L’homosexualité

Le président des États-Unis a récemment déclaré qu’il serait favorable à la légalisation du mariage entre personnes du même sexe. Les socialistes ont promis conduire la France à légaliser de tels mariages, ce que la Belgique et le Canada ont déjà fait. Le mouvement LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) a gagné énormément de terrain dans ces dernières années dans la société occidentale.  Ce que ces personnes recherchent n’est pas simplement une protection légale contre la discrimination et la persécution: elles exigent l’approbation morale. Au Canada comme en Suède il existe des lois qui traitent de «discours haineux» toute prédication qui présente les actes homosexuels comme étant pécheurs. (Il paraît que pour les militants gays la tolérance est une route à sens unique: ils réclament le droit de proclamer que leur mode de vie est moralement acceptable, mais celui qui tient des idées contraires n’aurait pas le droit de s’exprimer à son tour.)

Un nombre surprenant de dénominations, y compris les Églises d’état au Danemark, en Norvège et en Suède, ainsi que l’Église Réformée en Suisse, l’Église Episcopale, et certaines dénominations presbytériennes et Luthériennes acceptent maintenant que leurs membres et même leur “clergé” soient des homosexuels pratiquants; elles font des cérémonies pour bénir les unions entre personnes du même sexe et célèbrent des mariages «gays» dans leurs lieux de culte. Certes, il y a d’autres dénominations, tel que l’Eglise Catholique Romaine, la plupart d’Églises Baptistes,  l’Église Adventiste, l’Église du Nazaréenne, les Témoins de Jéhovah, les Mormons, l’Église Apostolique, les Assemblées de Dieu, l’Église Pentecôtiste Unie, et d’autres qui n’approuvent nullement ces pratiques. On trouve néanmoins du changement rapide dans les attitudes à l’égard de l’homosexualité.

Beaucoup de gouvernements n’acceptent plus la Bible comme guide en ce qui concerne la moralité et n’admettent pas qu’elle soit citée pour justifier telle ou telle loi ou politique. Il n’est donc pas étonnant que ces gouvernements approuvent toutes sortes de comportement contraires à la moralité chrétienne. C’est toute autre chose, par contre, de voir des Églises et des individus qui prétendent être chrétiens accorder leur soutien sans réserve à ce mouvement.

Bon nombre d’homosexuels sont franchement hostiles à la religion tout simplement parce qu’elle a pendant longtemps condamné leur style de vie. Ils profèrent des insultes et des grossièretés à l’égard de la Sainte Parole qui ose identifier comme péché les formes de sexualité qu’ils adoptent. Ils font penser aux paroles de Jésus en Jean 3.19,20: «Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière de peur que ses œuvres ne soient dévoilées.»  Cette attitude hostile se comprend donc.

Mais de plus en plus on rencontre des personnes qui s’affichent sans honte comme étant homosexuelles et en même temps comme disciples de Jésus! Il y a des Églises locales composées principalement de gays, ainsi que des prêtres et des pasteurs qui prétendent croire à la Bible tout en approuvant l’homosexualité. Je dis bien qu’ils approuvent; les vrais chrétiens traitent les homosexuels et tous les hommes avec amour, se disant qu’il faut aimer le pécheur et détester le péché, mais ces dirigeants religieux prétendent que la Bible ne condamne pas l’homosexualité. Un prêtre catholique du nom de Daniel Helminiak a publié un livre qui s’intitule: What the Bible Really Says About Homosexuality (Ce que la Bible dit réellement au sujet de l’homosexualité).

Sans vouloir mettre en doute la sincérité de tous ceux qui croient pouvoir épouser le christianisme ET l’homosexualité, il faut reconnaître que certains, tel que le Dr. Helminiak, sont coupables d’avoir tordu le sens des Écritures (2 Pierre 3.16).  Ils s’attirent une malédiction: «Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres.» (Ésaïe 5.20). «Celui qui justifie le méchant et celui qui condamne le juste sont tous deux en abomination à l’Éternel» (Prov. 17.15).

