour plaire aux soi-disant «dieux» de ce monde tandis que nous refusons de faire quoi que ce soit pour le seul vrai Dieu. Qui est plus digne que Dieu de recevoir notre amour et dévouement? «Ecoutons la fin du discours: crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit tout homme. Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » (Ecclésiaste 12.13,14). Ainsi donc, je dois vivre de telle manière à être agréable à Dieu afin de me tenir victorieux devant lui dans l’éternité.
Dieu a non seulement créé, l’homme, mais il continue de le soutenir. Et il nous soutient non seulement sur le plan physique, mais sur le plan spirituel aussi. Dieu reconnaît que le côté spirituel de l’homme est plus important que son côté physique parce que l’homme spirituel vivra pour toujours. A cause de son amour pour l’homme, Dieu a pourvu le nécessaire pour le salut éternel de son âme. «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jean 3.16). Notre Dieu aimant a pourvu le salut, mais nous devons faire quelque chose afin d’obtenir ce salut. On peut pourvoir à un animal de l’eau à boire, mais pour qu’elle lui soit bénéfique, il doit en boire. Afin que j’obtienne le salut, moi aussi, je dois faire quelque chose. Je dois croire au seul Dieu et l’aimer de tout mon coeur. Je dois croire également qu’il a envoyé son Fils, Jésus-Christ, afin qu’il soit mon Sauveur. Je dois accepter de confesser cette foi et parler de Christ aux autres. En plus, je dois accepter de me repentir, de changer mon ancienne manière de vivre. Je dois naître de nouveau (Jean 3.3-5), ce qui veut dire que je dois être baptisé (immergé dans l’eau) pour la rémission de tous mes péchés. Ainsi je peux devenir enfant du seul Dieu et avoir l’espérance d’une vie avec lui pendant toute l’éternité. Pourquoi passer votre vie à servir une idole morte qui n’a rien fait pour vous et qui en plus ne pourra jamais rien faire pour vous? Pourquoi ne pas vivre pour le seul vrai Dieu vivant ? Pourquoi ne pas vivre de la manière que Dieu veut que vous viviez afin d’être avec lui pour l’éternité ?                                                                   Ronnie Lowe

(dans Vol. 2, No. 4)