Vers un mariage heureux

     Il est étrange de constater combien on connaît peu les enseignements de Jésus en ce qui concerne le mariage. Et pourtant ces instructions devraient être la base même de tout foyer qui se veut solide et durable.

     Le mariage est d’origine divine. Les liens du mariage trouvent leur origine dans le jardin d’Éden lorsque Dieu créa Ève pour être la compagne d’Adam. Le mariage n’est pas, comme on le pense parfois, le résultat d’une évolution sociale ou une sorte «d’arrangement» institué par l’homme au cours des âges. Non, son institution est véritablement divine et c’est la raison pour laquelle nous devons considérer le mariage comme saint et même sacré. Ceux qui décident de se marier doivent non seulement envisager les obligations qu’ils ont contractées vis-à-vis d’eux-mêmes et de la société, mais de plus, ils doivent prendre conscience de ce que leur union comporte comme responsabilité vis-à-vis de la volonté de Dieu. Cela revient à dire qu’en se mariant on doit accepter cette volonté pour guide, de manière à voir cette union approuvée par le Créateur de l’univers. Il faut non seulement remplir les conditions exigées par la loi, mais également satisfaire aux désirs de Dieu.

Les buts du mariage

     Quels sont les buts principaux du mariage? Dans les deux premiers chapitres de la Genèse nous en trouvons deux :

     1— La vie en compagnie,

     2— La procréation de la race humaine. Dieu dit dans le livre de la Genèse:

     «Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide semblable à lui…» (Genèse 2.18).

     «Alors l’Éternel fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme et il l’amena vers l’homme» (Genèse 2.21-22).

     Le roi de l’univers créa donc la femme pour que le premier homme ne souffre pas de solitude. Sa compagne est son complément ; elle correspond à ses besoins et lui apporte ce qui lui manque dans l’existence. L’origine divine du mariage montre bien l’immense amour que Dieu voue aux êtres humains.

     La seconde raison d’être du mariage est, nous l’avons dit, la procréation de la race. Dieu, nous dit toujours le livre de la Genèse, bénit le premier couple et ajouta : «Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre» (Genèse 1.18).

     L’union du mariage comporte par conséquent l’immense privilège de créer la vie. Le Seigneur voulait que ceux qui s’unissent puissent avoir des enfants et que cette faculté soit portée précieusement dans leur cœur. Trop de jeunes, de nos jours, se marient avec l’intention arrêtée de ne jamais avoir d’enfant car ils pensent que cela représenterait une charge accrue du point de vue financier ainsi qu’une responsabilité qu’ils ne veulent pas assumer. Ils passent ainsi à côté d’un des plus grands privilèges que Dieu ait accordé au couple. Il est évident que la tâche d’élever un ou plusieurs enfants représente une somme d’efforts, de pensées et de prières parfois considérable, mais comment peut-on décrire le bonheur et les bénédictions que représentent ce petit être qui est le fruit de l’amour de deux êtres! Ceux qui ne peuvent malheureusement pas avoir d’enfants à eux mesurent peut-être mieux l’étendue et la profondeur de la joie que peut apporter à un foyer vide un petit être abandonné qu’on adopte et qu’on mène vers la connaissance de Dieu.

     Un vrai mariage chrétien ne peut être basé principalement sur l’attirance physique, car on ne fonde pas un foyer en ayant pour unique raison la satisfaction sexuelle. C’est se ravaler au rang de l’animal. Par contre, l’Écriture montre sans équivoque que la relation sexuelle entre époux est loin d’être quelque chose à considérer comme coupable. Ceci est clairement et normalement exprimé par le Seigneur quand il dit : «C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair» (Matthieu 19.5). Lorsqu’on en fait bon usage la relation sexuelle sanctifie même l’union dans les liens de l’amour véritable. L’apôtre Paul exhorte les époux en ces termes : «Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure car Dieu jugera les impudiques et les adultères» (Hébreux 13.4).

     La question sexuelle doit donc être comprise à sa juste valeur et considérée comme devant occuper tout naturellement sa place dans le mariage. Nous ne devons pas l’élever au-dessus de son niveau normal, mais tout de même réaliser qu’elle constitue une partie importante de l’existence du couple. L’aspect purement physique du mariage n’est pas le seul à entrer en ligne de compte quand il s’agit de vivre en parfaite entente.

La nature du mariage

     Il va du devoir des parents d’enseigner clairement à leurs enfants la véritable morale du mariage. Cela fait partie de leur préparation à la vie d’adulte et nous devons accepter la pleine responsabilité de répondre, selon leur stade de croissance, à leur besoin de connaître tous les aspects des principes de la vie. Cette préparation va les aider à assumer, plus tard, à leur tour, leurs responsabilités dans le mariage. Ils en comprendront mieux à la fois les privilèges et les devoirs.

     1— Le mariage est une union spirituelle aussi bien que physique, car ses liens dépas­sent la chair de très loin. Dieu a voulu qu’il en soit ainsi et c’est pourquoi il dit en Matthieu 19.5 que : «L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme».

     Ces liens sont établis dans le cœur et dans l’esprit des époux aussi bien que dans l’attrait physique.

     2— Le mariage est une union exclusive, mais l’homme s’est souvent éloigné de l’ordre originel de son Créateur qui voulait que l’être humain soit purement monogame. Dans certains pays ce commandement a été changé à un point tel qu’un homme peut avoir officiellement plusieurs épouses. Jésus dit:

     «Au commencement il n’en était pas ainsi» (Matthieu 19.8).

     Dans le Nouveau Testament le concept du mariage revient à ce que l’Éternel avait prévu au début de la création, c’est-à-dire une seule femme jusqu’à ce que le décès de l’un d’eux mette fin à l’union du couple. Personne n’a donc le droit de s’immiscer dans l’intimité existant entre mari et femme.

     3— Le mariage doit être permanent et définitif. En commentant la relation existant entre l’ancienne loi de Moïse et le chrétien, Paul utilise précisément le mariage pour exemple. Il déclare : «Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant, mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari» (Romains 7.2).

     Nous voyons donc que Dieu a toujours voulu que le mariage lie deux êtres jusqu’à la mort. Les Pharisiens abordèrent un jour Jésus et lui demandèrent:

     «Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque? Il répondit: N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.» (Matthieu 19.3-6).

     Cette conversation prouve que le mariage est quelque chose de permanent, qui dure tant que dure la vie.

     4— Le mariage est une union hautement honorable. Ainsi en a décidé l’Éternel dans sa Parole. Christ a également toujours enseigné qu’il s’agit là d’un état méritant le respect de tous par sa valeur spirituelle et morale. Il serait faux de croire qu’il ne s’agit là que d’une concession faite par Dieu à l’homme à cause de sa faiblesse et de sa luxure, autrement dit un mal nécessaire.

     Pas du tout! Le mariage fait partie du plan prévu par l’Éternel quand il a créé l’être humain. Il fait partie de tout ce que Dieu avait prévu dès le commencement du monde en ce qui concerne la race humaine.

     Ce serait également faire fausse route que de penser que le mariage peut prédominer sur le Royaume de Dieu. L’Église que Christ a fondée doit passer d’abord comme l’affirme le Fils de Dieu. «Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus» (Matthieu 6.33).

     Cela signifie que le mariage, comme toutes les choses terrestres, doit se conformer à la volonté divine et s’entretenir à sa seule lueur. Le respect de ces conditions est garant d’une parfaite union physique, morale et spirituelle et le mariage devient alors une existence où le meilleur domine et où le pire s’estompe et s’efface.

     «Un bon mariage n’est pas une promesse ou un contrat échangé entre deux personnes mais entre trois! Trop souvent on oublie d’y inviter Christ et il n’y a pas de place pour lui dans le nouveau foyer. Pourquoi? Parce que nous nous sommes fait une fausse image de lui et que nous avons oublié de suivre ses conseils sur la vie.» (D. Kauffman)

Ingrédients d’un mariage réussi

     Certains colis sont marqués du mot «Fragile». Parfois même, ce mot est suivi de la phrase «À manipuler avec soin». Il s’agit là d’une définition presque parfaite du mariage. L’union de deux êtres est très fragile mais elle peut être menée vers un grand succès à condition d’observer certaines règles simples mais essentielles. Le feu que le couple a allumé le jour de son mariage doit être soigneusement entretenu et il faut sans cesse y apporter du combustible.

     La réalisation de son bonheur. En regardant autour de soi avec lucidité, on réalise, en effet, que tout le monde ne dispose pas de notre bonheur, d’une épouse ou d’un mari comme le nôtre. L’Écclésiaste disait déjà il y a bien des siècles : «Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil. Car c’est ta part dans la vie, au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil» (Ecclésiaste 9.9).

     Souvent, nous avons l’impression que la haie est bien plus verte chez le voisin que chez nous. En suivant un tel raisonnement, on en arrive très vite à effacer les réalités de notre vie de chaque jour et, au lieu d’en voir toutes les beautés, de comprendre tout notre bonheur, nous nous figurons être frustrés et privés des choses que nous possédons déjà bel et bien.

     L’altruisme. L’être humain a souvent la fâcheuse tendance à ne regarder que ce qui se passe en lui-même au lieu de se tourner vers l’extérieur et de faire du mariage un compagnonnage basé sur un amour véritable de… l’autre. Lors de la création, Dieu avait dit : «Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair» (Genèse 2.18, 24).

     Comme le dit très justement l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 13.5, «l’amour ne cherche pas son intérêt». Cela exclut par conséquent d’office cet égoïsme qui a fait s’écrouler tant d’unions qui pourtant avaient débuté sous les meilleurs auspices. Dans l’épître aux Philippiens, il nous est également parlé d’une règle qui pourrait parfaitement s’appliquer au mariage:

     «…rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres» (Philippiens 2.2-4).

     Le respect de l’autre. Nous avons toujours un œil impitoyable pour « l’autre » sans vouloir admettre un seul instant que nous sommes, nous-mêmes, loin d’être parfaits. C’est ce qui a fait dire à Jésus:

     «Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil et alors, tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère» (Matthieu 7.5).

     La tolérance. L’intolérance fait partie intégrante de l’égoïsme qui nous pousse à toujours voir des défauts chez les autres et à ne jamais retenir que les mauvaises choses sans vouloir apercevoir tout le bien, tout l’amour et tout le dévouement dont est capable notre conjoint. Oh ! qu’il est difficile de prononcer ce petit mot gentil, cet encouragement, ce remerciement, ce compliment ! Cela fait cependant tant de bien, met un baume sur la plaie à vif et réconforte le cœur blessé. Salomon disait : «Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps» (Proverbes 16.24).

     Ne pensez-vous pas qu’il avait raison? Soyons francs, combien de fois nous mettons-nous en colère avant même de laisser une chance à notre femme ou à notre mari de s’expliquer, avant que n’éclate la dispute ?

     Il est pourtant bien dit dans la Bible: «Celui qui répond avant d’avoir écouté fait un acte de folie et s’attire la confusion» (Proverbes 18.13).

     Le pardon. Avez-vous également remarqué qu’après une discussion, nous trouvons tout normal que ce soit «l’autre» qui fasse le premier pas vers l’apaisement et la récon­ci­liation ? Nous pensons être des civilisés et nos réactions ressemblent souvent à celles des sauvages. Écoutons un des Apôtres de Jésus nous exhorter : «Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonnés, pardonnez-vous aussi» Colossiens 3.13).

     «Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère» (Éphésiens 4.26).

     Le véritable amour. Quand on se donne le temps de réfléchir, on s’aperçoit très vite que tout gravite autour de ce sentiment merveilleux qu’on appelle l’amour. Avons-nous réellement pour notre femme ou pour notre mari ce véritable amour qui est patient, plein de bonté, qui ne cherche pas son intérêt, qui ne s’irrite pas, qui ne soupçonne point le mal, qui excuse tout, qui supporte tout ? (1 Corinthiens 13.4-7). N’oublions pas la maxime qui dit que : «Là où il y a mariage sans amour, il y a bientôt de l’amour sans mariage».

     La règle d’or. ll est un verset de la Bible qu’on appelle souvent la règle d’or. Si elle était appliquée, elle apporterait sans doute une solution aux multiples problèmes que représente la vie conjugale :  «Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux» (Matt. 7.12).

     La communion spirituelle. Nous n’avons pas encore abordé le problème essentiel qui est la communion spi­ri­tuelle du couple. Cette unité d’esprit découle de toutes les autres choses dont nous venons de nous entretenir. On pourrait également affirmer que ces choses dépendent étroitement de la vie spirituelle du couple. Il existe à notre époque une sorte de pudeur qui empêche de parler des problèmes spi­ri­tuels. On considère, dans la société moderne, qu’il s’agit là d’une affaire strictement privée, qui ne regarde absolument personne. Cette conception revêt très souvent un caractère secret, caché, voire mystérieux. Le couple n’échappe pas à cette règle et bien qu’on n’ait aucun secret physique l’un pour l’autre, on se garde malgré tout de partager ses pensées profondes en matière spirituelle. Les spécialistes s’accordent à dire qu’il s’agit là d’un des principaux obstacles à la réalisation parfaite du couple et par là même d’une cellule familiale réellement harmonieuse.