Ce que la Bible dit réellement au sujet de l’homosexualité

Voyons donc les principaux passages bibliques qui traitent de la question de l’homosexualité. Nous verrons en même temps les explications offertes par les soi-disant théologiens gays.

Le cas de Sodome et Gomorrhe

Tout étudiant de la Bible se rappelle l’histoire des villes de Sodome et Gomorrhe que l’Éternel a détruites par le feu du ciel à cause de leur péché criant. Le terme «sodomie» (la pratique du coït anal) est, bien sûr, dérivé du nom de la ville de Sodome, où habitait Lot, le neveu du patriarche Abraham. Voici le récit du comportement des habitants de cette ville la nuit où Lot a logé chez lui des étrangers (qui étaient, en fait, des anges de Dieu:

«Ils n’étaient pas encore couchés que les gens de la ville, les gens de Sodome, entourèrent la maison, depuis les enfants jusqu’aux vieillards; toute la population était accourue. Ils appelèrent Lot, et lui dirent: Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Faites-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions. Lot sortit vers eux à l’entrée de la maison, et ferma la porte derrière lui. Et il dit: Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal! Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu’il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu’ils sont venus à l’ombre de mon toit. Ils dirent: Retire-toi! Ils dirent encore: Celui-ci est venu comme étranger, et il veut faire le juge! Et bien, nous te ferons pis qu’à eux. Et, pressant Lot avec violence, ils s’avancèrent pour briser la porte.» (Genèse 19.4-9, LS)

Les «érudits» tels que le Dr. Helminiak voudraient nous faire croire, en citant des passages comme Ézékiel 16.49, que Sodome et Gomorrhe ne furent pas condamnées à cause de l’homosexualité. Ce texte dit: «Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent.» Helminiak dit: «Le sexe n’est jamais mentionné. L’histoire de Sodome parle, en réalité, de l’obligation de montrer de l’hospitalité envers les inconnus…. ils entourent la maison de Lot, en exigeant savoir qui sont les étrangers.»

Helminiak ne cite pas le verset suivant en Ézékiel qui dit: Ces villes «sont devenues hautaines, et elles ont commis des abominations devant moi. Je les ai fait disparaître, quand j’ai vu cela.» Il fait semblant de ne pas savoir que le mot «connaître» signifiait clairement dans ce passage «connaître charnellement, faire des rapports sexuels avec». («Adam connut Ève, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn… Adam connut encore sa femme; elle enfanta un fils, et l’appela du nom de Seth.» – Gen. 4.1,25; voir aussi Nombres 31.17,18; Gen. 4.17; Matt. 1:23-25; Luc 1:27,34.) Il fait semblant de ne pas connaître d’autres passages bibliques qui lient la destruction de Sodome et Gomorrhe sans aucun doute au comportement sexuel de leurs habitants: «[Dieu] a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.» (2 Pierre 2.7, Semeur).

«Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel» (Jude 7, Segond).

La loi mosaïque

«Vous ne devez pas coucher avec un homme comme on couche avec une femme; c’est une pratique monstrueuse.» (Lév. 18.22, FC. La version Louis Segond met: «C’est une abomination.»)

«Si un homme couche avec un autre homme comme on couche avec une femme, ils se rendent tous les deux coupables d’une action monstrueuse et doivent être mis à mort. Ils sont seuls responsables de leur mort.» (Lév. 20.13, FC)

Les partisans de l’homosexualité appliquent au moins deux sortes de raisonnements à ces passages dans la loi de Moïse. On suggère que d’autres choses qui étaient qualifiées d’«abomination» dans la loi de Moïse, telle que la consommation de certains aliments (le porc, les crevettes, etc.) n’ont jamais été condamnées par les premiers chrétiens. En fait, de nombreux commandements du livre de Lévitique ne sont plus observés par les fidèles. Pourquoi, alors, dire que l’interdiction des rapports homosexuels serait toujours en vigueur?