Comment réaliser cette union spirituelle ?

      Certains se demandent comment réaliser cette union spirituelle? Je pense que, dans ce cas, on peut appliquer un dénominateur commun à la fois au mariage et à la volonté de Dieu. Tout d’abord, qu’est-ce que le mariage? C’est un don total de soi-même, en ayant la ferme résolution de ne pas changer de disposition d’esprit. Faire la volonté de Dieu est exactement la même chose. C’est également se donner, choisir, changer et être prêt à souffrir, à lutter pour ne plus être ce qu’on était avant. Le christianisme est une question de choix librement consenti, de volonté de faire ce qu’il faut pour vivre une existence heureuse. Le mariage n’est-il pas exactement la même chose, mais transposé sur le plan physique et sentimental? Pourquoi, dès lors, n’y aurait-il pas une parfaite harmonie spirituelle entre deux êtres qui sont prêts à faire n’importe quoi l’un pour l’autre?

     Le ménage chrétien possède un immense trésor commun: la Parole de Dieu. À partir de la volonté divine, tout est possible. On a souvent dit que le couple qui lutte ensemble se soude plus intimement que tout autre. La vie chrétienne est, elle aussi, une sorte de lutte quotidienne qu’on doit faire ensemble en partageant totalement ses idées et ses soucis spirituels. C’est de ce combat livré en commun que va jaillir cette merveilleuse union spi­ri­tuelle sans laquelle on ne peut réellement vivre quand on est vraiment chrétien. Cet effort commence à genoux, dans la prière. Le mari et la femme qui, ensemble, parlent à Dieu et lui confient ce qu’ils ont sur le cœur, trouvent là une force contre laquelle rien, absolument rien, ne peut prévaloir.

     Il faut des efforts, du temps et surtout de l’amour pour en arriver là, mais, à des chrétiens, rien n’est impossible.

Jacques Marchal

  Êtes-vous vraiment un couple chrétien? Voulez-vous savoir si vous êtes arrivés à cette parfaite unité spirituelle dont nous venons de parler? Répondez pour vous-mêmes à la série de questions qui vont suivre et dont le thème est:

Sl JÉSUS VENAIT DANS VOTRE FOYER…

  L’accueilleriez-vous à la porte, les bras ouverts, ou devriez-vous changer de vêtements avant de le laisser entrer?

  Devriez-vous cacher certains magazines et mettre votre Bible en évidence?

  Éteindriez-vous vite le poste de radio, la télévision ou l’ordinateur pour vous mettre à fredonner un cantique?

  Pourriez-vous laisser Jésus entrer directement sans devoir vous précipiter sur l’une ou l’autre chose?

  Si le Christ venait passer un jour ou deux chez-vous, pourriez-vous continuer à agir exactement comme vous le faites d’habitude?

  Pourriez-vous dire exactement les mêmes choses?

  Prendriez-vous Jésus avec vous partout où vous aviez l’intention d’aller avant qu’il n’arrive ou préféreriez-vous changer vos projets durant un jour ou deux?

  Aimeriez-vous vraiment qu’il fasse la connaissance de vos amis ou préféreriez-vous plutôt qu’ils restent chez eux pendant qu’ll est là?

  Aimeriez-vous qu’ll reste plus longtemps que prévu ou soupireriez-vous d’aise à l’heure de son départ?

Le chrétien célibataire

Les défis de la vie célibataire

Peut-être que vous ne vous êtes pas encore marié – que ce soit par votre choix ou non. Peut-être que votre mariage s’est terminé par le divorce. Peut-être que votre conjoint est décédé. Quelle qu’en soit la cause, vous êtes célibataire, et cet état présente plusieurs défis spirituels. Considérons trois défis parmi les plus fréquents.

La solitude

Il arrive à toute personne, mariée ou non, de se sentir seul de temps en temps, parfois même quand on est au milieu d’une foule. Mais il est probable que les célibataires éprouvent ce sentiment plus souvent que les autres. L’isolement émotionnel peut devenir un fardeau presque continuel. Le chrétien n’est pas forcément épargné; en plus du manque de partenaire conjugal, le chrétien célibataire peut même se trouver rejeté par son entourage à cause de sa foi. Mais Dieu lui vient en aide s’il veut bien saisir la bouée de sauvetage. Jésus a promis: «Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle» (Marc 10.29,30). Cette promesse s’accomplit premièrement au moyen de l’Église. Dieu a fait de nous chrétiens une famille, et il nous apprend, par amour fraternel, à être pleins d’affection les uns pour les autres (Romains 12.10).  Son Église que nous sommes ressemble à un corps dont chacun est membre: «Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui» (1 Corinthiens 12.27).  Quel dommage que certains croyants n’admettent pas la sagesse du plan de Dieu en ce qui concerne l’Église! Ils restent à l’écart et refusent de s’associer pleinement à une assemblée locale de l’Église du Seigneur. Il est vrai que, étant des hommes imparfaits, nous nous blessons les uns les autres par occasion quand nous vivons ensemble. Mais ce n’est pas une raison pour rejeter le plan de Dieu et nous priver de la joie et la consolation d’une famille spirituelle. Apprenons à nous pardonner les uns les autres, à donner de l’amour et à en recevoir. Que nous soyons des mariés ou des célibataires, nous trouverons une force dont nous avons besoin chaque jour, et surtout dans les moments où la tristesse et la solitude envahissent nos cœurs.

En plus de la communion dont le chrétien célibataire peut jouir dans l’Église, il trouvera un deuxième remède au problème de la solitude quand il suit l’exemple de son Seigneur, qui «allait de lieu en lieu faisant du bien» (Actes 10.38). Soyons, comme Jésus, des serviteurs. Quand le chrétien occupe son temps par des actes de charité pour aider les autres, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour se sentir seul.  Même quand on n’a pas beaucoup d’argent, on peut trouver des manières de servir dans son assemblée ou dans son quartier.  On fera encore mieux quand on s’associe à d’autres célibataires dans l’Église pour réaliser ensemble de bonnes œuvres au nom de Jésus.

Il faut reconnaître qu’il y a des chrétiens célibataires qui sont vraiment isolés. Ce n’est pas par choix qu’ils ne se réunissent pas avec une Église fidèle, car il n’y en a pas dans leur localité. Même de telles personnes ont une source de réconfort:  l’assurance de la présence du Seigneur lui-même. Une fois quand l’apôtre Paul était prisonnier, il s’est retrouvé, paraissait-il, tout seul. Mais il dit à Timothée: «Dans ma première défense, personne ne m’a assisté, mais tous m’ont abandonné. Que cela ne leur soit point imputé! C’est le Seigneur qui m’a assisté et qui m’a fortifié» (2 Timothée 4.16,17). Jésus a bien promis, non seulement à ses apôtres, mais à tous ses disciples: «Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde» (Matthieu 28.20).  Et encore: «Dieu lui-même a dit: ‘Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point’» (Hébreux 13.5).

La tentation sexuelle

Une autre difficulté qui se présente à beaucoup de célibataires est le besoin de se garder sexuellement purs. Les seuls rapports sexuels que Dieu approuve sont les relations hétérosexuelles dans le contexte du mariage.  Dans le monde moderne, beaucoup ne se rendent même pas compte que le sexe entre deux célibataires est condamné par Dieu: «Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères» (Hébreux 13.4). (Les «impudiques» sont ceux qui ont des rapports sexuels en dehors du mariage.) Les comportements sexuels de ceux qui nous entourent, tout comme les comportements sexuels qui sont présentés dans les films, les romans et la musique comme étant complètement normaux, influencent malheureusement beaucoup de chrétiens célibataires à devenir consommateurs de la pornographie, à s’engager dans les relations sexuelles ou même à vivre en concubinage. Le monde leur dit qu’il est malsain de réprimer les désirs sexuels; que plus personne de nos jours ne reste vierge jusqu’au mariage; qu’il faut avoir des rapports sexuels avec une personne avant de l’épouser pour être sûr que l’on sera satisfait dans cet aspect de son mariage; qu’il est impossible pour un homme de s’abstenir du sexe pendant des années et que Dieu ne demanderait pas l’impossible. Bref, on dit beaucoup de choses. Mais la Bible dit: «La volonté de Dieu est que vous deveniez saints: pas de liberté sexuelle. Que chacun de vous sache faire usage de son corps avec sainteté et respect, au lieu de s’abandonner à ses passions comme les païens qui ne connaissent pas Dieu. Que personne ne fasse tort et n’abuse de ses frères et sœurs dans ce domaine, car le Seigneur fera justice de tout cela comme nous vous l’avons dit et redit. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté mais à la sainteté, et si quelqu’un se moque de cet avis, il se moque, non d’un homme, mais de Dieu qui met en vous son Esprit Saint» (1 Thessaloniciens 4.3-8, Bible des Communautés Chrétiennes).

Il est bien vrai que Dieu ne demande pas l’impossible. Mais il n’est pas impossible de se maîtriser sexuellement. «Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de l’homme. Dieu est fidèle; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter» (1 Corinthiens 10.13, TOB). Ce n’est pas pour nous priver de bonheur que Dieu interdit le sexe en dehors du mariage; c’est pour préserver quelque chose de spécial et même de sacré afin qu’il ait toute sa valeur pour exprimer l’amour exclusif dans le mariage, une relation d’engagement mutuel. Celui qui nous a créés sait ce qui convient le mieux dans ce domaine de la vie, comme dans tout autre. Faisons-lui confiance, et soyons soumis à sa volonté.

Avant de laisser le sujet de rapports sexuels, précisons que les fiancés, c’est-à-dire ceux qui se sont formellement engagés à se marier l’un avec l’autre, sont appelés à vivre dans la pureté et la maîtrise de soi. Ils réserveront au temps du mariage la cohabitation et les relations sexuelles. Les fiançailles ne constituent pas une période d’essai sexuel.

La confiance en Dieu

Il est vrai que certaines personnes sont célibataires parce qu’ils choisissent de ne pas se marier, ou de se marier seulement après avoir atteint certains objectifs dans la vie, des objectifs académiques, professionnels ou économiques. Il est également vrai qu’un grand nombre de célibataires ne le sont pas par leur propre choix. Ils n’ont pas encore trouvé de partenaire pour la vie, ou ils ont perdu leur époux/épouse, et ils en souffrent profondément. Ils se demandent pourquoi Dieu leur aurait enlevé leurs compagnons, ou pourquoi il ne leur donne pas l’occasion de découvrir le bonheur de la vie conjugale. Il leur arrive même de penser que Dieu n’écoute pas la prière, qu’il ne veut pas leur bonheur, ou qu’il est méchant à leur égard.

En fait, de tels cas font partie des nombreuses situations dans la vie où nous devons faire confiance à notre Dieu.  Nous ne savons pas de quelle manière Dieu va se servir de telle épreuve pour en produire du bien, mais nous n’avons pas besoin de savoir comment il le fera. Il suffit de croire à sa promesse: «Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein» (Romains 8.28). Faites-lui confiance. Rappelez-vous qu’il sait mieux que nous ce qui nous convient, et le moment qui convient pour nous le donner. Soyez patient. Apprenez ce que Dieu veut vous apprendre. Cultivez le contentement. Remerciez Dieu pour les bénédictions qu’il vous accorde chaque jour et pour la gloire éternelle qui vous attend au ciel. Par la prière confiez à Dieu vos soucis,  «et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’homme peut comprendre, gardera vos cœurs et vos esprits en Jésus-Christ» (Philippiens 4.7).

Dois-je me marier ou rester 

tel que je suis?

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ni le mariage ni le célibat n’est un état supérieur en lui-même. Il y a des personnes pieuses et acceptables à Dieu dans les deux «camps». Mais il y a ceux qui auraient particulièrement intérêt à se marier, ceux qui feraient mieux de ne pas se marier, et puis ceux qui n’ont même pas le droit devant Dieu de se marier.

Ceux qui sont frustrés par la non satisfaction de leurs désirs sexuels devraient penser au mariage. On ne se marie pas seulement pour le sexe – loin de là – mais il figure valablement dans la décision. L’apôtre Paul écrit: «Il est bon pour un homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. Mais s’ils manquent de maîtrise de soi, qu’ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler» (1 Corinthiens 7.1,2,7-9). Étant conscient des pièges dans lesquels tombaient souvent les jeunes veuves, Paul leur recommandait le remariage: «que les jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles dirigent leur maison, qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire» (1 Timothée 5.14).

Par contre, ceux qui n’ont pas d’autre choix que de se marier avec quelqu’un de mauvais caractère feraient mieux de s’en garder. L’homme sage dit en Proverbes 21.9,19: «Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, que de partager la demeure d’une femme querelleuse… Mieux vaut habiter dans une terre déserte, qu’avec une femme querelleuse et irritable». Il ajoute en Écclésiaste 7.26: «La femme qui est un piège donne plus d’amertume que la mort». «Le charme est trompeur et la beauté passagère, seule une femme soumise au Seigneur est digne d’éloge» (Proverbes 31.30). Mieux vaut rester célibataire que de se marier à la hâte et se trouver lié à une personne qui nous rend la vie spirituelle plus difficile. Une fois marié, on doit faire avec. Jésus dit: «Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint» (Matthieu 19.6).

Enfin, certains «célibataires», c’est-à-dire ceux qui se sont divorcés contrairement aux Écritures, n’ont pas le droit de se marier encore. Jésus dit que «celui qui répudie sa femme, sauf pour fornication, et qui en épouse une autre, commet un adultère» (Matthieu 19.9). Dieu ne reconnaît  comme valable qu’une seule cause pour le divorce: l’homme ou la femme innocent(e) dont le conjoint lui a été sexuellement infidèle peut divorcer et se remarier. Pour tout autre cas de divorce, Jésus enseigne qu’une personne qui divorce son mari ou sa femme l’expose à devenir adultère, et quiconque épouse une personne divorcée pour autre raison commet un adultère (Matthieu 5.32). Voilà pourquoi Paul écrit en 1 Corinthiens 7.10,11: «Que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme».

Conclusion

Que vous soyez célibataire par choix ou par nécessité, que vous ayez l’intention de rester célibataire pour toute la vie ou juste pour un temps, ne considérez surtout pas cette condition comme une malédiction. Pendant que vous êtes célibataire, jouissez de cet avantage: «Un homme qui n’est pas marié se préoccupe des affaires du Seigneur; mais celui qui est marié se préoccupe des affaires du monde, il cherche à plaire à sa femme, et il est partagé entre deux préoccupations… Je dis cela pour votre bien et non pour vous imposer une contrainte; je désire que vous viviez de la façon qui convient le mieux» (1 Corinthiens 7.33-35).  L’apôtre Paul était tellement satisfait dans son état célibataire, qu’il aurait souhaité que tout le monde puisse être comme lui (1 Corinthiens 7.7). «J’ai appris à être satisfait partout et dans toutes les circonstances… Je peux faire face à toutes les situations grâce au Christ qui me fortifie» (Philippiens 4.12,13).

B.B.

(Dans Vol. 13 No. 5)

La polygamie

*Si vous trouvez que ce sujet n’est pas pertinent dans votre pays parce que la polygamie ne fait pas partie de vos mœurs, prenez quand même le temps de lire ce numéro. Plusieurs principes dans cette étude s’appliquent à la question du divorce et du remariage. En plus, les idées concernant le mariage sont constamment mises en question dans les sociétés occidentales. Si le mariage homosexuel se fait accepter aujourd’hui dans certains pays, il n’est pas invraisemblable que l’on voie demain des campagnes en faveur du droit de contracter des mariages polygames. Enfin, des immigrants en Europe ou en Amérique qui viennent de pays où le mariage polygame n’est pas accepté se sont mis à pratiquer une forme de polygamie : ils ont une femme et des enfants dans leur pays d’origine, et une autre famille dans leur pays adoptif.


Le problème

De nombreuses personnes en Afrique sont touchées par le problème de la polygamie. Bien que certains hommes continuent de prendre plusieurs femmes, d’autres ont vu que la polygamie est un piège. Les avantages qu’elle semble offrir sont moins importants que les malheurs qu’elle crée.

L’homme pense au prestige, au plaisir que lui procurerait une femme plus jeune et plus belle, et peut-être à l’aide de plusieurs femmes et de leurs enfants dans ses travaux champêtres. Il découvre plutôt que les charges d’une si grande famille dans le monde moderne sont lourdes : frais de scolarité, habillement, ordonnances médicales, nourriture, etc. Il a du mal à supporter les querelles entre ses épouses. Et il se voit toujours en train de mentir dans un effort de ne pas exciter la jalousie de l’une ou de l’autre.

La première femme a peut-être accepté l’idée d’un foyer polygame en pensant à l’aide dans ses devoirs domestiques. La nouvelle femme pensait à la sécurité matérielle et sociale d’un mariage avec un homme déjà établi dans la vie. Chacune s’est retrouvée dans une situation où elle doit lutter contre sa rivale afin d’avoir l’amour et l’argent de son mari pour elle-même et pour ses enfants.

L’enfant, qui n’a pas choisi de naître dans un foyer polygame, se voit négligé par son père, qui a peut-être déjà trop d’enfants pour bien s’occuper d’eux tous. Peut-être que l’enfant est méprisé par sa marâtre. Peut-être qu’il ne reçoit pas les mêmes avantages donnés à ses frères et sœurs parce que sa mère n’est pas la femme préférée.

Il existe sûrement des exceptions, des foyers polygames où l’on trouve une bonne entente, mais les témoignages négatifs abondent. Il suffit de considérer les foyers polygames cités dans la Bible pour trouver une confirmation : Abraham et ses femmes Sara et Agar (Gen. 16.1-6; 21.1-12), Jacob et ses femmes Léa et Rachel (Gen. 29.31–30.24), Elkana et ses femmes Anne et Peninna (1 Sam. 1.1-8) montrent tous le potentiel pour la discorde quand on se marie à plus d’une femme. Dans le cas du roi David, c’étaient les enfants de ses différentes femmes qui perpétuaient et même rendaient violente la rivalité.

La polygamie, pourtant, produit plus que des problèmes de mésentente domestique ; elle représente aussi un problème moral. Les différentes dénominations catholiques et protestantes ont pris toute une gamme de positions face à ce problème. Certaines Églises défendent à leurs membres de prendre plus d’une femme, mais acceptent et baptisent ceux qui se sont mariés à plus d’une femme avant d’entendre l’Évangile. D’autres demandent au polygame de se séparer de toutes ses femmes sauf la première avant de recevoir le baptême. D’autres refusent aux polygames le baptême et la communion, mais leur permettent de jouer un rôle actif dans la vie de l’Église locale. D’autres encore, généralement d’origine africaine, approuvent la polygamie, leurs fondateurs mêmes prenant plusieurs femmes.

Que faut-il enseigner et pratiquer à cet égard ? Comme pour toute autre question de moralité, la Bible seule doit faire autorité. Il est important de signaler dès le départ de nos recherches que Dieu nous dit : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55.8,9). C’est Dieu seul qui peut nous montrer ce qui est réellement selon la justice, la charité et la sainteté.

Le mariage et l’adultère

La Bible déclare sans équivoque : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » (Héb. 13.4). Dieu exige que les hommes respectent le mariage, une institution qu’il a lui-même ordonnée. Violer ses principes, c’est souiller quelque chose de pur. Se rendre coupable de l’impudicité (fornication, débauche) ou de l’adultère mérite la condamnation de Dieu. Ceux qui commettent ces péchés se souillent (Marc 7.21-23), doivent être ôtés du milieu de l’Église (1 Cor. 5.11-13), n’hériteront pas le royaume de Dieu (1 Cor. 6.10), pratiquent des œuvres de la chair (Gal. 5.19), et seront jetés dans l’étang de feu (Apoc. 21.8). Il n’est pas étonnant que Paul dise : « Fuyez l’impudicité ! » (1 Cor. 6.18). Au vu d’un si grand danger, nous devons nous garder avec soin de participer à ou d’approuver des actes de péché sexuel.

Mais est-ce que la polygamie est égale à l’adultère ? Voyons de quelle manière la Bible présente la nature du mariage et de l’adultère.

1 Corinthiens 7.2-5 : « Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre manque de maîtrise de soi. »

Pour éviter la tentation d’avoir des rapports sexuels en dehors du mariage, la Bible recommande de se marier. Dans le mariage selon Dieu, chaque homme a sa propre femme et chaque femme a son propre mari. Dans le mariage polygame, la femme partage un mari avec d’autres femmes. Selon Dieu, quand un homme se marie, il n’a plus autorité sur son propre corps. Son corps appartient à sa femme, et il a le devoir de satisfaire aux désirs sexuels de sa femme. Le corps de la femme appartient à son mari, et elle a le devoir de satisfaire à ses besoins sexuels. De cette manière les tentations de chercher la satisfaction ailleurs sont diminuées.

Un homme déjà marié n’a plus le droit de donner son corps à une autre femme. Faire une cérémonie de mariage avec l’autre femme ne change pas le fait que la première a l’autorité sur le corps de cet homme. Il est évident que la sexualité devait s’exprimer dans une relation monogame. En dehors de ce cadre, les rapports ne sont pas approuvés de Dieu.

En Matthieu 19.4,5 le Seigneur dit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » En donnant son enseignement sur le mariage Jésus s’est basé sur ce que Dieu avait ordonné au commencement. Il s’agit de l’union permanente de deux personnes, un homme et sa femme. Ces deux deviennent une seule chair. Une troisième personne n’a pas de place dans l’union intime que Dieu a voulue. Il n’y a aucun doute que Dieu a prévu pour l’homme la monogamie. Il n’a créé qu’une femme pour Adam. Bien que les hommes se soient égarés du plan originel, Jésus les rappelle au modèle donné lors de la création.

Romains 7.2,3 dit : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant : mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. » La Bible définit l’adultère très clairement dans ce passage. Une femme déjà liée à un homme dans le mariage commet l’adultère en se joignant à un autre homme. Une femme ayant plusieurs maris est forcément adultère.

Est-ce que la femme seule peut se rendre coupable de l’adultère, ou bien est-ce que Dieu exige que l’homme aussi soit fidèle à son conjoint ? Y a-t-il deux mesures différentes de fidélité : une mesure pour la femme qui a droit à un seul mari, et une autre mesure pour l’homme qui peut se permettre toutes les femmes qu’il désire épouser ? En Marc 10.11,12 Jésus dit : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » Évidemment, la même règle s’applique aux hommes comme aux femmes. Il n’y a pas de distinction qui donne aux hommes un droit qui serait refusé aux femmes. Le même acte rendrait coupable d’adultère homme ou femme.

Notez bien que Jésus dit que l’homme qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère « à son égard », c’est-à-dire, à l’égard de sa femme. L’homme commet l’adultère, non seulement quand il séduit la femme d’autrui, mais aussi quand il n’est pas fidèle à sa propre femme. Si celui qui répudie sa première femme avant de prendre une deuxième commet un adultère à l’égard de la première, il est encore plus sûr que celui qui fait venir à la maison la deuxième femme pendant que la première est toujours avec lui commet aussi un adultère et provoque par son infidélité la jalousie de sa femme légitime.

En Matthieu 19.9 Jésus déclare : « Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. » La seule cause légitime pour laquelle un homme pourrait prendre une autre femme du vivant de sa première femme est donc l’infidélité de celle-ci. Le mot grec utilisé dans ce verset est « porneia » (« fornicatio » dans la version latine) et signifie un acte sexuel, la fornication. Ainsi, la version TOB rend l’expression dans ce verset « sauf en cas d’union illégale ». Il ne s’agit pas d’une infidélité en matière de religion, mais d’une infidélité sexuelle.

Si un homme divorce d’avec sa femme et en épouse une autre, tandis que la première femme n’avait pas commis la fornication, Dieu ne reconnaît pas ce divorce. Ainsi, cet homme est toujours lié à sa femme et se rend infidèle envers elle en prenant la deuxième. Répudier la femme innocente, c’est du péché, mais ce n’est pas l’adultère. L’adultère se commet en prenant la deuxième femme.

Matthieu 5.32 ajoute que « celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’adultère, l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ». Cet élément s’accorde avec la manière dont nous avons déjà présenté les liens du mariage. Si un homme divorce d’avec sa femme pour une cause quelconque, c’est-à-dire, quand elle n’a pas commis d’adultère, il la prive des rapports sexuels (et de son soutien matériel) et la met dans une situation ou elle sera tentée d’avoir des rapports avec un autre homme ou même de se marier à un autre. Puisque Dieu ne reconnaît pas leur droit de se divorcer, ils sont toujours liés par le mariage. Le fait d’avoir des rapports avec un autre homme après ce divorce non-reconnu par Dieu serait un adultère. L’homme qui épouse la femme ainsi divorcée se rend coupable aussi en prenant une femme qui est toujours mariée aux yeux de Dieu.