Cette question n’est pas bête, mais la réponse n’est pas très difficile à trouver. De nombreux passages enseignent clairement que la loi de Moïse n’est plus en vigueur (Rom. 7.1-6; 2 Cor. 3.6-11; Eph. 2.11-19; Col. 2.13-17; Héb. 7.11-14; 8.6-13; etc.) Elle a servi son but dans le plan de Dieu, celui de nous conduire à Christ (Gal. 3.23-25). Si aujourd’hui nous obéissons aux commandements de respecter nos parents, de ne pas voler ou de ne pas commettre l’adultère (ou les actes homosexuels), c’est parce que ces commandements ont été repris dans la nouvelle alliance sous laquelle nous vivons en Jésus-Christ, celui à qui toute autorité a été donnée (Matt. 28.18). D’autres lois, telles que les commandements sur les aliments impurs, n’ont pas été reprises (1 Tim. 4.1-5). Comme nous le verrons tout à l’heure, l’interdiction des rapports homosexuels fait partie des lois qui figurent dans le Nouveau Testament aussi bien que dans l’Ancien.

Un deuxième argument avancé à l’égard de ces passages en Lévitique prétend que l’intention principale de Moïse était de séparer les Juifs des Païens. Les actes homosexuels qui étaient condamnés étaient pratiqués à l’époque dans des rituels de certaines religions païennes, desquelles les Juifs voulaient se séparer. Ce n’était donc pas, nous dit-on, le côté sexuel mais l’aspect religieux qui était en vue.

Il est vrai que le peuple d’Israël devait se distinguer nettement des Païens, et il est également vrai que l’immoralité sexuelle était une partie importante des cultes idolâtres dans cette région du monde à cette époque. Mais une lecture même superficielle du contexte de chacun des deux versets cités plus haut révèle que les comportements sexuels qui y sont décrits (relations sexuelles avec un proche parent, avec une bête, avec la femme de son prochain, etc.) étaient condamnables qu’ils soient associés à l’idolâtrie ou pas.

Le Nouveau Testament

On a généralement l’impression que, par rapport à l’Ancien Testament, le Nouveau Testament insiste plus sur la foi, sur l’homme intérieur, sur la tolérance, l’humilité et l’importance ne de pas juger les autres. Il est vrai que certains Juifs du temps de Jésus étaient hypocrites et sans compassion. Ils condamnaient les autres pour les mêmes fautes qu’ils commettaient eux-mêmes, tout en se croyant justes devant Dieu sur la base de critères plutôt externes ou cérémoniels. Ils détestaient Jésus parce qu’il révélait le mal dans leurs cœurs. Malheureusement, beaucoup d’hommes aujourd’hui ignorent que Jésus, tout en insistant sur la pureté de cœur, proclamait en même temps la nécessité d’une moralité rigoureuse, y comprise en matière de sexualité (Matthieu 5.27-32; Marc 7.20-23). Tout en offrant le pardon à la femme prise en adultère, il lui dit: «Va, et ne pèche plus» (Jean 8.11). En fait, il appelait tous à la repentance comme condition de pardon (Matt. 4.17; Marc 9.43,44; Luc 13.1-5; 24.46,47); or, la repentance signifie que l’on reconnaît ses actes comme pécheurs, que l’on en est attristé, et que l’on prend la résolution ferme de s’en détourner.

Jésus chargea ses apôtres non seulement d’annoncer le pardon, mais aussi d’enseigner aux convertis à observer tout ce qu’il leur avait prescrit (Matt. 28.20). Il leur a promis, pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit, qui leur rappellerait tout ce qu’il leur avait dit et les conduirait «dans toute la vérité» (Jean 14.26; 16.13). Qu’est-ce que les apôtres ont donc enseigné sur le sujet de l’homosexualité?

«Ne savez-vous pas que ceux qui pratiquent l’injustice n’auront aucune part au royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas : il n’y aura point de part dans l’héritage de ce royaume pour les débauchés, les idolâtres, les adultères, les pervers ou les homosexuels, ni pour les voleurs, les avares, pas plus que pour les ivrognes, les calomniateurs ou les malhonnêtes. Voilà bien ce que vous étiez, certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été purifiés du péché, vous en avez été déclarés justes au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.» (1 Cor. 6.9-11, Semeur*).