Quand on est lié à un conjoint par le mariage, on n’a le droit ni au mariage ni aux rapports sexuels avec d’autres personnes. Toute violation de ce principe est un adultère.

Quelques objections à la condamnation de la polygamie

Certaines objections peuvent venir à l’esprit quand il est dit que la polygamie est un péché. Examinons-les pour voir si elles pourraient annuler les principes que nous venons de présenter.

–En voyant que l’on ne trouve ni le terme « polygame » ni l’exemple d’un polygame dans le Nouveau Testament, certains chrétiens ont cru que la Bible se tait sur le sujet et que nous ne pouvons donc pas condamner la polygamie.

Mais est-ce que la Bible est silencieuse au sujet de ce que Dieu accepte dans le mariage ? Loin de là. Elle montre clairement que c’est le mariage monogame que Dieu approuve, et elle définit avec suffisamment de précision ce qui constitue l’adultère. Le mariage à plusieurs femmes ne correspond pas à ce que Dieu ordonne (les deux deviendront une seule chair), mais plutôt à ce qu’il condamne (qui en épouse une autre commet un adultère).

–Certaines personnes soutiennent la polygamie en se référant à des hommes de Dieu dans l’Ancien Testament qui étaient polygames (Abraham, Jacob, David, etc.). Si Dieu leur a permis d’avoir plusieurs femmes et ne les a pas condamnés, se disent-ils, pourquoi dirait-on maintenant que c’est un péché ? C’est une question tout à fait naturelle.

Les pharisiens ont posé une telle question quand Jésus leur disait de ne pas divorcer d’avec leurs femmes (« Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint »). « Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Jésus leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère » (Matt. 19.6-9). Dieu avait permis certains éloignements de sa volonté sur le plan du mariage, mais Jésus déclarait que cela ne serait plus le cas. Rappelons-nous que toute autorité lui a été donnée (Matt. 28.18). C’est sous le Nouveau Testament que nous vivons (Héb. 8.6-13).

–Un autre argument offert en faveur de la tolérance de la polygamie est basé sur la culture. On peut remarquer que dans une culture donnée, on ne considère pas qu’un homme marié qui épouse d’autres femmes tout en gardant la première commet un acte d’infidélité. Si en Afrique on ne pense pas que la polygamie soit un adultère, les chrétiens ne doivent pas imposer aux africains la conception européenne ou américaine du mariage.

Dans chaque société, qu’elle soit africaine, occidentale, ou asiatique, on trouve des valeurs communes et des pratiques répandues qui sont condamnées par Dieu. C’est pourquoi le chrétien, où qu’il se trouve, est appelé à sortir du monde et faire partie d’un peuple séparé (1 Cor. 6.17). Afin d’être le peuple de Dieu, il faut accepter une moralité plus élevée que celle de nos voisins qui sont du monde.

Il y a, en plus de la polygamie, beaucoup de pratiques et de valeurs relatives au mariage qui sont contraires aux enseignements du Christ et de ses apôtres. Par exemple, beaucoup s’attendent à ce qu’un homme fréquente des copines ou même des prostituées si sa femme est en voyage, parce que, se disent-ils, « les hommes sont faits comme ça ». Encore, certaines cultures acceptent difficilement que la stérilité d’une femme n’est pas une cause légitime pour le divorce. Dans la société actuelle, la majorité des jeunes rejettent l’idée qu’il faut attendre le mariage avant d’avoir des rapports sexuels. Toutes ces attitudes sont contraires aux principes bibliques. L’Église doit tenir courageusement aux commandements de Dieu. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rom. 12.2).

Ce n’est pas la société occidentale qui nous pousse à croire que la Bible enseigne la monogamie. C’est l’influence de la Bible qui a amené la société occidentale à croire que le mariage doit être monogame. L’Afrique doit bénéficier de la même bonne influence.

La repentance

La polygamie, étant une forme d’adultère, est bien un péché que Dieu jugera, qui exclut le coupable du royaume de Dieu, et qui doit être pardonné pour que l’homme accède au ciel. Le polygame, peut-il recevoir le pardon de Dieu et être sauvé ? Bien sûr. Mais on ne peut pas parler de pardon sans parler de la repentance.

En envoyant ses disciples évangéliser le monde entier, Jésus a bien parlé de la nécessité de croire et d’être baptisé pour être sauvé (Marc 16.15,16), mais il a aussi parlé de la repentance : « Il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24.46,47). Nous voyons donc l’accent mis sur la repentance dans la prédication des apôtres. Pierre prêcha : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Actes 3.19).

Quand on se repent de ses péchés, on cesse de les pratiquer. La repentance est la ferme résolution que l’on prend de changer sa pensée et son comportement. Étant triste devant l’iniquité de ses actes, on se repent (2 Cor. 7.10). Cette repentance produit par la suite des fruits qui en sont dignes, un comportement nouveau (Matt. 3.8). Celui qui vole s’arrête de voler et si possible restitue ce qu’il a pris (Luc 19.7-9). Celui qui adore les idoles s’en débarrasse. Celui qui s’enivre renonce à l’ivresse. Et celui qui commet l’adultère cesse d’avoir des rapports avec d’autres femmes que sa femme légitime, sa première.

En Marc 6.17,18 nous lisons que le roi Hérode fit arrêter Jean-Baptiste « à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu’il l’avait épousée, et que Jean lui disait : Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère ». Pour se soumettre à la prédication de Jean il n’aurait pas suffi pour Hérode de simplement renoncer à épouser d’autres femmes de ses frères à l’avenir. Jean s’attendait à ce qu’Hérode se sépare d’Hérodias. Il n’a pas dit : « Il ne t’était pas permis de la prendre », mais : « Il ne t’est pas permis de l’avoir. »

Est-ce que Dieu exigerait réellement à un homme de répudier des femmes qu’il a épousées et avec qui il a fait des enfants ? Si l’homme n’avait pas le droit de les épouser au départ, oui. C’est ce qui a été exigé au temps d’Esdras. En Esdras chapitre 9 il est dit que des hommes parmi les Juifs revenus en Israël après la captivité babylonienne avaient péché en prenant pour femmes des filles parmi les peuples païens qui les entouraient. Esdras 10.44 ajoute que « plusieurs en avaient eu des enfants ». Or, la loi de Moïse avait formellement interdit de tels mariages. Le chapitre 10 montre ce que ces hommes décidèrent de faire quand ils virent leur faute. Ils dirent : « Faisons maintenant une alliance avec notre Dieu pour le renvoi de toutes ces femmes et de leurs enfants, selon l’avis de mon seigneur et de ceux qui tremblent devant les commandements de notre Dieu. Et que l’on agisse d’après la loi » (Esdras 10.3). Évidemment, comme il a déjà été dit, nous ne vivons plus sous la loi de Moïse. Ce cas n’est pas cité pour que l’on applique cette loi contre le mariage avec d’autres ethnies. Mais le récit nous montre que la repentance d’un mariage interdit par Dieu exige la séparation. De la même manière, on ne peut pas se repentir du péché de la polygamie et continuer de vivre dans la polygamie.

Quelques objections à l’exigence de se séparer de toute sauf la première femme

Certains chrétiens acceptent le fait que la polygamie n’est pas conforme à la volonté de Dieu, mais croient que celui qui a déjà plus d’une femme avant de devenir chrétien doit garder toutes ses femmes après sa conversion. Examinons les arguments qui sont avancés.

–L’apôtre Paul dit en 1 Cor. 7.24 : « Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. » Au verset 27 il dit même : « Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien. » On conclut donc que le polygame ne doit pas rompre les liens avec ses multiples femmes, mais plutôt demeurer dans l’état où il était quand il a été appelé. (On ne souligne pas, pourtant, que la deuxième partie du verset 27 dit : « N’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme, » ce qui empêcherait au chrétien célibataire de pouvoir se marier.)

Si l’on ne considère pas le contexte de ce chapitre, on risque de mettre la Bible en contradiction avec elle-même. Si le verset 24 n’est pas qualifié par le contexte, il enlève la nécessité de toute repentance. L’homosexuel, le brigand, l’idolâtre, et le rebelle à ses parents auraient tous à demeurer dans leur état de péché. Mais en réalité, Paul parle de conditions qui ne sont pas pécheresses. Les exemples qu’il cite sont l’état circoncis ou incirconcis, l’état esclave ou libre, et l’état marié ou célibataire. On n’a pas besoin de s’inquiéter, car on peut servir Dieu de manière acceptable dans n’importe lequel de ces états. Un état d’adultère n’est pas en vue dans ces versets.

–D’autres attachent beaucoup d’importance au fait que celui qui aspire à la charge d’évêque doit être, selon 1 Timothée 3.2 et Tite 1.6, « mari d’une seule femme ». On définit cette expression comme « non-polygame ». On suppose donc qu’il y avait des hommes polygames dans les Églises et que cela était acceptable tant que ces hommes ne cherchaient pas à devenir évêques.

Au moins deux problèmes enlèvent la force de cette objection. Premièrement, le fait de préciser un péché qui disqualifie un homme de la charge d’évêque ne signifie pas que ce péché était tolérable chez les membres « ordinaires » de l’Église. Au contraire, il y a une correspondance remarquable entre les listes de péchés dans la discussion de la discipline en 1 Corinthiens 5 et celle des qualifications des évêques en 1 Timothée 3 et Tite 1. Paul dit à l’Église en 1 Corinthiens 5.11 de ne pas avoir de relations avec un soi-disant frère qui serait impudique, cupide, outrageux, ivrogne ou ravisseur. On ne devait pas tolérer ces péchés dans l’Église. Et pourtant, Paul se donne la peine de disqualifier ces mêmes personnes du ministère de l’évêque. On doit s’éloigner du frère cupide, et choisir comme évêque un homme « désintéresse » (littéralement, « n’aimant pas l’argent » ; la version TOB dit « ni cupide »). On doit s’éloigner du frère outrageux (insulteur), et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « coléreux », mais plutôt « pacifique ». On doit s’éloigner du frère ivrogne, et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « adonné au vin » (la version TOB dit « buveur »). On doit s’éloigner du frère ravisseur (voleur, filou) et choisir comme évêque un homme qui n’est pas « porté à un gain déshonnête ». De même, il faut s’éloigner du frère impudique, et choisir comme évêque un homme qui est « mari d’une seule femme ». Paul ne suppose nullement que ces différents péchés seront tolérés parmi les chrétiens. Il insiste seulement sur la pureté morale qui doit caractériser ceux qui sont chargés de surveiller le troupeau de Dieu. Comment pourraient-ils conduire et parfois corriger les autres si eux-mêmes vivaient en violation des lois de Dieu ?

Le deuxième problème dans le raisonnement cité plus haut est la définition de « mari d’une seule femme ». En fait, le terme n’est pas simplement le contraire de polygame. Les mots qui sont utilisés en grec sont très généraux : « un homme » (pas « un mari ») « à une seule femme » (pas « à une seule épouse »). L’expression disqualifie en même temps le polygame, l’adultère, et celui qui répudie sa femme pour autre cause que la fornication et qui en épouse une autre ; l’expression ne se réfère pas exclusivement à la polygamie. En effet, Paul utilise l’inverse exacte de cette expression en 1 Timothée 5.9 où il dit qu’une veuve soutenue par l’Église devait avoir été « femme d’un seul mari ». Ce n’est pas que certaines femmes avaient eu plusieurs maris à la fois ; Paul parle simplement de la fidélité envers son conjoint.

L’évangélisation

Pour beaucoup de chrétiens, le vrai problème en ce qui concerne la polygamie, c’est l’évangélisation. Ils trouvent que l’exigence de renoncer à la polygamie est un obstacle insurmontable au salut de ceux qui ont déjà plus d’une femme. On veut annoncer une bonne nouvelle, mais on se voit plutôt comme celui qui vient pour briser un foyer. On veut que ses parents ou ses amis polygames se donnent au Seigneur, mais on est certain qu’ils rejetteront l’Évangile s’ils doivent se séparer de leurs femmes.

Certes, on ne trouve aucun plaisir à informer quelqu’un que son mariage n’est pas acceptable devant Dieu. On a raison de penser qu’il lui serait très difficile de changer de vie. Pourtant, cela ne doit pas nous empêcher d’enseigner, avec de la prière et de l’amour sincère, ce que la Parole de Dieu demande. Nous devons être convaincus que quiconque peut se repentir du péché et devenir enfant de Dieu (1 Tim. 1.15,16). Ce n’est pas à nous de décider qu’une personne n’obéirait pas à la volonté de Dieu, et donc refuser de lui annoncer la bonne nouvelle. De nombreuses personnes que l’on aurait cru trop enfoncées dans le péché pour changer sont aujourd’hui des chrétiens fidèles. Il y a des anciens polygames qui se sont repentis et sont devenus par la suite des prédicateurs de l’Évangile. Ce n’est pas à nous non plus de diluer la Parole pour faciliter la « conversion » (2 Tim. 4.1-5).