Dans ce passage il est dit explicitement que ceux qui pratiquent l’homosexualité ne peuvent pas aller au ciel. Mais il est dit tout aussi clairement qu’il leur est possible de recevoir le pardon. Ce passage nous enseigne en plus que des homosexuels peuvent cesser de l’être, qu’ils peuvent (et doivent, s’ils désirent le salut,) se repentir. [Ce seul verset semble contredire l’idée de «l’orientation sexuelle» selon laquelle certains gays se disent: «Dieu m’a créé comme ça; ce n’est donc pas une faute. Il faut que je m’accepte tel que je suis et que les autres fassent autant.» L’expérience de milliers d’anciens homosexuels, y compris ceux que Paul mentionne ici, milite contre cette conception. D’ailleurs, quand bien même une personne aurait en elle des désirs dont elle ne connaît pas l’origine, cela ne voudra pas dire qu’elle peut encourager ces désirs, les traiter de «naturels» ou chercher à les satisfaire. Ceci est vrai pour les hétérosexuels aussi bien que les homosexuels. Il y a évidemment des gens qui désirent sexuellement des petits enfants; d’autres qui ont envie de commettre des actes sexuels avec des animaux; d’autres qui trouvent que le plaisir sexuel est accentué quand l’acte est accompagné de violence ou perpétré contre la volonté d’autrui (le viol). D’autres ont le fort désir de faire des rapports avec leur frère ou sœur ou même avec leur père ou mère. Est-ce que c’est Dieu qui les a créés comme cela? Bien sûr que non. Il est plutôt normal de réprimer de tels désirs. Il faut lutter et demander de l’aide à Dieu afin de se rendre maître  de ses désirs sexuels (1 Thess. 4.1-8).]

Un autre passage clair dans le Nouveau Testament se trouve en Romains 1. Ayant parlé du refus des hommes de rendre l’honneur que l’on doit à Dieu, de leur choix insensé d’adorer les images, et du fait qu’ils ont délibérément changé la vérité concernant Dieu contre le mensonge, l’apôtre inspiré continue ainsi: «Voilà pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions avilissantes : leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature. Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.» (Romains 1.26,27, Semeur).

Qu’en dit M. Helminiak? «Le terme ‘non-naturel’ que l’on trouve dans la lettre aux Romains 1.28-29 devrait être traduit par les termes «atypique» ou «non conventionnel». La Bible, si elle est lue en cohérence avec ses propres termes et contexte ne présente aucune condamnation explicite des actes homosexuels.» Non seulement cet «érudit» est malhonnête, car le mot grec utilisé par Paul, παρα ϕυσιν, signifie bien, comme il a toujours été traduit, «contre nature», mais il croit apparemment que ses lecteurs sont dépourvus d’intelligence. En effet, le contexte de ce terme en Romains 1 ne laisse aucun doute que l’on parle de l’homosexualité et que ce comportement «vil» et «honteux» est un «égarement» moral. Pourquoi l’homosexualité serait-elle qualifiée de «contre nature»? Peut-être que c’est compte tenu de la pratique de la vaste majorité des êtres humains (moins de 2% sont homosexuels), de l’anatomie des deux sexes, et du processus de la reproduction. Mais ce ne sont pas là nos arguments contre la pratique de homosexualité; nous sommes, avant tout, contraints de traiter l’homosexualité de péché parce que nous faisons confiance à la Bible comme parole de Dieu, et malgré les efforts que certains déploient pour tordre son sens, son enseignement sur ce point est absolument clair. Le bien et le mal ne sont pas déterminés par les sentiments personnels, par un vote populaire, par la décision d’un gouvernement, ou par la présence ou l’absence d’un sentiment de culpabilité; c’est la parole inspirée de notre Créateur qui a le dernier mot.