Au premier siècle la persécution contre l’Église était très sévère. Ne pas participer au cultes païens pouvait exclure le chrétien entièrement de la vie économique et sociale. Jésus condamnait pourtant ceux qui encourageaient le compromis parmi les chrétiens (Apoc. 2.19-23). Devenir chrétien quand l’Empire romain avait déclaré la guerre contre l’Église, c’était choisir l’emprisonnement, l’enlèvement des biens, et parfois la mort. Les premiers chrétiens continuaient pourtant de prêcher au nom de Jésus. Ils n’ont pas modifié le message et ils n’ont pas raisonné que leurs auditeurs trouveraient la vie chrétienne trop difficile.

L’enfant prêté par Dieu

En plus de ceux qui sont sans enfant à cause de la stérilité, certains se trouvent dans une condition pareille parce que leurs enfants sont décédés. Eux aussi ont besoin d’accepter la volonté de Dieu et garder leur confiance en lui. Car après tout, nous ne sommes que de passage sur la terre, comme le dit si bien cet auteur inconnu:
L’enfant prêté par Dieu
«Je vous prêterai, pour un peu de temps, un enfant qui m’appartiendra» dit Dieu,
«Pour que vous l’aimiez tant qu’il vivra, et le pleuriez quand il sera mort.
Cela sera peut-être pour six ans ou sept, ou bien pour quarante-deux ou quarante-trois;
Mais accepterez-vous, jusqu’à ce que je le rappelle, d’en prendre soin pour moi?
Il viendra avec son charme pour égayer vos cœurs,
Et (si son séjour est bref) vous aurez ses doux souvenirs pour soulager votre douleur.
Je ne peux pas promettre qu’il restera,
Car, de la terre l’esprit de chacun me revient.
Mais tant qu’il sera de ce monde, vous devrez le guider dans le bon chemin.
Par les paroles de vos bouches et par votre vie.
Vous l’enseignerez: c’est une lourde charge que je vous confie.
Alors, lui donnerez-vous tout votre amour?
Penserez-vous que le labeur n’a pas été pour rien?
Et refuserez-vous de me haïr quand je viendrai pour reprendre cet enfant qui aura toujours été le mien?»
J’ai cru les entendre dire: «Que ta volonté soit faite, cher Seigneur.
Pour toutes les joies que cet enfant apportera nous courrons le risque de la douleur.
Nous l’abriterons avec tendresse, et nous l’aimerons aussi longtemps qu’il vivra.
Et pour le bonheur que nous aurons connu, jamais, jamais nous ne serons ingrats.
Mais si tes anges viennent le chercher beaucoup plus tôt que nous aurions pensé,
Nous accepterons courageusement l’amère douleur, et notre cœur connaîtra, malgré tout, ta paix»

(dans Vol. 8, No. 6)

«Une place et un nom préférables à des fils et à des filles»

«Une place et un nom préférables à des fils et à des filles» 

Le désir de faire des enfants
Cela fait plusieurs années maintenant, mais je me la rappelle clairement, même aujourd’hui – la voix peinée d’un frère en Christ qui s’apprêtait à abandonner son épouse stérile afin de se lier à une autre femme. Conscient de la culpabilité de l’acte qu’il posait mais excessivement frustré par son épreuve, il s’exclama: «D’abord, je suis pauvre; et en plus, je n’ai pas d’enfants. Je ne peux plus le supporter!»
Pourquoi vouloir des enfants à ce point-là? Les raisons sont nombreuses. Les enfants apportent souvent une joie profonde. Leur beauté, leur innocence, leurs rires, leur amour sans façon, leur besoin d’être aimé et protégé, et beaucoup d’autres traits nous attirent et suscitent en nous des sentiments de tendresse et de générosité. Nous voulons des enfants pour les aimer, et cela est bon et normal, et presque universel. Selon les croyances et les valeurs de la société dont nous faisons partie, d’autres facteurs peuvent renforcer le désir de faire des enfants. La femme qui n’est pas capable de prendre grossesse et porter à terme un enfant peut être peinée autant pour son mari que pour elle-même, car elle veut lui donner le plaisir d’être un père. Malgré ses assurances au contraire, elle peut croire qu’il l’aimerait davantage si elle arrivait à lui donner des enfants. Quand la faute est chez l’homme, il peut avoir le sentiment que sa masculinité est mise en cause, et que, compte tenu de son infertilité, il est «moins homme». Le fort désir de petits-enfants chez les parents d’un couple frappé par la stérilité représente une pression supplémentaire, surtout si les «grand-parents en attente» n’ont pas d’autres enfants qui puissent satisfaire leur désir de petits-enfants. (Si, par contre, le frère de celui qui n’arrive pas à leur donner des petits-enfants en fait, le problème de favoritisme et de jalousie risque de se poser.) Dans les sociétés plus traditionnelles, on veut des enfants aussi pour qu’ils aident aux travaux champêtres.
Certains veulent des enfants pour ne pas être isolés et sans soutien dans leur vieillesse. D’autres s’attachent à des croyances selon lesquelles les descendants sur terre servent les ancêtres déjà disparus. Avec de telles idées, il ne faut absolument pas que la lignée s’arrête, car le bonheur dans l’au-delà dépend de ceux qui resteront. D’autres encore craignent surtout le mépris et la moquerie de leurs voisins.

Les tentations suscitées par la stérilité
L’absence d’enfants dans un foyer où ils sont très voulus fait souffrir sur le plan émotionnelle d’un désir profond qui n’est jamais satisfait, surtout si des grossesses qui offrent de l’espoir se terminent à chaque fois par de fausses couches. On lutte avec des sentiments d’insécurité, d’échec, ou même de culpabilité. La Fête des Mères ou la Fête des Pères, la fierté d’un(e) ami(e) à l’égard de son propre enfant, et mêmes les questions bien-intentionnées de la part des connaissances qui veulent savoir quand le couple compte faire un enfant – toutes sortes de situations innocentes finissent par réveiller la douleur des couples sans enfants.
Cet état des choses constitue une sérieuse épreuve de la foi de ces couples. Satan se sert souvent de la situation pour les faire tomber dans le péché. Nous avons déjà évoqué le cas d’un frère qui a délaissé sa femme afin de trouver une autre qui pourrait lui donner un enfant. Parfois, les parents du mari d’une femme stérile mettent une pression sur lui afin de renvoyer son épouse, ou (au moins en Afrique) d’en prendre une deuxième. Pareillement, les parents d’une femme dont le mari ne peut pas la rendre enceinte essaient souvent de pousser leur fille à trouver un autre mari. Encore, certains célibataires, voulant à tout prix avoir des enfants mais n’ayant pas encore eu la possibilité de se marier, trouvent préférable de faire des enfants dans la fornication que de ne pas en faire du tout.
En plus des tentations au divorce, au péché sexuel, ou à la polygamie, il y a d’autres dangers. L’Ancien Testament mentionne souvent un faux dieu adoré par les voisins des Israélites, un dieu du nom de Baal. C’était un «dieu de fertilité», censé offrir de bonnes récoltes, la multiplication du bétail, et bien sûr, des enfants. Les Israélites se rendaient trop souvent infidèles envers l’Eternel par la participation au culte de Baal et de ses «femmes», Ashérah, Astarté, et d’autres. Les religions païennes de nos jours séduisent les hommes par la même sorte de promesses. Si l’on n’arrive pas à faire des enfants, il est recommandé par certains d’adorer les esprits du marigot, de se procurer une statuette magique, ou de consulter tel ou tel charlatan.
Certains n’oseraient jamais se rendre auprès d’un praticien idolâtre pour obtenir des enfants, mais ils mettent leur confiance en des soi-disant «prophètes» que l’on retrouve dans des Eglises renommées pour les miracles. Puisque ces personnes emploient le nom de Jésus, ceux qui sont spirituellement imprudents les suivent dans l’espoir d’une solution au problème de l’infertilité, sans contrôler l’enseignement et sans reconnaître qu’il y a «des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en ministres de justice» (2 Cor. 11.13-15). Ils se laissent ainsi séduire par les fausses doctrines de ces faux prophètes, et il sont perdus.
Enfin, d’autres sont vaincus par l’amertume envers Dieu, qui n’exauce pas leurs prières de la manière qu’ils veulent. Ils ne peuvent pas comprendre pourquoi, malgré leurs efforts de lui être fidèles, Dieu ne leur donne pas d’enfants, alors qu’il en donne plusieurs à des non-croyants qui sont parfois négligeants ou même abusifs envers ces chers petits êtres que Dieu leur a confiés. Ces personnes découragées et scandalisées considèrent que Dieu est injuste, capricieux ou méchant, et ils ne veulent plus le servir.
Compte tenu de la gravité de l’épreuve spirituelle et du fait que le taux d’infertilité atteint selon le pays ou la région entre 10% et 40% des couples, ce problème mérite bien notre réflexion.

Conseils pour ceux qui n’ont pas d’enfants
1. Reconnaissez que c’est Dieu qui donne les enfants. 
«Des fils sont un héritage de l’Eternel» (Psaume 127.3). Tellement Rachel, la femme du patriarche Jacob, voulait-elle être mère, elle s’écria un jour à son mari: «Donne-moi des enfants, ou je meurs!» (Gen. 30.1). Jacob répondit qu’il n’était pas «à la place de Dieu». En effet, c’est Dieu qui décide, finalement, de donner ou de ne pas donner des enfants, et c’est à lui qu’il faut les demander. Nous lisons en Genèse 25.21: «Isaac implora l’Eternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Eternel l’exauça: Rebecca, sa femme, devint enceinte». Le premier livre de Samuel commence par l’histoire d’une autre femme stérile, Anne, épouse d’Elkana. Anne avait une co-épouse, Peninna, qui avait des enfants et prenait plaisir sans cesse à vexer Anne et l’humilier de n’avoir pas d’enfant. Dans «l’excès de sa douleur et de son chagrin» Anne pria longtemps pour demander un fils et «répandait son âme devantl’Eternel» (1 Sam. 1.10-16). Dieu écouta sa prière et lui donna un fils, qu’elle nomma Samuel, qui veut dire «demandé à l’Eternel».
Quels que soient nos problèmes, nous devons apprendre à les confier tous à Dieu. «Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ» (Phil. 4.6,7). Quand nous confions une affaire au Seigneur, il va sans dire que nous renonçons à tout recours à d’autres puissances spirituelles. Les animistes attribuent parfois leurs enfants aux eaux qu’ils ont adorées ou aux objets magiques qu’ils ont acquis. Mais le chrétien regarde vers Dieu qui seul donne la vie.
En reconnaissant que c’est Dieu qui donne des enfants, nous acceptons aussi que Dieu a le droit de refuser les enfants à quelqu’un. Quand nous prions, nous demandons toujours selon sa volonté (1 Jean 5.13). Comme Jésus, nous disons: «Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne» (Luc 22.42). Il y a des fois où, dans sa souveraineté et son omniscience, Dieu permet à ses enfants de souffrir. Nous devons, dans de tels cas, supporter la souffrance et continuer de faire ce qui est bien (1 Pierre 2.20). Dieu connaît les projets qu’il a formés sur nous (Jér. 29.11), et il se peut que les enfants ne seraient pas la bénédiction que nous pensons (voir 1 Cor. 7.26-31). Peut-être qu’il veut cultiver en nous la compassion, pour que nous ayons de la sympathie pour d’autres qui souffrent de l’infertilité (voir 2 Cor. 1.3,4). Il se peut que Dieu ne nous accorde pas nos propres enfants parce qu’il veut que nous soyons pleinement disponibles pour nous occuper des orphelins ou des enfants négligés. Il est possible que Dieu soit en train d’éprouver notre fidélité ou notre soumission envers lui en nous faisant attendre ou en nous refusant ce que nous désirons. Quand vous êtes tenté d’être infidèle envers Dieu dans votre désir d’avoir des enfants, souvenez-vous des paroles du Christ: «Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi» (Matthieu 10.37). Soyons soumis, acceptons sa volonté, et faisons-lui confiance. Notre Père divin sait mieux que nous ce qu’il convient de nous accorder.
2. Apprenez à compter sur Dieu pour vos besoins. 
«Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous» (1 Pierre 5.7). «Dieu lui-même a dit: je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien» (Héb. 13.5,6). «Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus» (Matt. 6.33). Ne soyez pas angoissé concernant votre avenir simplement parce que vous n’avez pas d’enfants. Croyez aux promesses de votre Dieu. Vous n’avez pas besoin de savoir d’avance par quel moyen il pourvoira à vos besoins. Sachez seulement qu’il a tous les moyens. Que vous ayez des enfants ou pas, il veut que votre confiance soit placée, non pas en vos enfants ou vos économies ou la caisse de prévoyance sociale, mais en lui. Ce n’est pas dire que les enfants ne doivent pas subvenir aux besoins de leurs parents âgés ou que le chrétien ne devrait pas contribuer à la caisse de prévoyance. Mais nous ne devons ni vivre dans l’inquiétude ni douter du pouvoir de notre Dieu de prendre soin de nous. Les enfants sur lesquels nous comptons peuvent mourir avant nous, la banque où nous mettons nos économies peut faire faillite, et les gouvernements sont parfois incapables de payer les fonctionnaires et les retraités. Seul l’Eternel est un rocher solide sur lequel on peut compter au milieu de tous les problèmes de la vie. Qu’il soit votre seul appui.
3. Mettez l’accent sur l’éternité. 
«J’estime que ce que nous souffrons dans le temps présent ne peut pas se comparer à la gloire que Dieu nous révélera» (Romains 8.18). «Car nous portons notre attention non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Ce qui est visible ne dure que peu de temps, mais ce qui est invisible dure toujours » (2 Cor. 4.18).
Il y a toutes sortes de souffrances dans cette vie: la douleur, la maladie et la faim, sans parler des souffrances morales infligées par la méchanceté des autres. Pour certains, la peine d’être privés d’enfants est une grande souffrance. Mais tous ces problèmes perdront leur importance dans l’éternité; ils font souffrir, mais ils sont passagers. La parole de Dieu nous encourage souvent à trouver de la force et de la consolation dans l’espérance de la gloire éternelle, cette espérance que nous possédons à cause de Jésus-Christ, notre sauveur.
4. Ne méprisez pas les «grâces plus excellentes» que Dieu accorde. 
Quelle que soit la joie qu’apporte un bébé, il y a des bénédictions plus grandes que le fait d’avoir des enfants.
En Esaïe 56.4,5 Dieu parle d’une situation qui existerait à Jérusalem après le retour des Juifs de leur captivité à Babylone: les eunuques (hommes castrés, peut-être par leurs anciens maîtres babyloniens) seraient découragés par le fait qu’ils ne pouvaient pas procréer et «continuer de vivre» à travers leurs descendants. Leur nom serait perdu en Israël. Voici ce que Dieu leur dit: «Que l’eunuque ne dise pas: Voici, je suis un arbre sec! Car ainsi parle l’Eternel aux eunuques qui garderont mes sabbats, qui choisiront ce quim’est agréable, et qui persévéreront dans mon alliance, je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom préférables à des fils et des filles; Je leur donnerai un nom éternel, qui ne périra pas.» Le contexte de ce passage et la référence au sabbat montrent que Dieu s’adressait premièrement à des hommes qui vivaient sous l’ancienne alliance et les assurait que sa faveur ne dépendait pas de leur fécondité physique, mais de leur fidélité envers sa parole. Il est certain, néanmoins, que le principe s’applique aux serviteurs de Dieu sous la nouvelle alliance qui sont, eux aussi, dans l’impossibilité de faire des enfants. La place et le nom préférables à des fils et des filles, c’est bien la faveur de Dieu et la vie éternelle avec lui dans le royaume des cieux. Avec de telles promesses, pourquoi se lamenter de ne pas avoir pu «laisser une trace» (en forme d’enfant) sur cette terre qui est destinée, de toute façon, à être consumée par le feu quand le Seigneur reviendra? Pourquoi tenir forcément à vivre à travers mes enfants quand je vivrai moi-même pour toujours?
Le chrétien ne devrait pas craindre l’isolement, sachant qu’il a une famille spirituelle, qui est l’Eglise. Jésus lui-même (qui, à propos, n’a pas eu d’enfants physiques), a dit: «Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère» (Marc 3.35). Se référant encore à la famille spirituelle, il dit en Marc 10.29,30: «il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoivent au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.»
Beaucoup de personnes trouvent un sens à leurs activités quotidiennes quand ils pensent au fait qu’ils pourvoient aux besoins de leurs enfants ou leur donne une éducation pour leur bonheur futur. Mais en tant que chrétiens, appelés à faire du bien à tous les nécessiteux et à partager l’évangile avec tous ceux qui ont besoin du salut, nous avons un travail noble à faire, que nous ayons des enfants ou pas. Si nous sommes occupés à ces tâches qui honorent notre Sauveur bien-aimé, nos vies sont remplies de sens et de satisfaction. «Il nous a rendu capables d’être ministres d’une nouvelle alliance…nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ, Soyez réconciliés avec Dieu!» (2 Cor. 3.6; 5.20).
5. Refaites votre façon de penser au sujet du mariage, des enfants et de ce qui donne une valeur à votre vie.
Rappelez-vous que Dieu a déclaré que ce qu’il avait créé était «très bon» et que l’homme et la femme était «une seule chair» AVANT qu’ils n’aient eu des enfants. Ne pensez pas qu’un mariage sans enfants soit un mariage incomplet. Considérez les enfants, non comme une assurance-retraite, mais comme des objets d’amour et une responsabilité devant le Seigneur. N’évaluez pas votre valeur en tant qu’homme ou femme en fonction de votre capacité de vous reproduire, mais en fonction du grand prix que Dieu a payé pour vous racheter: le sang de Jésus-Christ.
B.B.

Une grâce plus excellente

  Je n’ai pas fait venir des enfants dans le monde, mais j’ai donné de l’amour à des enfants qui en avaient besoin. Je n’ai pas physiquement engendré d’enfant, mais par l’évangile j’ai «engendré» plusieurs pour qu’ils aient la vie éternelle. Je n’ai pas l’espoir que mon enfant réussira dans la vie et s’occupera de moi dans ma vieillesse, mais j’ai la certitude que Celui à qui appartient toutes choses ne m’abandonnera pas. Je ne suis pas honoré(e) par les gens du monde, mais j’ai la faveur de Dieu à cause de ma fidélité et de sa grâce. Je ne laisserai pas d’enfants pour marquer mon passage sur cette boule de poussière, mais j’ai une demeure éternelle dans le ciel. 

(dans Vol. 8, No. 6)

Un bébé ne peut attendre!

Un bébé ne peut attendre!
Il y a un temps pour anticiper l’arrivée du bébé, un temps pour consulter le docteur;
Un temps pour remplir les formules de la sécurité sociale, un temps pour acheter de petits vêtements.
Il y a un temps pour s’émerveiller devant le miracle de la naissance, sachant que c’est pour cela que Dieu créa la mère;
Un temps pour rêver à ce que deviendra l’enfant;
Un temps pour prier Dieu, pour demander qu’Il m’aide à former et diriger l’enfant qui naîtra;
Un temps pour me préparer en vue de l’instant merveilleux.
Et alors adviendra le temps pour la naissance,
Car un bébé n’attend pas!

Il y a un temps pour le biberon de 4 heures, pour les coliques et pour percer les dents.
Il y a un temps pour une berceuse et un temps pour les veilles et les nuits blanches;
Un temps pour la patience et pour se sacrifier;
Un temps pour faire sentir à ce petit être qu’il est venu dans un monde où existent l’amour, la bonté et la constance.
Il y a un temps pour réfléchir, pour me dire: «Ce n’est pas un jouet, c’est un être, une personne, un individu, une âme faite à l’image de Dieu».
Il y a un temps pour me rappeler qu’il ne m’appartient pas réellement, un temps pour me rendre compte que je ne l’aurai que pendant quelques années;
Un temps pour promettre et à moi, et à lui, et à Dieu de rester dévouée à ma tâche.
Car un bébé n’attend pas.

Il y a un temps pour le serrer contre mon sein pour lui raconter la douce histoire de ce bébé né à Bethléhem;
Un temps pour lui faire voir le jardin, la nature et le ciel, pour l’encourager à l’amour et la révérence.
Il y a un temps pour laisser la vaisselle et aller aux balançoires dans le parc du quartier;
Un temps pour courir ensemble, pour dessiner une image, pour attraper un papillon, pour être là quand il m’appellera.
Il y a un temps pour indiquer le droit chemin, pour lui enseigner la prière,
Pour lui lire la Parole de Dieu.
Car un enfant n’attend pas.

Il y a un temps pour encourager au lieu de gronder, un temps pour sourire au lieu de faire la moue;
Un temps pour le serrer contre moi et essuyer la larme. Tant pis pour l’assiette cassée!
Il y a un temps pour répondre à ses questions, oui, toutes ses questions;
Car le temps viendra trop vite où il ne voudra plus de mes réponses.
Il y a un temps pour lui apprendre l’obéissance, pour le faire ranger ses affaires.
Il y a un temps pour lui parler de la beauté du devoir, l’amour de l’étude, la joie de travailler, la nécessité d’accomplir;
Un temps pour faire le culte en famille, pour l’écouter dire ses prières, pour chanter avec lui un cantique;
Un temps pour encourager le respect – le respect pour les cheveux blancs, pour sa famille, pour sa patrie, pour ses semblables, pour ses supérieurs;
Un temps pour former son âme et son cœur.
Car un enfant n’attend pas.

Il y a un temps pour l’envoyer à l’école maternelle, pour souhaiter qu’il se retrouve bientôt dans mes pieds;
Un temps pour reconnaître que ces jours-là sont finis;
Un temps pour le prêter à d’autres qui formeront son esprit, et un temps pour lui rappeler que je serai là avec son goûter quand il entrera;
Un temps pour écouter pendant qu’il me raconte sa journée, et un temps pour me rendre compte que d’autres ont droit maintenant à son attention.
Il y a un temps pour lui parler de l’indépendance, de la responsabilité, de la confiance en soi-même;
Un temps pour le discipliner, et un temps pour me rappeler que c’est pour lui faire un bien et non point un mal;
Un temps pour me dire: «Le jour viendra vite, trop vite peut-être, où il faudra le libérer, le laisser prendre son vol».
Non, un bébé n’attend pas.

Il y a un temps pour le rassurer. Il faut que je trouve le temps pour m’occuper de tous ses besoins, Car je l’aurai seulement pendant vingt ans – et encore!
Il y a un temps pour me promettre de ne jamais échanger cette bénédiction qu’est la maternité
Contre une bonne situation, un travail supplémentaire afin d’augmenter nos rentes, ou mille autres choses qui pourraient nuire à son bien.
La maison peut attendre, la vaisselle peut attendre, une nouvelle voiture peut attendre et encore plus la télévision ou une machine à laver.
Mais mon bébé ne peut attendre.
La salle à manger à retapisser – mais cela peut attendre.
Une nouvelle robe pour mon anniversaire – cela aussi.
Mais un bébé n’attend pas.

Le temps viendra où je n’entendrai plus la porte claquer, où je ne trouverai plus ses jouets par terre;
Plus de querelles d’enfants, plus de mains grasses nettoyées sur la serviette, plus d’empreintes sur le mur.
Et que Dieu me donne le temps alors de regarder en arrière sans regrets.
J’aurai un jour le temps de m’offrir davantage à ceux qui ne sont pas de ma famille;
Pour visiter les malades, pour encourager les autres, pour écrire mes lettres;
Un temps pour être «libre».
Mais pour l’instant il faut que bien des choses attendent.
Car un enfant n’attend pas.

Alors que je regarde en arrière et que je me dise: «Que de bonnes années, que de joie, que de plaisir et de bénédictions!»
Que je voie entrer dans le monde un homme intègre, un serviteur de Dieu;
Une jeune femme pure et sincère, une servante dans l’Eglise et devant l’humanité.
Dieu, accorde-moi assez de bon sens pour voir qu’aujourd’hui est mon jour avec mes enfants;
Pour me rendre compte que chaque moment est une minute précieuse;
Pour me rappeler qu’aucune autre carrière n’est aussi importante,
Aucune autre tâche aussi urgente,
Aucun autre travail autant béni:
Aide-moi à ne pas le remettre ou le négliger;
Mais par ton Esprit-Saint donne-moi le plaisir d’accepter mon lot, de l’apprécier,
Et accorde-moi la grâce de savoir que
Mon enfant ne peut attendre.