Voici encore un autre passage qui montre que l’homosexualité est un comportement que Dieu condamne: «Il faut savoir ceci: La Loi n’est pas faite pour ceux qui font le bien, mais pour les malfaiteurs et les rebelles, pour les gens qui méprisent Dieu et les pécheurs, pour ceux qui n’ont ni respect ni scrupule à l’égard de ce qui est sacré, ceux qui tueraient père et mère, les assassins, les débauchés, les homosexuels, les marchands d’esclaves, les menteurs, les gens sans parole et, d’une manière générale, pour tous ceux qui commettent des actions contraires à l’enseignement authentique que vous avez reçu.» (1 Timothée 1.9,10, Semeur).

Loin de nous l’idée que l’homosexualité est le péché le plus grave que l’on puisse commettre, mais nous ne cherchons à légitimer aucun péché. Si l’on a l’impression que les chrétiens insistent particulièrement sur celui-ci, c’est peut-être parce que les adultères, les menteurs, les pédophiles, et les hypocrites de tout genre ne sont pas dans les rues en train proclamer leur fierté d’être ce qu’ils sont et de réclamer des droits en tant que minorité qu’il ne faut jamais diffamer ou frustrer. Ce sont les gays qui répondent bien à la description de Paul en Philippiens 3.19: « ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte».

Conclusion

Soyons clairs; quelle que soit la réaction de certains lecteurs, ce que nous avons écrit ici ne représente ni la haine ni «l’homophobie». Aucun de nos propos ne devrait être interprété de manière à encourager ou justifier la violence ou l’hostilité personnelle contre une personne ou un groupe. Décrire un comportement comme étant immoral et condamnable devant Dieu n’est pas une preuve de haine. Au contraire, c’est l’amour pour Dieu, pour la vérité, et oui, pour le pécheur, qui nous pousse à dire humblement à ceux qui vivent dans le péché qu’ils ont à se repentir. L’Éternel nous dirait, comme au prophète Ézekiel: «Quand je dirai au méchant: Tu mourras! Si tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant moura dans son iniquité, et je te redemanderai son sang… Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez.» (Ézék. 3.18; 18.32).

Si vous menez une vie homosexuelle, ou si vous vous permettez simplement de regarder des personnes du même sexe pour les convoiter dans votre cœur (voir Matt. 5.28), vous avez besoin de croire en Jésus comme Fils de Dieu et comprendre que Dieu est prêt à vous pardonner. Vous devez ensuite vous repentir de tous vos péchés, y compris les péchés sexuels. Dites ouvertement que vous croyez en Jésus, et soyez baptisé pour le pardon de vos péchés. Priez Dieu régulièrement pour demander la force de surmonter la tentation. Participez aux assemblées de l’Église du Seigneur. Veillez sur vos pensées, et évitez les personnes, les activités et les lieux qui vous tentent souvent de retomber dans le mal. «Dieu est fidèle, et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces» (1 Corinthiens 10.13).

B.B.

*J’ai utilisé différentes traductions du Nouveau Testament dans ce numéro de Chemin de Vérité pour que le sens des passages cités soit claire pour tous les lecteurs. Des explications supplémentaires du sens des mots utilisés dans le grec seront quand même utiles. Dans le passage ci-haut, le terme «pervers» («effeminés» dans Louis Segond) traduit un terme employé pour décrire un homme mou, qui s’abandonne aux plaisirs sensuels, ou qui a les manières d’une femme; mais, et particulièrement dans ce contexte, le terme désignait surtout des hommes ou garçons qui se laissaient abuser homosexuellement. Le mot grec traduit ici par «homosexuels» («infâmes» dans Louis Segond, «pédérastes» dans le FC), est formé du mot αρσεν (mâle) et κοιτε (coït, accouplement, rapport sexuel). Il signifie évidemment «hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes» et était employé pour ceux qui jouent le rôle actif ou dominant. À la place de pédéraste ou homosexuel, on trouve dans plusieurs traductions le mot «infâme», qui désigne ce qui est honteux ou avilissant. Que cette manière plus discrète de désigner des actes auxquels on ne voudrait pas penser ne vous empêche pas de reconnaître de quoi parlent ces textes.