Hélène YOUNG traduit du Firm Foundation

(dans Vol. 8, No. 5)

Élever nos enfants dans le Seigneur

Elever nos enfants dans le Seigneur 

«Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis… Vous les enseignerez à vos enfants et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison quand tu iras en voyage quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes» (Deutéronome 11.18-19)

En enseignant sur la prière, Jésus dit: «Tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. A combien plus forte raison, donc, votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent» (Matthieu 7.11, FC). En effet, même des parents qui ne sont ni pieux ni intègres ni bons envers leurs employés, veulent, en général, donner ce qui est bon à leurs enfants. Ils dépensent assez volontiers pour les nourrir et les habiller, les soigner quand ils sont malades et les inscrire à l’école, sans parler de cadeaux pour leur faire plaisir si les moyens le permettent.
En tant que chrétiens, nous voulons faire autant pour nos enfants, mais nous voulons leur donner quelque chose de plus grande valeur que ces choses-là. Nous voulons leur donner une éducation spirituelle. Nous sommes prêts à tout faire afin que nos enfants grandissent dans la foi en Dieu, qu’ils se gardent purs dans ce monde corrompu, qu’ils connaissent les Ecritures et qu’ils deviennent chrétiens fidèles. 
Pourquoi l’éducation spirituelle de nos
 enfants est-elle si importante?
La Bible nous ordonne d’élever nos enfants dans le Seigneur. Le Nouveau Testament enseigne: «Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur» (Ephésiens 6.4). C’est un devoir solennel qui nous est confié quand nous faisons des enfants. Nous ne pouvons pas forcer nos enfants à devenir chrétiens, mais nous ne devrions pas non plus négliger de les enseigner et les influencer autant que possible pour qu’ils apprennent à connaître et à aimer le Seigneur. La même responsabilité revenait aux parents sous l’Ancien Testament. Moïse avait dit au peuple d’Israël: «Ces commandements, que je vous donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants» (Deutéronome 6.6,7). Il leur avait dit aussi, en Deutéronome 4.9, d’enseigner à leurs enfants et aux enfants de leurs enfants toutes les choses que Dieu avait fait pour son peuple. Malheureusement, Israël n’a pas pris au sérieux cette responsabilité. La génération de Moïse et de son successeur, Josué, mourut, «et il s’éleva après elle une autre génération, qui ne connaissait point l’Eternel, ni ce qu’il avait fait enfaveur d’Israël. Les enfants d’Israël firent alors ce qui déplaît à l’Eternel, et ils servirent les Baals» (Juges 2.10,11). La même chose se produit dans l’Eglise quand les chrétiens n’enseignent pas ce qu’il faut à leurs enfants; l’apostasie s’installe.
La jeunesse est le moment le plus favorable pour enseigner nos enfants. Proverbes 22.6 dit: «Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; et quand il sera vieux il ne s’en détournera pas». On ne devrait pas prendre ce verset comme une garantie que si nous faisons notre part, nos enfants seront forcément des chrétiens fidèles – chaque personne a la liberté de choix. Néanmoins, les Proverbes présentent des principes qui tiennent vrai dans la plupart des cas.
Les enfants apprennent plus facilement que les adultes. (Témoignez, par exemple, la facilité avec laquelle ils apprennent de nouvelles langues.) Pendant l’enfance ils forment des habitudes qu’ils garderont le reste de leur vie. Leur conscience morale, le respect de l’autorité, la conception de Dieu – le meilleur moment pour cultiver toutes ces choses est pendant la jeunesse. L’Eglise Catholique est réputée avoir souvent prétendu: «Donnez-moi l’enfant jusqu’à l’âge de sept ans, et je l’aurai toute sa vie.» Certes, il y a des exceptions; mais les croyances et les valeurs de la majorité des hommes sont déterminées pendant leur jeunesse.
Le vrai amour cherche le bien éternel de celui qu’on aime. Certains parents ne disciplinent pas leurs enfants parce qu’ils ne supportent pas de les voir malheureux. Ils ne comprennent pas que le manque de correction pendant la jeunesse produira des conséquences malheureuses pour l’enfant quand il sera adulte. «Celui qui refuse de frapper son fils ne l’aime pas. Celui qui l’aime n’hésite pas à le punir» (Proverbes 13.24). «Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice» (Hébreux 12.11).
Les conséquences négatives d’un manque d’éducation spirituelle et morale ne sont pas limitées à la vie adulte. Votre enfant passera l’éternité quelque part: soit au ciel, soit en enfer. Si nous aimons vraiment nos enfants, nous ferons tout notre possible pour qu’ils connaissent Dieu et sa volonté. Nous ne laisserons pas leur éducation au hasard ou à ceux qui ne sont pas dans la Vérité. Le salut de nos enfants vaut plus que toutes les bonnes écoles, tous les habits de fête, tous les jouets et toute autre chose que nous pourrions leur offrir dans ce monde. 
Comment élever nos enfants dans le
 Seigneur?
Les deux aspects les plus importants de notre responsabilité envers nos enfants dans le domaine spirituel sont l’exemple de notre vie quotidienne et l’enseignement biblique et moral que nous leur donnons. 
1. Le bon exemple. 

Nous avons tous entendu l’expression «tel père, tel fils». On remarque généralement que les enfants tendent à reproduire dans leurs vies et le bien et le mal qu’ils ont vu chez leurs parents. Malheureusement, certains parents se contentent de recommander le bien à leurs enfants sans le démontrer. Ils envoient les petits à l’école du dimanche, tandis qu’ils restent à la maison et n’étudient jamais la Bible. Ils défendent aux enfants de fumer ou de boire, tandis qu’ils font eux-mêmes ces choses. Il ne sert à rien de dire aux enfants: «Faites ce que nous disons et non ce que nous faisons». Les jeunes reconnaissent facilement l’hypocrisie, surtout des adultes qu’ils voient de près tous les jours.
Si nous voulons influencer nos enfants par l’exemple de notre vie, nous devons veiller soigneusement sur nos actes et nos paroles. Nous devons aussi passer du temps avec eux. Certains parents sont si occupés, soit par le travail, soit par leurs propres loisirs, que les enfants ne les connaissent guère et sont plus aptes à apprendre les valeurs dans la rue.
2. L’enseignement

Un bon exemple chrétien est important mais ne suffit pas. Notre vie chrétienne authentique peut «préparer le sol» en sorte que les gens qui nous voient acceptent plus facilement l’évangile; mais nos bonnes œuvres ne peuvent pas leur montrer comment venir au Christ et recevoir le salut. La parole doit s’ajouter aux œuvres. Ainsi, non seulement nos enfants ont besoin de nous voir vivre la foi chrétienne, ils doivent aussi entendre la parole de Christ. «La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ» (Romains 10.17).
Prenez donc le temps nécessaire pour lire la Bible et prier avec vos enfants. Encouragez-les à poser des questions sur Dieu, et répondez à leurs questions avec patience. Accompagnez-les fidèlement aux réunions de l’Eglise – le culte ainsi que les études bibliques. 
Conclusion

Surtout quand nos enfants sont petits, il n’est pas facile de les apprêter et arriver à l’église à l’heure pour les études bibliques, ni de les amener à être sages pendant le culte pour ne pas déranger pas les autres. Il est difficile pour les parents de suivre le culte quand leurs propres enfants ne sont pas tranquilles. Ménager son temps afin de prier et lire la parole de Dieu en famille n’est pas évident. Mais toutes ces choses sont nécessaires. Pour certains parents qui ont envoyé leurs enfants pour vivre avec d’autres personnes, donner une éducation spirituelle à ces enfants exige de les faire revenir. Cela coûte du temps, de la liberté personnelle et de l’argent. Mais négliger le devoir sacré d’un parent chrétien peut coûter une âme éternelle. A quoi servirait-il de gagner le monde entier et perdre l’âme de son enfant? Ou que donnerait- on en échange de l’âme de son enfant?                                                                          B.B.

(dans Vol. 8, No. 5)

7 Questions sur le divorce et le remariage

7 Questions sur le divorce et le remariage

«L’Eternel Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.» (Genèse 2.18,22-24)
En instituant le mariage Dieu a offert à l’homme une grande bénédiction. Il savait que l’homme aurait besoin d’une compagne pour partager sa vie afin d’éloigner la solitude et jouir d’un bonheur plus profond. Il a donc créé la femme, voulant que l’homme et la femme soient unis pour toute leur vie dans l’amour mutuel. Il accordait à l’humanité quelque chose de beau et de précieux: le cadre idéal pour vivre l’amour, s’exprimer sexuellement, éduquer des enfants et se réfugier des difficultés et des incertitudes de la vie dans les bras d’une personne qui offre inconditionnellement son amour, sa présence et son soutien moral, quelle que soit l’épreuve.
Malheureusement, les hommes n’ont pas toujours respecté la volonté de Dieu en ce qui concerne ce don précieux. L’égoïsme, le manque de respect mutuel, l’infidélité, et bien d’autres péchés ont eu leurs effets dans de nombreux foyers. Parfois ces mariages subsistent, mais dans une ambiance sans affection et tendresse, sans confiance, sans communication, sans paix et sans bonheur. Ces mariages pourraient être sauvés et rendu heureux si les deux conjoints s’engageaient à mettre en pratique les conseils de la Bible. Mais d’autres mariages ont déjà terminé par le divorce. Certaines personnes sont passées par le mariage, le divorce et le remariage plusieurs fois.
Il est vrai qu’il y a souvent des questions épineuses en ce qui concerne le mariage, des situations réelles qui sont très complexes et difficiles à démêler. A cause de l’égarement du dessein originel de Dieu, on ne sait pas toujours comment procéder pour retrouver, si possible, une situation saine et acceptable devant Dieu. Nous essayerons, néanmoins, de répondre, à l’aide de la Bible, à plusieurs questions relatives au mariage et au divorce afin de dégager les principes divins qui régleront la majorité des cas.
1. Qui a le droit de se marier ?
La première catégorie de personnes ayant le droit de se marier est composée de celles qui n’ont pas encore été mariées. Les «vrais» célibataires ont la possibilité de se marier. Ce n’est pas du tout une obligation, et il peut y avoir des situations où il serait nettement mieux de rester célibataire (1 Corinthiens 7.8,9,25-27), mais le fait d’imposer le célibat obligatoire est identifié en 1 Timothée 4.1-3 comme une fausse doctrine, voir une «doctrine de démons». L’apôtre Paul lui-même n’était pas marié, mais il affirmait son droit de se marier et de se faire accompagner par sa femme au cours de ses voyages missionnaires (1 Corinthiens 9.5). A l’homme qui n’avait pas d’épouse, Paul dit: «Si tu t’es marié, tu n’as pas péché; et si la vierge s’est mariée, elle n’a pas péché» (1 Corinthiens 7.27,28).
La deuxième catégorie est composée des veufs et des veuves «Une femme est liée aussilongtemps que son mari est vivant; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut; seulement, que ce soit dans le Seigneur.» (1 Corinthiens 7.39). Romains 7.2,3 et 1 Corinthiens 7.8,9 affirment ce même droit à ces personnes dont le conjoint est décédé.
Les personnes divorcées qui avaient bibliquement le droit de divorcer constituent une troisième catégorie ayant le droit de se marier. Ce qui nous amène à une deuxième question:
2. Qui a le droit de divorcer ?
En Matthieu 19.3 les pharisiens demandèrent à Jésus: «Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque» Après leur avoir rappelé le passage de Genèse par lequel nous avons commencé cette étude, Jésus déclara: «Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.» (Déjà dans l’Ancien Testament Dieu avait dit par le prophète Malachie: «je hais la répudiation le [divorce]» (Mal. 2.16). Les pharisiens poursuivirent en demandant pourquoi Moïse avait autorisé de renvoyer une femme en lui donnant une lettre de divorce. Jésus leur répondit: «C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.» Le mot grec traduit «infidélité» par Louis Segond est le mot porneia, d’où nous avons le mot fornication (et aussi le mot «pornographie». Il s’ agit du péché sexuel, toute relation sexuelle en dehors du mariage. D’autres traductions sont: «union illégale» – TOB, «fornication» – Darby, et «adultère» – Ostervald. Selon Jésus, cette action est la seule cause de divorce reconnue par Dieu. Si votre conjoint a eu, après votre mariage, des relations sexuelles avec toute autre personne que vous, la parole de Dieu vous autorise de divorcer d’avec lui et de trouver un autre conjoint qui vous sera fidèle. (Il devrait aller sans dire que si vous avez été infidèle vous-même envers votre mari ou votre femme, vous n’avez pas le droit de divorcer d’avec l’autre et de vous remarier. Autrement, un homme qui veut changer d’épouse pour n’importe quelle raison pourrait tout simplement commencer ouvertement une relation avec une autre femme. Quand son épouse jalouse le répudie, il se marie à celle qu’il a choisie en disant que son divorce est «biblique» puisqu’il eut pour cause la fornication – la sienne! Une telle conclusion est manifestement fausse.)
Etant donné que Jésus ne cita que cette seule exception à l’interdiction de divorce, les nombreux arguments que les gens avancent pour justifier leurs décisions de divorcer ne sont pas valables aux yeux de Dieu. Si votre femme est stérile, si votre mari est devenu impuissant, si votre femme vous semble trop querelleuse, si votre mari est au chômage depuis longue date, si vos parents mettent une pression sur vous de changer d’époux, vous n’avez quand même pas le droit de divorcer. Nous pouvons certainement sympathiser et peutêtre suggérer des moyens de résoudre certains problèmes, mais nous ne pouvons pas autoriser le divorce là où Dieu ne l’a pas autorisé.
Certains croient trouver une deuxième cause biblique pour le divorce en 1 Corinthiens 7.15 qui parle des mariages entre chrétien et non-chrétien. Paul avait dit aux versets 12 à 14 que le chrétien dont la conjointe, qui n’ est pas croyante, accepte de vivre avec lui, ne doit pas la répudier (la répudier parce qu’elle n’est pas chrétienne, bien sûr). Il doit rester avec elle et garder l’espoir qu’elle se convertira. La même règle s’applique à la soeur en Christ dont le mari non-chrétien consent à habiter avec elle. Au verset 15 la situation contraire est envisagée: Que faire si le non-croyant ne veut pas rester avec un conjoint chrétien ? «Si le non-croyant se sépare, qu’il se se sépare; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix.»
Beaucoup de personnes disent que, selon ce verset, si l’on est abandonné par son mari ou sa femme, on peut se remarier. Mais ce n’ est pas là le sens des propos de l’apôtre. D’abord Paul dit que si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare. Le mot utilisé en grec dans ce verset, chorizo, signifie se séparer, quitter. Il ne suggère pas l’idée de se rendre à la cour de justice pour terminer le mariage (ou de rembourser une dot) pour avoir ainsi le droit de se remarier. Le mot pour «divorcer» est apoluo, qui n’est pas utilisé ici. Ni le divorce ni le remariage ne sont mentionné dans ce verset. Ensuite, Paul dit que le frère ou la soeur ne sont pas liés dans ces cas-là. Ici il faut examiner le sens du mot «lié». Paul se sert du mot grec dedoulotai (du verbe doulou). C’est un mot qui se réfère à l’esclavage ou au fait d’être asservi; la servitude. Selon la forme du verbe employée, le sens est que le frère ou la soeur n’est pas asservi au non-chrétien et n’a jamais été ainsi asservi. Le mot est employé 125 fois dans le Nouveau Testament, mais il n’est jamais employé pour désigner le mariage. Paul n’est pas en train de dire que le frère ou la soeur ne sont pas mariés dans ces cas-là. Si oui, il serait en train de dire qu’ils n’ont jamais été mariés dans ces cas-là. Dans le même chapitre nous voyons le mot français «lié» utilisé dans le sens de «marié» ou «lié par mariage à quelqu’un» (versets 27 et 39). Mais dans ces versets, ce n’est pas le mot «dedoulotai» mais le mot «deo» qui veut dire littéralement «collé, joint, ou attaché.» C’est ce mot qui est habituellement employé pour désigner les liens du mariage.
Quel est donc l’enseignement du verset 15 ? Si une femme chrétienne a, par exemple, un mari païen ou musulman qui veut la forcer d’abandonner sa foi chrétienne, qui menace de la renvoyer ou l’abandonner à moins qu’elle cesse d’aller à l’Eglise ou qu’elle accepte de suivre la religion de son mari, elle ferait mieux d’accepter d’être abandonnée. Elle n’est pas l’esclave de son mari de sorte qu’elle soit obligée d’abandonner le Seigneur afin de conserver son mari. Il n’est pas dit qu’elle peut se remarier. Elle doit se considérer dans le même cas que celle qui est mentionnée au verset 11: Elle demeure sans se marier ou bien elle est réconciliée à son mari (s’il change de position). Une autre question se posera maintenant dans l’esprit de plusieurs personnes:
3. Que dois-je faire si j’ai déjà divorcé pour autre cause, c’est-à-dire non à cause de l’infidélité sexuelle de mon conjoint?
Toujours en 1 Corinthiens 7 Paul identifie aux versets 10 et 11 les deux actions possibles: «A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari; (si elle est séparée, qu’ elle demeure sans se marier ou qu’ elle se réconcilie avec son mari)et que le mari ne répudie point sa femme.» Certes, quand il y a eu séparation ou divorce, il n’est pas toujours facile de se réconcilier. Si l’autre personne s’est remariée, elle n’acceptera peut-être pas de quitter son conjoint actuel, même si elle apprend que devant Dieu elle n’avait pas le droit de divorcer au départ et donc aucun droit de contracter un autre mariage. Il est vrai que par la prière et la persévérance beaucoup de choses ont été réalisées que l’on n’aurait pas cru possible, y comprises des réconciliations après de longues années de séparation ou de divorce. Néanmoins, la réconciliation ne se produit pas toujours. Dans ces cas, la personne qui n’ avait pas raison de divorcer doit rester sans se remarier, tant que son conjoint légitime sera vivant.
4. Que dois-je faire si j’ai divorcé pour autre cause que la fornication et que je me suis marié à une autre personne ?
Jésus dit en Matthieu 5.32: «Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.» Nous avons déjà vu en Matthieu 19.9 que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère. Marc 10.11,12 affirme la même chose, que ce soit l’homme ou la femme qui initie le divorce. Il précise que celui qui se remarie dans ces conditions commet l’adultère «à l’égard de» ou contre sa première femme. Il semble clair que la personne dont la Bible n’a pas autorisé le divorce demeure, aux yeux de Dieu, mariée à son premier conjoint. Toute relation sexuelle avec autre personne, que ce soit sanctionné par les hommes par une cérémonie de mariage ou pas, constitue un adultère, un péché sexuel. Puisque l’adultère est par définition un acte sexuel, chaque fois que la personne qui s’est remariée contre la volonté de Dieu a des relations avec son nouveau partenaire il s’agit d’adultère. Tous les deux se rendent coupables.
De nombreux passages, tels que 1 Corinthiens 6.10 nous disent que les adultères «n’hériteront pas le royaume de Dieu». Il n’est donc pas permis de continuer dans une telle union. La repentance (Luc 13.1-3; Actes 2.38; 3.19; 17.30; 26.19,20) exige que le pécheur cesse de pratiquer le mal. Il ne suffirait pas de dire: «Je ne divorcerai plus pour des raisons non-bibliques mais je reste avec celui ou celle que j’ai actuellement.» Comme nous l’avons déjà constaté, l’adultère consiste non pas dans le divorce ni dans la cérémonie de mariage, mais dans les relations sexuelles avec une personne que Dieu ne reconnaît pas comme notre époux légitime. Ceci est confirmé par la parole que Jean-Baptiste adressa à Hérode au sujet d’ Hérodias, femme de Philippe, son frère. «Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.» (Matthieu 14.4). Il n’aurait pas suffi pour Hérode de dire «Je ne prendrai plus d’autres femmes de mes frères.» Jean ne dit pas: «Tu n’avais pas le droit de la prendre», mais «Tu n’as pas le droit de la garder.» 
5. Si j’ai divorcé et que je me suis remarié
 avant d’entendre l’évangile, est-ce que mon deuxième mariage n’est pas rendu pur par mon baptême?
On pose souvent et naturellement de telles questions. «Je reconnais que ce que j’ai fait était contre l’enseignement de Jésus, mais j’étais ignorant, étant dans le monde; et puisque Dieu m’offre le pardon de tous mes péchés, pourquoi dites-vous que je dois me séparer de mon conjoint ?»
Premièrement le fait de ne pas reconnaître l’autorité de Jésus et d’ignorer ses commandements ne signifie pas que nous ne sommes pas responsables devant sa loi et coupables quand nous lui désobéissons. Tous, chrétiens comme non-chrétiens, sont sujets à l’autorité de Christ. Il dit en Matthieu 28.18: «Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.» Éphésiens 1.22 dit que Dieu a tout mis sous les pieds de Jésus. Selon 2 Corinthiens 5.10, «Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ», et selon 2 Timothée 4.1, Jésus-Christ «doit juger les vivants et les morts.» Or le jugement de Jésus sera selon la parole qu’il a lui-même annoncée (Jean 12.48). Tout le monde est censé connaître la loi. Si nous n’étions pas sous la loi de Dieu, on serait sans péché (Romains 4.15). Le fait que nous sommes qualifiés de pécheurs prouve que nous sommes sous sa loi. Malgré le fait que les hommes se justifient dans leurs actions, la Bible condamne «l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses» (Colossiens 3.5b-8a). Même si l’on ignore les lois de Dieu, on est sous sa condamnation quand on y désobéit. On doit s’en repentir, et se repentir signifie que l’on accepte d’abandonner son péché.
Deuxièmement, il est évident que le baptême ne change pas un acte pécheur en acte approuvé de Dieu. Oui, selon l’enseignement de la Bible, la personne qui a cru en Jésus et qui s’est repentie de ses péchés reçoit, lorsqu’elle est baptisée en Christ, le pardon de ses péchés (Marc 16.16; Actes 2.38; Actes 22.16; Romains 6.1-7). Mais quand Dieu me pardonne le mal que j’ai fait cela ne veut pas dire que cette activité ne sera plus pécheresse si je continue de la faire ou si je la reprend de nouveau. Je ne peux pas persister dans le péché sans m’attirer encore la condamnation (Romains 8.13).
Si je vis dans la fornication, ayant des relations sexuelles avec une femme sans que nous soyons mariés l’un à l’autre, le fait de croire en Christ et me faire baptiser ne prend pas la place du mariage que je dois faire. Être baptisé ne veut pas dire que je suis du coup marié à mon partenaire dans la fornication et que cette relation est maintenant pure devant Dieu. Être baptisé ne veut pas dire que celle que Dieu ne reconnaissait pas comme ma femme légitime est maintenant reconnue comme ma femme. Le baptême ne me donne pas le droit de demeurer dans une situation que la parole de Dieu condamne.
6. Est-ce qu’il est vraiment possible de «rester comme ça» sans se marier, sans avoir de relations sexuelles avec qui que ce soit ? Dieu exigerait-il une telle chose ?
Si l’enseignement de Jésus sur le mariage nous paraît difficile, sachons qu’il paraissait difficile à ses premiers disciples également.
En apprenant la position du Seigneur à l’égard du divorce ils se sont exclamés: «Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme il n’est pas avantageux de se marier.» (Matthieu 19.10). La réponse de Jésus indique qu’il était conscient que d’autres n’accepteraient pas ce qu’il avait dit, mais qu’à cause du royaume des cieux certains avaient accepté d’être comme des eunuques, des hommes qui n’ont jamais de rapports sexuels avec des femmes.
Oui, il est certainement difficile pour la plupart d’hommes et de femmes de ne pas se marier et de se garder purs dans un monde immoral. Chacun est appelé, pourtant, à savoir «posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée» (1 Thessaloniciens 4.4,5). Ce n’est pas seulement à la personne qui a divorcé pour des raisons non-bibliques que Dieu demande de s’abstenir de rapports sexuels. Le célibataire doit en faire autant, quel que soit le nombre d’années qu’il doit attendre avant de se marier. Le frère marié dont la femme devient victime d’une longue maladie qui empêche les rapports doit faire autant. La femme dont le mari est en prison doit faire autant. Leurs situations ne sont pas de leur faute, mais elles imposent l’abstinence.
Quel que soit le sacrifice demandé par Dieu, nous pouvons être sûrs que Dieu le récompensera. «Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.» (Luc 18.29,30) 
7. Disons que je ne suis pas formellement
 «marié» à mon partenaire (ou mon ex-partenaire). Puis-je divorcer ou me remarier ?
Nous parlons parfois de mariage coutumier et parfois de mariage légal. Mais celui qui n’a fait ni l’un ni l’autre ne peut guère parler de divorcer ou de se remarier. Le concubinage n’égale pas le mariage. Ni les rapports sexuels, ni la cohabitation, ni la procréation ne fait un mariage. Si vous n’avez jamais épousé un partenaire sexuel, vous n’êtes pas lié à la personne. Vous devez vous repentir de votre comportement immoral (soit en vous séparant définitivement, soit en vous mariant), mais votre péché ne serait pas l’adultère dont nous parlons ici. 
Conclusion

Nous reconnaissons que les conclusions tirées dans cette étude seront difficiles à admettre pour beaucoup de personnes. Elles risquent de bouleverser la vie de ceux qui ne soupçonnaient même pas leur condition devant Dieu. Elles provoqueront peut-être de la colère chez d’autres. Si nous ne permettons pas à nos émotions et nos désirs naturels de nous faire perdre l’objectivité, nous verrons, pourtant, que la volonté de Dieu au sujet du mariage est assez claire. La vérité n’est pas toujours agréable ou facile à appliquer, mais c’est elle qui nous libère du péché (Jean 8.32). Ayons le courage de l’accepter, de la prêcher avec amour, et de conformer nos vies à ses exigences.

B.B.

(dans Vol. 5, No. 2)